‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 27 sur 37 · LES MÉTHODES MIXTES · texte numérisé non relu

LES MÉTHODES MIXTES

Devant les inconvénients de ces deux séries de méthodes, de nombreux auteurs ont préconisé la méthode mixte qui se propose à la fois de refaire la sangle pelvienne et de fixer l'utérus par voie haute. C’est ce que lon peut appeler avec Walther « la méthode française » ; elle consiste en une colpo-périnéorraphie accompagnée d'une colporraphie antérieure et d’une hystéropexie. Réalisant toutes les indications désirées, cette opération est cependant grave et choquante ; aussi n'est-elle pas très employée.

b) Opérations dirigées contre les lésions vésico-urétrales

Comment lutter contre la ptose vésicale et urétrale ? Un nombre incalculable de méthodes ont été décrites, mais de ces méthodes, bien peu sont d'application courante. Nous allons les énumérer en insistant sur celles qui présentent quelque intérêt pratique.

Il nous a paru intéressant de les classer suivant leur mode d'action : les unes réalisent une suspension de la région urétrotrigonale en utilisant des plasties tissulaires ; d’autres utilisent du matériel de suture pour le même usage ; d’autres enfin, cherchent a relouler la vessie.

1) SUSPENSION PAR PLASTIES TISSULAIRES.

Trois procédés s’inspirent de ce principe :

a) L'opération de Franz (de Graz). — La région du sphincter est suspendue au moyen de deux lambeaux prélevés de chaque côté sur la portion antérieure du releveur de l’anus. Cette sangle, soutenant et relevant le col de la vessie, rétablit la fermeture normale du sphincter.

b) L'opération de Martius. — Faute de releveurs, Martius détache de leur loge les muscles bulbo- et ischio-caverneux, en conservant leur insertion, et les suture sur la ligne médiane sous le sphincter.

c) Opération de Goebel-Frangenheim-Stoekel. — La sangle qui suspend l’urètre est formée par les muscles pyramidaux accom-

pagnés de deux bandes d'aponévrose de la gaine antérieure des droits de l'abdomen. Cette méthode, très souvent réalisée en Allemagne, donne d'excellents résultats, car elle permet d'obtenir une suspension efficace de l'urètre, de la vessie et des tissus paravaginaux. Cependant, sa conduite est délicate et les suites opératoires sont parfois compliquées.

Page 1