‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 29 sur 37 · DJ · texte numérisé non relu

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le vagin ; elle consiste à réséquer un lambeau de muqueuse et à suturer les bords de l’avivement après les avoir mobilisés, de manière à pouvoir affronter des surlaces. La forme du lambeau est variable avec les opérateurs : on lui donne le plus souvent une lorme losangique à grand axe longitudinal. Mais le vagin n’est rétréci que dans le sens transversal, et la récidive peut se faire dans le sens longitudinal. Muret propose de suturer lavivement longitudinalement dans sa partie postérieure, transversalement dans sa moitié antérieure ; ce mode de suture en T a l'avantage de rétrécir le vagin à la fois dans le sens transversal et longitudinal.

La colporraphie antérieure suffit souvent à guérir les troubles urinaires, mais la sangle formée uniquement par la muqueuse vaginale se laisse souvent forcer à nouveau ; aussi un grand nombre de procédés cherchent à la rendre plus solide.

b) Opération de Delanglade. — Créer, au-dessous de la vessie, un plan musculo-aponévrotique, telle à été l’idée de Delanglade lorsqu’en 1902 il décrivit, à la Société Nationale de Chirurgie, la suture de la partie antérieure des releveurs.

Il fait, à un travers de doigt du méat urétral, une incision transversale de la paroi vaginale antérieure sur toute sa largeur : puis il décolle la vessie du vagin et place entre eux deux longues valves d'hystérectomie vaginale, Dans l'angle dièdre de séparation des viscères, 1l reconnaît le bord des releveurs qu'il charge sur une aiguille à pédale et rapproche par des fils de soie et de catgut. Il suture ensuite la paroi vaginale transversalement.

La difficulté réside dans ia recherche des releveurs qui sont grêles et écartés l’un de l’autre. Mais cette opération ne met pas à l'abri des récidives dont Delanglade lui-même à observé un cas sur les trois qu'il présente. C’est pourquoi cette intervention est si peu employée à l'heure actuelle, malgré son apparence séduisante.

c) La suture en bourse du fond de la vessie. — Au cours de la colporraphie, la vessie, détachée du col utérin, est refoulée en haut par une sorte de plicature, selon un procédé décrit par Saenger et Gersuny.

d) Opération de Menge. — La vessie, dégagée de ses adhérences, est repoussée en haut, et à ce niveau, les tissus voisins sont suturés transversalement d’un côté à l’autre, pour maintenir la vessie dans sa nouvelle position.

e) Opération de Marion. — Une sonde de Petzer est introduite dans l'urètre ;: son capuchon s'arrête au niveau du sphincter pour

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le localiser. Incision de la paroi vaginale antérieure et exposition de la région urétro-cervicale. Immédiatement en avant du pavillon de la sonde, un fil en U prend les tissus de chaque côté du col vésical : d’autres fils sont placés en avant du premier de manière à resserrer l’urètre.

Ï) Procédé de Mayer. — Injection dans le tissu péri-urétral et spécialement dans la région du sphincter, de graisse humaine liquide et aseptique. La graisse non résorbée formerait un support au sphincter.

g) Enfin, on peut aussi faire entrer dans cette catégorie l'opération de Wertheim-Shauta, dans laquelle utérus joue le rôle d’une pelote qui refoule dans la profondeur la vessie et Purètre.

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