HENR[ IV ET LOUIS XII
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La pastorale de Guarini, connue sous le titre de Pastor fido, avait l'ourni le sujet d’un concours ouvert par le roi Henri IV entre les
peintres en réputation. Laurent Guvot l’emporta sur ses rivaux et, à la suite de ce succès, fut appelé à fournir des modèles où le paysage occupe la place principale. Les bergers et les moutons ne
La morl des enfants de Niobc, d'après Toussaint Du Breuil.
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LA MANUFACTURE DES GOBELÎNS
jiaraisst'iit ici (luecoinme des accessoires assez insignifiants. Aussi avons-nous eu quel([ue difficnUé à retrouver certains écliantillons de cette suite, et il a fallu une circonstance fortuite pour nous permettre (ridentiliei- un spécimen de la tenture du Paslor fido. Il se trouvait dans l’iiahitation de l’ancien roi d’Espagne, dom François (l’Assise, à Epinay.
Cjue de prix auraient pour nous ces huit sujets de VHistoirc de France énumérés dans l’inventaire de 1627 : le sii'ge de Tunis par saint Louis, le ba[)tême de Clovis, Charlemagne à Pampelune, la bataille de Marignan, etc. ! Nous n’en connaissons l’existence que par le document qui nous a révélé tant de détails ignorés, et cependant celte tenture histoi i(jue fut plusieurs fois recopiée aux Gobelins. Nous ne sommes guère mieux renseignés sur Y Histoire du roi François, (Ml huit jiièces. Quels événements le peintre avait-il retracés? Notre inventaire se contente de signaler la tenture, sans préciser les sujets.
A V Histoire de Constantin e?,{ échue un meilleur sort; mais aussi, son illustre origine la défendait contre l’indilférence, cause de la ruine de tant de précieux monuments. Les modèles de Constantin avaient été fournis par Rubens et les esquisses du maître sont explicitement mentionnées dans l’inventaire notarié : « Douze petits dessins peints en huille sur des planches de bois, de la main de Pierre-Paul Rubens, représentant l’Histoire de Constantin. » Maintes fois répétées, les scènes de Constantin existent encore à plusieurs ex(Muplaires dans les magasins du garde-meuble national. La hère allure du dessin révèle leur glorieux auteur : mais ces personnages de taille démesurée conviennent peu à nos appartements exigus. 11 l(Mir faut d(^ vastes galeries ou le plein air.
\j’ Histoire de Ihéaycne et Cariclêe, du dessin d’Ambroise Dubois, (Ml huit pii'ces, reproduisait probablement les scènes peintes dans les salles du cbàt('au de Fontainebleau. Enfin, l’inventaire mentionne plusi(Mirs suiti's de menues v(M'dures et de paysages formant huit piiMM's ; c’est le nombj-e consacré pour une tenture ordinaire.
L’ateli(M‘ du faubourg Saint-Marcel se trouva en possession, on le voit, d(‘ modides nombreux et variés. 11 lui en fallait beaucoup pour fournir au travail des cin(|uanle et qu(d(jues métiers disséminés dans les l()cau.\ de la maïud'aclure et b‘S bouliiiues de la rue des Gobe-