I. T. I, p. 83, pl. 15, '2' édit
fréquemment employées par les ealligraphes du un'; elles sont encore de mode au \i\ . Même en plein xvie siècle, ces onciales de fantaisie se retrouvent dans beaucoup de manuscrits où elles n'ont perdu que leurs agréments à la plume.
ELEES fréquemment il ces alphabets, je trouve une certaine quantité de lettres qui me rappellent une habitude de la calligraphie carlovingienne; je veux parler des I) qui, avec un S enferme dans leurpanse, composent les abréviations des mots Dominut el Deut par lesquels débutent un assez grand nombre de psaumes. La lettre incluse, si fort de mode
au ix" siècle, est si délaissée au xiT, qui cependant a >,k l ilie beaucoup il la bréviotypie, que je devais signaler sa réapparition momentanée.
Dans le même ordre d'idées et aussi comme touvenird une ornementation déjà devenue archaïque, je signale ces points d< couleurs dont les lettres liligranées ./ et /. de ma Planche 5 -oui accompagnées sur un de leurs côtes. Aux siècles précédents, ces points étaient des pois multicolores et souvent fort gros qui enveloppaient la majuscule tout entière de leur inélégant réseau et la rendaient massive. Ici, ce souvenir du x* siècle et du style appel» anglo-saxon par des archéologues trop peu sobres de classifications, n'affecte pal la même exagération et a besoin d'être dénoncé pour s'a|>ercevoir. (l'est une mode qui agonise dans l'oubli.
Quant aux pages manuscrites qui composent \'()rdo ou calendrier el appartiennent, je l'ai dit, à une plume du x i vr siècle, si j'en parle, ce ne sera pas au point de rue spécial de cette étude, car elles n'offrent comme illustration rien qui arrête l'attention, mais pour y signaler deux curiosités bibliographiques.
Au calendrier, c'est la présence, en tète de la nomenclature des dates et solennités mensuelles, de ces vers alexandrins qui mentionnent les deux jours dont il faut redoutai l'influence adverse dans le cours de chaque mois. J'ai publié, dans le second volume de mon étude sur les Manuscrits de la Bibliothèque de Laon une série de douze vers >ui ces jours fâcheux que le moyen âge superstitieux redoutait sous des noms multiples