‹ Les manuscrits a peintures de la bibliothèque de Sir Thomas Phillipps a CheltenhamChapitre 21 sur 24 · LXXV · texte numérisé non relu

LXXV

Histoires chaldèennes de Berose, traduction française du commencement du xvie siècle (n° 427).

1. Baron d’Hannoncelles, Metz ancien , ouvrage édité par M. Tardif de Moidrey. Metz, 1856, 2 vol. in-fol. ; II, p. 262.

2. Voir aussi, sur ce manuscrit, dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France de 1888, le compte rendu d’une communication faite à la séance du 26 décembre.

DE LA BIBLIOTHEQUE DE CHELTENBAM

J’ai dit que cet exemplaire était l’exemplaire de dédicace offert à Anne de Graville, fille de l’amiral de France Louis Malet de Graville. La signature de cette dame, accompagnée d’une date, se trouve sur le verso du premier feuillet de garde : Anne de Graville, Ve XVIII.

Au recto du même feuillet, on lit cette note tracée d’une écriture courante du xvie siècle, qui paraît bien être celle d’une femme : « Mémoire que je me souvienne de ce qui m’avint le samedy, huitième novambre, lissant dedans mon lit à Annet. »

Le texte se termine par cet explicit : « Gy finist le livre d’amour, lequel a voulu estre ainsy nommé parce que amour ha induyt Facteur et commandé le faire. »

L’intention marquée dans ce passage se trouve également accentuée dans une miniature à pleine page placée en tête du manuscrit. Cette miniature figure la présentation du livre. Anne Malet de Graville le reçoit, assise sur une chaise à haut dossier, ayant ses femmes debout derrière elle ; mais ce n’est pas, comme dans les miniatures du même type, l’auteur en personne qui le lui offre ; c’est une main qui sort d’un nuage et que guide un amour. Pour que l’allégorie soit bien claire, auprès du petit dieu, le miniaturiste a écrit en lettres d’or le mot : Amour. Près de la bouche de la demoiselle, une banderole porte sa devise : J’en garde un leal, anagramme de son nom : Anne de Graville. Plus à gauche est une autre banderole avec les mots : Non plus. Enfin, au bas de la page, sont peintes les armes de Malet : de gueules à trois fermaux d’or, avec cette troisième devise :

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