‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 194 sur 272 · LIVRE X. — Chap. i. — fol. 427. — H. o",23o · texte numérisé non relu

LIVRE X. — Chap. i. — fol. 427. — H. o",23o

Xo", 1 84. — La Trinité. Les chrétiens et les païens. — ( Planche LXXXII I.) Copie en une seule peinture des deux registres supérieurs du Ms. 18. Il n’y a que deuxanges musiciens. Les chrétiens et les païens ne sont pas nommés. Il y a écrit exibendus.

— Chap. 2. — fol. 429 v°. — Prédication de saint Jean-Baptiste.

Chap. 3. — fol. 43o v°. — Les platoniciens discutent sur le culte à rendre à Dieu.

— Chap. 4. — fol. 43o v°. — Abel et Caïn. Sacrifice d’agneaux au Seigneur.

— Chap. 5. — fol. 432. — David à genoux parle des sacrifices.

Chap. 6. — fol. 433. — Le vrai sacrifice; confession et messe.

Chap. 7. — fol. 434. — Des hommes adorent des anges, qui leur désignent le Seigneur. Charmant paysage.

Chap. 8. — fol. 434v°. — Abraham; Loth et, derrière lui, sa femme changée en statue de sel.

— Chap. 9. — fol. 435 v°. — Porphyre et Plotin discutent sur l’essence des diables.

— Chap. 10. — fol. 437 v° . — Porphire et l’invocation des diables.

r Chap. 11. — fol. 43p. — Porphire remet à l’Egyptien Nebont (Anébon) une lettre sur les diables.

Chap. 12. — fol. 44 1 v°. — Miracles. Morts ressuscités.

Chap. i3. — fol. 442. — Le Seigneur remet à Moïse les tables de la Loi; plus bas, danses autour du veau d’or.

— Chap. 14. — fol. 443. — 2 registres. Le Seigneur dispense les biens de la terre. Il donne aux rois leurs couronnes.

Chap. i5. — fol. 443 v°. — Le Seigneur, les anges et les demandes des hommes.

— Chap. 16. — fol. 444. — Tarquinus Priscus, le serpent d’Epidaure, Bérécynthie sur le Tibre et sacrifices aux anges.

— Chap. 17. — fol. 447- — Entrée de l’Arche du témoignage dans Jérusalem.

— Chap. 18. — fol. 448 v°. — Jésus-Christ enseigne le peuple. Des saints écrivent ses préceptes.

— Chap. 19. — fol. 449- — Saint Paul et saint Barnabé rendent la santé à un malade.

— Chap. 20. — fol. 45o. — Sacrifice de la messe.

— Chap. 21. — fol. 45o v°. — Martyrs, diables et, en haut, le Seigneur.

— Chap. 22. — fol. 4^2 v°. — Fides chasse les diables pendant que des hommes agenouillés adorent le Christ et le Seigneur.

— Chap. 23. — fol. 4^2 v°. — Au-dessus d’une jolie rivière, des âmes s’élèvent vers la Trinité.

— Chap. 24. — fol. 453 v°. — Le Christ donne la communion aux apôtres.

Chap. 25. — fol. 454- — David est agenouillé devant le Christ.

— Chap. 26. — fol. 455 v°. — Erreurs de Porphyre. — (. Planche LXXXVIII, a.) Porphyre et trois autres philosophes néoplatoniciens tiennent à la main

LA

CITÉ

DE

DIEU

des manuscrits ouverts. Ils interprètent les textes en regardant en l’air trois anges et deux démons qui voltigent au-dessus d’eux. Porphyre parle du rôle médiateur des anges et de la puissance contraire des démons. Il y a écrit eor sur le bas de la robe d’un des interlocuteurs. Celui-ci a une tête caractéristique que nous retrouvons dans la miniature du fol. 242 v° du second volume.

— Chap. 27. — fol. 456 v°. — Porphire réfuté par S. Augustinus; Sibille à genoux tenant un livre. Le Christ et des anges.

— Chap. 28. — fol. 458 v°. — Aveuglement de Porphire que réfute S. Augustinus devant un auditoire.

— Chap. 29. — fol. 459 v°. — Nativité.

— Chap. 3o. — fol. 462. — Pitagoras, à cheval, au siège de Troie, enseigne que les âmes des hommes retournent dans les bêtes.

— Chap. 3i. — fol. 463 v”. — Platon assiste à des offrandes que des hommes élèvent vers le Seigneur.

— Chap. 32. — fol. 464 v#. — Jésus-Christ baptise les hommes et les âmes remontent vers le Créateur.

Tome II (Manuscrit de Nantes). — Prologue. — fol. 1 . — H. om,22oXom,i8o. — Raoul de Praelles lisant sa traduction. — {Planche LXXXIX.) Copie de la peinture correspondante du Ms. franç. ig de la Bibl. Nat. L’artiste a modifié un peu l’architecture de la salle et a représenté l’édifice avec son toit, afin de pouvoir figurer dans le ciel la Trinité et les Élus, dont l’assemblée symbolise la Cité céleste. Les paroles prononcées par Raoul de Praelles sont omises. Les frottements qu’a subis cette miniature l'ont endommagée en maints endroits.

LIVRE XI1. — Chap. 1. — fol. 3. — H. om,23o Xom,i85. — Saint Augustin et la Création. — {Planche XC.) Copie exacte du Ms. 19. Le peintre a ajouté l’acolyte de saint Augustin et supprimé le nom du saint. Il y a lictere au lieu de littere.

— Chap. 2. — fol. 4- — Le Seigneur, le Christ et Fides avec six pèlerins.

— Chap. 3. — fol. 5. — Le Seigneur et les quatre Évangélistes avec leurs attributs.

— Chap. 4- — fol. 5 v°. — Le Seigneur. Trois docteurs discutent sur la Création au milieu de poissons et d’animaux.

— Chap. 5. — fol. 6 v°. — Le Seigneur. Saint Augustin et trois docteurs, dont Epicurus, discutent sur la création du globe.

— Chap. 6. — fol. 7 v°. — Le Seigneur. Adam et Eve et des animaux.

— Chap. 7. — fol. 8. — Le Seigneur. Le globe mondial selon les jours successifs.

— Chap. 8. — fol. 8 v°. — Des fidèles au pied de l’autel du Seigneur.

— Chap. 9. — Cette miniature a été arrachée avec son feuillet. La réclame du fol. 8 v° ne coïncide pas, en effet, avec le premier mot du fol. 9. La peinture devait représenter la condition des anges.

— Chap. 10. — fol. 9 v°. — Les anges ont été créés en même temps que la lumière. — {Planche C, a.) En haut, la Sainte Trinité, sous les traits de Dieu le Père en vieillard, Dieu le Fils en jeune homme et du Saint- Esprit en colombe. Le Père tient le globe de la main gauche, et le Christ, la croix de la main droite. Tous deux, coiffés de la tiare et du nimbe crucifère, ont une main sur le Livre Saint, grand ouvert. Ils sont enveloppés des plis du même manteau. On aperçoit la troupe des Chérubins. Au-dessous, à gauche, quatre bons anges, baignés de lumière céleste, s’élancent vers le ciel, joignant les mains avec béatitude, tandis que trois mauvais anges, dans la pénombre, sont précipités dans l’espace. Ils vont devenir dans la cavité souterraine les démons qui forment le royaume de Satan.

— Chap. 11. — fol. 10 v°. — Le Ciel; les mauvais esprits descendant sur la terre.

— Chap. 12. — fol. 11 v°. — Le Paradis terrestre et les justes en prière.

— Chap. i3. — fol. 12. — Le Seigneur. L’esprit du mal et la tentation.

— Chap. 14. — fol. i3. — David et l’esprit du mal.

— Chap. i5. — fol. i3 v°. — Satan, figuré en prince de Babylone, culbute de son trône devant trois docteurs. On lit sur le dais les lettres : Enaos. Aprilu.

— Chap. 16. — fol. 14. — Le Seigneur. Groupe des deux sexes et animaux.

— Chap. 17. — Cette miniature a été arrachée. Elle devait représenter la beauté de l’Univers.

— Chap. 18. — Il en est de même de celle-ci. Elle devait faire ressortir que la maladie n’est pas naturelle.

— Chap. 19. — fol. i5. — Le Seigneur, Moïse et un docteur.

— Chap. 20. — fol. i5 v°. — Le Seigneur et deux groupes dans un paysage.

— Chap. 21. — fol. 16. — Le Seigneur. La Création.

— Chap. 22. — fol. 17. — Le Seigneur. Trois docteurs discutent sur la Création. L’un porte sur sa robe ces lettres : Eopsi.

— Chap. 23. — fol. 17 v°. — Origène et six cadavres.

— Chap. 24. — fol. 18 v°. — La Trinité; saint Augustin prêchant devant un auditoire.

— Chap. 25. — fol. 19 v° — Trois docteurs discutent sur la valeur du nombre trois en philosophie.

1. Dans ce livre et dans les suivants, consacrés aux questions les plus épineuses et les plus arides de la théologie chrétienne, l’artiste a donné la mesure de son génie inventif. Privé des explications de Raoul de Praelles, qui a prudemment évité, comme il l’avait annoncé, d’ajouter des commentaires aux opinions de saint Augustin, il a su trouver pour chaque chapitre une représentation plastique qui varie à l’infini. En général, il y a, dans chacun de ces tableaux, en haut, le Seigneur ou la Trinité, sur le devant, saint Augustin et ses interlocuteurs, saints ou docteurs; au second plan, le sujet figuré de leur discussion, et, tout au fond, un paysage, souvent une ville, baignée par une rivière. Les légendes sont toujours en latin.

— Chap. 26. — fol. 20. — Quatre docteurs argumentent sur la Trinité. On lit ces mots : Nobli.

— Chap. 27. — fol. 21. — Danse de six personnes, aux sons d’un tambourin, en présence de la Mort.

— Chap. 28. — fol. 22. — Prières, mortifications, adoration devant le Seigneur.

— Chap. 29. — fol. 23. — S. Augustinus disserte avec deux docteurs sur les anges.

— Chap. 3o. — fol. 23 v°. — S. Augustinus discute avec deux docteurs sur le nombre 6.

— Chap. 3i. — fol. 24 v°. — Saint Augustin disserte sur les nombres avec quatre docteurs.

— Chap. 32. — fol. 27. — Même sujet. Les personnages sont assis sur des bancs devant des pupitres.

— Chap. 33. — fol. 28. — Des anges et des diables s’emploient près des créatures.

— Chap. 34. — fol. 29. — Origène discute avec saint Augustin sur aer, ignis et terra.

LIVRE XII. — Chap. 1. — fol. 3i. — H.om,23o Xom,i85. — Saint Augustin discute sur la Création avec des philosophes. — ( Planche XCI.) Répétition du Ms. 19 avec quelques modifications. L’artiste a séparé la scène en deux tableaux. En haut, dans un paysage limité au fond par les monuments d’une ville, il exhorte trois seigneurs et une dame à bénir les œuvres de Dieu. La campagne autour d’eux est peuplée d’animaux divers. En-dessous, la scène des philosophes, dans une salle dont une partie est à plafond bas. Saint Augustin est à gauche et les philosophes, au nombre de cinq, sont à droite. Les paroles sont les mêmes, et elles sont répétées sur le pourtour du dais, en forme de cloche, qui est suspendu au-dessus du saint évêque. Le deuxième philosophe a sur son bonnet ces lettres inscrites : Ucor.

— Chap. 2. — fol. 32. — Moïse, saint Jean, saint Augustin et un Manichéen dissertent sur l’essence de Dieu.

— Chap. 3. — fol. 32 v°. — David parle des iniquités des hommes.

— Chap. 4- — fol. 33 v°. — Beauté de l'œuvre de Dieu. — ( Planche C, c.) Saint Augustin exhorte les fidèles à ne pas dénigrer l’œuvre du Créateur, et fait ressortir que les choses sont belles en elles-mêmes quoique l’usage que nous en faisons puisse les rendre nuisibles. Ce petit tableau est plein d'animation. En haut, deux nacelles flottent sur les eaux de la mer. Dans l’une, deux pêcheurs ramènent avec effort leur filet chargé de poissons. Dans l’autre, deux misérables font périr leur victime dans les flots.

Plus bas, deux personnages admirent l’éclatante lumière du soleil, tandis qu’un malfaiteur ou un mauvais débiteur est exposé nu et les bras liés derrière le

dos à l’éclat aveuglant de l’astre du jour. Un docteur dans une chaire, s’écrie : Omnis creatura Dei bona est, sed peccatum nocet et, à gauche, saint Augustin réplique : Oculis egris odiosa lux que puris est ama-

BILIS.

Au-dessous, dans un préau dallé, le peintre a voulu représenter combien le feu pouvait être utile ou néfaste. Un forgeron, près de sa forge allumée, façonne avec un marteau, un morceau de métal incandescent. Plus en avant, un cuisinier, tenant une cuiller à la main, tourne une broche et fait rôtir du gibier et de la volaille à un brasier qu’attise un compagnon, qui se garantit de l’ardeur du feu par un geste plein de naturel. A droite, un bourreau fait périr dans les flammes un homme nu attaché à un brasier. Que d’observation, que de mouvement dans ce petit tableau de quelques centimètres carrés !

— Chap. 5. — fol. 34. — Le roi David disserte avec un docteur sur l’œuvre de Dieu.

— Chap. 6. — fol. 34 v°. — Saint Augustin converse avec trois docteurs, sur les bons et les mauvais anges.

— Chap. 7. — fol. 36. — Puis, il parle des causes efficientes.

— Chap. 8. — fol. 36 v°. — Cause efficiente de la mauvaise volonté. — {Planche C, b.) Saint Augustin déclare qu’elle n’est pas positive, mais négative’. Nous sommes dans le réfectoire d’un couvent. La double fenêtre du fond, restée ouverte, laisse apercevoir une ville et ses donjons. Deux moines prennent leur repas, tandis que d’autres discutent entre eux sur la volonté bonne ou mauvaise. Un docteur, en chaire, dit : Peccatum est voluntas retinendi vel consequendi quod justicia vetat. Un autre : Omnis creatura Dei bona est. Un troisième : Sola voluntas homini mala. Saint Augustin conclut : Omnis Humana perversitas est uti fruendo et frui utendo. On lit sur une corniche : Veni sancte spiritus....

— Chap. 9. — fol. 37. — Saint Augustin disserte sur la bonne volonté.

— Chap. 10. — fol. 38 v°. — 2 registres. Alexandre, Platon et Solon. — S. Augustinus et deux docteurs.

— Chap. 11. — fol. 39 v°. — Le monde éternel ou le monde innombrable. — ( Planche C , d.) Saint Augustin rappelle les idées des anciens philosophes qui croyaient que le monde était éternellement renaissant ou innombrable. L’artiste a rassemblé son sujet dans six petits médaillons minuscules. A droite, les philosophes s’expriment ainsi : Oppinio Antiquorum PHILOSOPHORUM PONENCIUM PLURES MUNDOS. Puis les

étapes de la vie : Une femme dans un lit vient d’accoucher de deux jumeaux à qui deux servantes prodiguent les premiers soins; des enfants jouent’ sur la terrasse

1 . Voici l’un des précédents de la fameuse maxime scolastique souvent citée et approuvée par Leibnitz, dans ses Essais de Théodicée : « Malum causam habet, non efficientem, sed deficientem ».

2. Ces enfants jouent au billarl de terre , analogue à notre croquet. Ce billart était un bâton gros et court, recourbe, parfois en façon de crosse, dont on se servait pour pousser les billes ou billettes vers un but précis et par une série de passages déterminés. Voir : Simeon Luce, La France pendant ia guerre de Cent Ans, Paris, Hachette, 1890, chapitre sur

LA CITÉ DE DIEU. [c. 1478]

d’un château que deux ouvriers sont en train de construire; la mort frappe les hommes et les animaux. En dessous, saint Augustin avec des docteurs disserte sur ces questions dans un charmant paysage, où une rivière, qui semble déborder dans la campagne, inonde une ville et baigne les flancs d’une colline. A gauche un château est la proie des flammes. L'évêque dit : Abluvionibus et incendiis dissipatur mundus.

— Cliap. 12. — fol. 4o. — Discussion sur la création tardive de l’homme.

— Chap. i3. — fol. 4i. — David, saint Paul et saint Augustin dissertent avec deux philosophes sur les siècles passés.

— Chap. 14. — fol. 42. — Dissertation entre David, saint Augustin et un docteur.

— Chap. i5. — fol. 42 v°. — Saint Paul, saint Augustin et trois docteurs.

— Chap. 16. — fol. 44 v°. — Sur les temps éternels. — ( Planche CI , a.) Dieu le Père, en robe rose rehaussée d’or, dans les nuées rayonnantes, semble disposer, sur des bancs à dossiers droits, des coussins destinés aux élus, afin de leur assurer le repos éternel. Il a l’attitude humanisée du bourgeois rangé que signale M. Henry Martin dans une des miniatures des Heures d'Etienne Chevalier de Jehan Fouquet1. Au-dessous, saint Augustin est en chaire. Il parle en plein air à un auditoire de six hommes et de trois femmes portant les habits du xve siècle; celles-ci sont délicieuses de grâce, de réserve et de maintien. Le prédicateur dit : Deus ab eterno et ante secula pre-

PARAVIT GAUDIA PARADISI HIIS QUI IN SUO TEMPORE CREDI- TURI ERANT IN EUM*.

— Chap. 17. — fol. 45. — Saint Paul, saint Augustin et des docteurs discutent sur la Création.

— Chap. 18. — fol. 46- — Platon, David et S. Mathieu discutent sur les choses infinies.

— Chap. 19. — fol. 47- — Moïse et trois docteurs envisagent le cours des siècles3.

— Chap. 20. — fol. 47 v°. — S. Grégoire et S. Thomas d’Aquin discutent sur Error Origenis touchant les âmes qui vont au ciel et en reviennent.

— Chap. 21. — fol. 49 v°. — Création de la femme, avec saint Augustin et trois docteurs.

— Chap. 22. — fol. 5o. — Saint Augustin parle de la prescience de Dieu sur le péché.

— Chap. 23. — fol. 5o v°. — La Trinité, Memoria, Voluptas, Diligentia, un cadavre et Moïse.

— Chap. 24. — fol. 5i. — Le Seigneur. Saint Augustin et des fidèles; des docteurs et des païens.

— Chap. 25. — fol. 5i v°. — Ouvriers occupés à des travaux de tous genres. Dissertation de saint Paul.

— Chap. 26. — fol. 52 v°. — Saint Augustin réfute

Error platonitorum, qui disent que les anges ont créé les hommes.

— Chap. 27. — fol. 53 v°. — Saint Augustin parle de la construction de Civitas Jérusalem et de Civitas Babylonis.

LIVRE XIII. — Chap. i. — fol. 55. — H. om,23o Xom,i85. — La Tentation. Saint Paul et la Mort. — ( Planche XCII.) Copie de la miniature correspondante du Ms. 19. Le Paradis est clos par un mur rosé; une porte monumentale donne accès dans la campagne dont on voit le paysage dans le lointain. La fontaine gothique présente une vasque qui se déverse dans un ruisseau passant sous les murs. Saint Paul et la Mort sont en dehors de l’enceinte. La Mort est représentée par un squelette noir, debout, à l’attitude arrogante, à moitié enveloppé dans un linceul blanc et tenant de sa main droite trois javelots et de l’autre un aiguillon. Saint Paul est vêtu d’une robe bleue et d’un manteau rouge.

— Chap. 2. — fol. 55 v°. — Saint Augustin parle de la mort et de l’âme immortelle.

— Chap. 3. — fol. 56. — Saint Paul explique l’apparition de la Mort.

— Chap. 4- — fol. 56 v°. — La mort est la peine du péché. Singulier accouchement d’une femme, tel que nous l’avons vu plus haut.

— Chap. 5. — fol. 58. — Saint Paul et saint Augustin parlent de la mort.

— Chap. 6. — fol. 58 v°. — La mort sépare l’âme du corps. Scène de martyrs.

— Chap. 7. — fol. 5g. — La mort et la régénération du baptême.

— Chap. 8. — fol. 59 v°. — La mort des martyrs.

— Chap. 9. — fol. 60. — La mort d’un malade et le moment de la séparation de l'âme et du corps.

— Chap. 10. — fol. 60 v°. — La vie est le commencement de la mort. — {Planche CI , c.) Saint Augustin explique que l’homme, aussitôt qu’il naît, est mourant, en ce sens qu’il s’achemine vers la mort, laquelle le suit jusqu’au moment où elle doit le frapper. C’est cette pensée, pleine d’angoisse, que le peintre a interprétée, en nous montrant des hommes déjà trépassés et d’autres, trois hommes et une femme, en robe blanche, surtout rose et capuchon noir, suivis de la Mort qui va trancher leurs jours. Celle-ci, trois fois figurée, est jaunâtre, drapée dans un linceul blanc, et armée de javelots rouges. Chaton, portant une robe violette de docteur, assiste à cette scène et dit : Quocumque ieris, mors sequitur corporis umbram.

— Chap. 11. — fol. 61. — 2 registres. Dissertation sur la vie et sur la mort.

— Chap. 12. — fol. 62 v". — Jolie scène repré-

Les jeux et divertissements populaires au XIVe siècle ; Jusserand, Sports et jeux d'exercice dans l'ancienne France , Paris, Plon, 1901 ; Franklin, Diction, des Arts et Métiers à l'article Billardier ; H. -R. D'Allemagne, Sports et jeux d'adresse , Paris, Hachette, in-4°, s. d.

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