‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 223 sur 272 · I Cor., VIII · texte numérisé non relu

I Cor., VIII

6. Apocalypsis , XIX, 10, et XXII, g : « Et cccidi ante pedes ejus ut adorarem eum et dicit mihi : vide ne receris; conservus tuus sum et fratrum tuorum ».

LA

CITÉ

cohortes célestes. Plus bas, au centre de la peinture, la terre, séparée des eaux, nous dévoile l’existence des premiers hommes : le Paradis terrestre et l’arbre du Mal, les soins donnés par Ève à ses deux enfants, tandis qu’Adam bêche le sol, le meurtre d’Abel par Caïn, l’édification de la première ville, l’existence fugitive et solitaire de Caïn parmi les bêtes féroces et les diables qui l’assaillent, enfin sa mise à mort par Lameth'.

Dans la bordure de droite, le Paradis terrestre avec une fontaine et des animaux. Le Créateur fait émerger la femme des flancs d’Adam, endormi à terre. Dans celle de gauche, un fou, avec son habit à grelots, son bonnet et sa marotte, dit, en montrant le Seigneur à une troupe d’hommes qui affectent un effroi respectueux : Inimici Domini mentiti sunt ei ’.

En bas, la scène des philosophes, distribuée autrement que dans le manuscrit de Gaucourt. Us disent : Vel plures sunt muhdi, vel unus est eternus, mais les deux derniers mots sont omis. Saint Augustin leur répond : Non plures sunt mundi, nec fue-

RUNT, SED UNUS EST EX DEO IN TEMPORE CREATUS. A droite

le saint Evêque commente la Bible devant les docteurs. Il se résume ainsi : Bénédicité omnia opéra domini domino. Enfin, dans la grande initiale, on aperçoit saint Augustin déployant une banderole qui contient ces mots : Mundum ex tempore creatum a deo.

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