‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 70 sur 272 · VOIR PLANCHE XXXV · texte numérisé non relu

VOIR PLANCHE XXXV

Description générale. — Un vol. in-fol. Magnifique vélin. Dimension des ff. :

H. om,385 X om,265. Justification : om,255 x om,i55. Longues lignes : 37 à la page.

Il contient les vingt-deux livres du traité, précédés du chap. xliii du Liv. II des Retractationes et comprend 6 ff. blancs désignés A-F, 422 numérotés à l’encre rouge et 4 blancs désignés G-K. Le fol. 1 commence par : « Gloriosissimam », le fol. 3 par :

« perverso ut sempiternis » et le fol. par : « non facietis ».

1. On peut se demander si Giacomo, enlumineur, est aussi l’auteur de la vue de Rome.

Collation. — Cahiers de 10 ff., avec réclames.

Reliure. — Belle reliure en maroquin bleu, décorée à fers spéciaux avec le chiffre S. G. aux angles, signée : D'après une reliure du temps par J. Weber , 1878. Tranches dorées rognées. Sur le dos : B. Aurelii Augustini | de | Civitate dei | Lirri XXII | Ms. MCCCCLIX.

Ecriture. — Très belle écriture italienne du xve siècle. Au fol. 1, on lit, en haut, de la main des bibliothécaires, la mention des anciens numéros : G. 2. Ex libris S. Genouefae Parisiensis et en bas : 41. Ex libris Sanctae Genovefae parisiensis 1753. Le fol. 2, commencement du traité, est écrit en lettres d’or. Titre courant en chiffres romains rouges. Les tables et les en-têtes des livres et des chapitres sont rubriqués. Les noms propres sont répétés en marge à l’encre rouge dans les cinq premiers livres. Notes marginales.

Au fol. 422 v", d’une écriture du xv" siècle, en caractères semblables à ceux de tout le traité, tracés avec une encre rosée qui a servi pour les rubriques, on lit' : . Finitum hoc opus Anno domini M°CCCC"LIX° die XI mensis octobris, per Reverendi in christo patris et domini domini Nicolai de Forteghueris, de Pistorio, episcopi Theanensis ac sanctissimi domini nostri pape Pii secundi thesaurarii librarium et familiarem domesticum Jobannem Gobellini de de (sic) Lins, Clericum Treverensis diocesis, Mantuac in dicta est . .

Voilà donc le nom du copiste : Jean Gobelin de l.inz, clerc du diocèse de Trêves, librarius et familians domeslicus de Nicolas de Fortiguerra, évêque de Teano, trésorier de Pie II.

C est le même Gobel, Gobel, Gobelin, Gobellinus, mort en 1464, qui, par ordre de Pie II, dont il devint le secrétaire, exécuta ce beau manuscrit des vingt-deux livres des Commentana , n” 147 de la Ribliothèque Corsinienne de Rome, dont l’écriture est identique. On y lit au dernier fol. cette note : Dim Pio secundo Pont, rnlente , Johannes Gobellini de Lins , vie anus Soutien ., Coloniensis dioc ., hoc opus anno Domini MCCCCLXIV diemensis Junii excripsi foeliciter* .

Initiales. — Belles initiales en or sur fond bleu avec entrelacs blancs courant en bordure dans la marge et remplis de petites feuilles blanches se détachant sur des fonds rouges et verts.

La grande initiale G, du commencement du traité, au fol. 2 (PI. XXXV), est sur fond d’or avec nœuds bleus dans les coins. Elle est composée d’un feuillage vert à fruits rouges. L intérieur est historié d’une charmante peinture, représentant, dans sa cellule à parois rouges, saint Augustin, mitré en blanc avec la dalmatique bleue et le fermoir d or. 11 écrit son traité sur un rouleau placé sur un pupitre violet. La figure est dessinée au trait noir et coloriée en rouge brique avec la barbe blanche qui apparaît dans ses moindres détails. Une fenêtre bilobée laisse voir le ciel bleu.

Les petites initiales, en tête des chapitres, sont de même facture, mais plus simples.

Bordures. En dehors des initiales, dont les entrelacs figurent dans la marge, nous ne trouvons que deux bordures proprement dites, celle du fol. 1, au chapitre des

1. Pour ce manuscrit, consulter : A. Ghoffuoy, Une nue inédite de Rome en igS9, article paru, avec une mauvaise reproduction de la miniature, dans les Mélanges de Rossi, supplément aux Mélange, dé archéologie et d'histoire publiés par l'Ecole française de Rome, lom. XII, Paris, Thorin ; Rome, Spithôver, 1892, pp. 36i-38i. M. Edmobd Wbsdet, dans son Histoire du liore en France (1861), cite ce manuscrit comme un des plus beaux de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, p. 1 1 5 et parle de la vénération des artistes italiens pour le fameux livre de la Cité de Dieu de saint Augustin, p. 1 1 1 .

2. Voir MoLiNiF.n : Sources de l'Histoire de France, n° 4,04-

LA

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