‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 20 sur 354 · Ce livre a été écrit en · texte numérisé non relu

Ce livre a été écrit en

2. Confess Liv. XIV, chap. æxv. Voir la jolie miniature qui décore le fol. 108 du ms. de la Cite de Dieu conservé à Nantes.

3. M. Mäle, dans son beau livre, L'Art Religieur du xr11° siècle, dit page 167: « Une phrase de la Cité de Dieu pourrait servir d'épigraphe à tous les travaux d'exégèse de saint Augustin : L'Ancien Testament n'est pas autre chose que

le Nouveau couvert d'un voile et le Nouveau n'est pas autre chose que l'Ancien dévoilé. » 4. Ce livre a été écrit vers 426

Abraham jusqu'à la fin du monde. Il montre que le monothéisme était, chez les Juifs, antérieur au polythéisme des Romains. « Sa narration, déjà passablement dépourvue « d'ordre et de liaison, se trouve coupée par diverses digressions sur les sujets les plus « hétérogènes’ », tels que l’origine d'Athènes et de son aréopage, les métamorphoses mythologiques, l’apothéose de Diomède, etc. Il rentre dans son sujet avec la sibylle d'Erythra, et c’est à propos de cette dernière, qu'il examine toutes les prophéties d'Isaie et autres, touchant Jésus-Christ et son Eglise.

LIVRE XIX. — Dans ce livre, qui commence la dernière section de la seconde partie, laquelle a trait à la fin des deux cités, saint Augustin parle de la félicité et du souverain bien. Il fait remarquer que la philosophie ancienne avait construit quantité de systèmes pour déterminer cette félicité, et qu'elle n'avait jamais pu préciser quel était le véritable souverain bien.

S'il devait adopter un de ces systèmes, il pencherait vers celui des néo-platoniciens, celui d’Antiochus, qui, tentant une alliance entre les trois plus grandes écoles de l'antiquité, faisait consister le souverain bien dans l'accord des joies de l’intelligence et des satisfactions du corps. Mais il montre que le citoyen de la cité terrestre, en recherchant les biens temporels et les joies d’une paix terrestre, universellement rêvée, ne possédera jamais qu'une vie misérable, tandis que les membres de la cité de Dieu, ne pouvant être heureux ici-bas qu’en espérance, n’ont aucun souci des avantages de cette vie et ne visent qu'à la vie éternelle, seule capable d'assurer le souverain bien. Saint Augustin développe toutes ces questions fondamentales avec une éloquence, une persuasion et une hauteur d'idées qui arrachent l'admiration.

Entre temps, comparant la justice des hommes et celle de l'Éternel, il fait entendre un cri du cœur contre la pratique de la torture; quelques peintres de nos manuscrits se sont emparés de ce sujet.

LIVRE XX. — Saint Augustin traite ici du jugement dernier qui prépare la fin des deux cités. Il rassemble et résume toutes les prophéties qui ont parlé de ce sujet et qui ont prédit la fin du monde et son signe précurseur, l'Antéchrist. Il cite Daniel, les Psaulmes, Malachie, les Epitres de saint Paul et l'Apocalypse de saint Jean.

LIVRE XXI. — Ce livre est consacré au monde des diables et aux peines des damnés, à l'Enfer en un mot, et constitue la fin de la cité de la terre. Saint Augustin s'attache à prouver, par une argumentation assez faible, que les corps peuvent souffrir éternellement sans être exterminés. Il cite à ce propos le diamant et la salamandre, et s'appuie sur les témoignages controuvés d’une science rudimentaire. Puis, il s'élève contre ceux qui prétendent qu'il est injuste de punir les péchés, si grands qu'ils soient, de cette vie par un supplice éternel, et contre Platon qui veut que le châtiment ne serve qu'à un perfectionnement de l'âme. Il justifie par les paroles de saint Mathieu: et de saint Jean * l'éternité des peines de l'Enfer, et par la justice même de Dieu, qui s'inspire de la grandeur de la première faute.

Page 1