Édition in-fol. des œuvres du poëte, Strasbourg
Graville fit effacer les armes et la devise des Gaucourt sur le Ms. 18-19 de la Bibliothèque Nationale et que Louis XIT fit surcharger les armoiries de Louis de Bruges de l'écusson royal de France (Mss. 17 et 174 de la Bibl. Nat.)'.
Dans certains cas, un bibliophile du xv° siècle, ayant acquis un tome dépareillé d'une Cité de Dieu et désespérant de retrouver l’autre tome, a fait exécuter la partie qui lui manquait pour se constituer l’ouvrage complet. C’est ainsi que Louis de Bruges, ayant acheté la seconde partie du traité exécutée par un artiste parisien pour Jean de Montaigu (Ms. franc. 174 de la Bibl. Nat.), l'a fait compléter par une première partie, copiée et décorée par des artistes flamands (Ms. franc. 17 du même dépôt).
Nous signalerons encore quelques manuscrits qui ont été mutilés à des époques indéterminées, soit complètement, comme celui de Limoges, en grande partie comme ceux d'Angers, d'Amiens et de Paris (Mss. franc. 6271 et 15411-12), et seulement de quelques-unes de leurs peintures comme ceux de Boulogne, Nantes, Mâcon, Édimbourg et Thirlestaine House (Ms. 4417).
Enfin, nous mentionnerons le manuscrit (lot 11 de la seconde vente Hamilton) retour de Berlin, qui a disparu depuis les enchères de 1889, enfoui dans quelque bibliothèque dont le propriétaire ne veut pas se faire connaître. Nous avons tout fait pour le découvrir, notes et lettres envoyées, annonces insérées dans les journaux spéciaux, sans avoir pu savoir quelle était actuellement sa retraite.