M. Hexnx Mani, Les Miniaturistes français, P
2. M. Cauie Benorr, Les Primitifs francais, dans Revue de Paris du 1° mai 1904, p. 195.
3. M. Groncss H. pe Loo, De l'identité de certains maitres anonymes, Gand, 1902, pet. in-8°, p. 29.
4. M. Raymono Kogcuiw, dans un intéressant article sur les ateliers d'ivoire, dit la même chose ; Gazette des Beaux-Arts, novembre 1905.
5. M.F. ne Mécy, Signatures des Primitifs dans Mémoires des Antiquaires de France, 1907, pp. 17-54.
6. M. de Mély a publié, dans la Revue de l'Art ancien et moderne de mai 1909, pp. 385-396, un intéressant article sur Les Primitifs et leurs signatures. L'auteur rappelle des documents du xv° siècle, ordonnances et jugement, qui font ressortir l'obligation à laquelle les artistes flamands étaient tenus, d’apposer leur marque sur tous les ouvrages qui sortaient de leur atelier. Les érudits, dans leurs recherches à travers les manuscrits décorés de peintures, devront apporter quelque attention à ces insignes dont il ne faut pas exagérer l'importance, mais qui peuvent quelquefois déceler la personnalité d'un artiste qui ne s’est pas fait connaître autrement.
7 Cette signature a été publiée par M. de Mély dans l'ouvrage ci-dessus, pl. IV.
peut-être l’enlumineur qui a créé la décoration et non pas le peintre qui nous a laissé une vue de la Ville éternelle‘.
Enfin, on rencontre bien souvent, surtout au xv° siècle, des lettres tracées sur des parties du costume, dans les parements et les orfrois des dalmatiques et des houppelandes et sur le contour des bonnets et des chapeaux. Nous les avons relevés par acquit de conscience sans en faire grand état, car, dans la plupart des cas, elles constituent pour nous de simples ornements qui ne sauraient être interprétés graphiquement”?. On voit avec quelle prudence il faut aborder l'étude de ces questions.
En ce qui concerne les manuscrits de la Cité de Dieu, les seuls dont nous ayons à nous occuper ici, il suffit de consulter les colonnes 9 et 10 de notre Tableau synoptique pour être frappé des vides qu’elles présentent et de la rareté des indications que nous y avons inscrites. Il est vrai que nous ne nous sommes arrêté qu’à des certitudes et que nous avons reporté à chaque description de manuscrits les hypothèses que tout auteur est en droit de présenter.
Voici les noms que nous avons relevés :
Ms. pe Prorra (Desc. n° 2). Le nom du moine Erkenbert est cité dans des vers sans que nous puissions savoir quelle est sa part exacte dans l'élaboration du livre.
Ms. ne Roni (Desc. n° 32). Il en est de même de Domnino da Parma qui a signé : Hoc opus factum fuit.
Ms. DE ca Bier. Mazarie (Desc. n° 35). Johannes d’Auchy, scribe. Seripsit.
Ms. DE BruxELLES (9015-9016, desc. n° 38). Frère Nicolas Cotin, scribe. Æoc opus scriptum est.
Ms. De Rome (1882, desc. n° 43). Jacobus de Fabriano, enlumineur. Opus Jacobi de Fabriano, miniatoris.
Ms. pe Sarnre-Geneviève (218, desc. n° 44). Le prêtre Jean Gobelin, copiste. Æoc opus escripi (sic). Nicolas Polani était peintre. Me fecit est inscrit sur la plinthe du monument.
Ms. DE Turin (Desc. n° 49). Jean du Quesne est le copiste bien connu. Seriptum. Ms. pe La Haye (33, desc. n° 51). Johannes Goderelli, copiste. 7ranscriptum feliciter.
Ms. De Paris (18-19, desc. n° 54). C’est dans une lettre de Robert Gaguin qu'on trouve le nom du peintre François qui n’a pas signé.
Ms. DE Sainre-Genevive (246, desc. n° 55). Le monogramme P. R. désigne le copiste. Il est à croire qu’il s’agit de Pierre Roughe.
Ms. pe Paris (2070, desc. n° 59). Cyprien, copiste. Calamo suo finem dedit.
Ms. »'Épmmoure (Desc. n° 60). C’est dans les comptes du château de Gaillon que nous avons trouvé le nom de Jean Pichore, qui n’a pas signé.
Le relevé des noms d'artistes qui ont collaboré à l'exécution des soixante manuscrits à peintures de la Cité de Dieu et qui les ont signés, confirme donc éloquemment les règles qu'avaient posées les écrivains éminents dont nous avons tout à l'heure relevé les citations, puisqu'il nous amène à cette conclusion : neuf scribes, dont quatre français et cinq étrangers, un enlumineur étranger et un peintre étranger.
1. Voir pour ces Signatures l'article de M. F. de Mély paru dans le fascicule III du tome III des Arts anciens de Flandre, 1908.
2. M. Frerens-Gevarrr, La Renaissance septentrionale... , Bruxelles, G. van Oest, 1905, p. 194.
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