‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 22 sur 354 · Enr, op. cit, p · texte numérisé non relu

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2. Cette influence toujours prépondérante dura autant que le moyen âge. Citons comme exemple le De duabus civitatibus d'Otto de Freisingen, œuvre allemande du xu° siècle. Au xv° siècle, Pierre Marini, confesseur du roi René, se serait écrié du haut de la chaire : « Les rois de notre temps, au lieu de lire chaque jour l'Écriture sainte et la Cité « de Dieu, comme le faisaient Robert le Bon et l’empereur Charlemagne... » Rappelons aussi que le célèbre Thomas Morus fit au début du xvr° siècle, dans l'église Saint-Laurent de Londres, de remarquables conférences sur la Cité de Dieu. On sait que ce savant homme faillit revêtir l'habit des Chartreux à la suite de la lecture de cet ouvrage dont les idées philosophiques et historiques l'avaient profondément frappé. Il se peut même que sa vénération pour saint Augustin n'ait pas été étrangère aux conseils que son grand ami, Érasme, donna quelque temps après à Louis Vivès de commenter le De Civitate Der.

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