CHAPITRE III
Ce n'est qu'à la fin du xw° siècle que le De Civitate Dei, qui avait brillé, comme nous le verrons plus loin, d’un si vif éclat pendant tout le moyen âge, fut traduit pour la première fois en français. L'honneur en revient à un érudit, qui enrichit sa translation de Commentaires justement appréciés. IL n’est pas inutile de lui consacrer quelques pages.
Parmi les hommes distingués à qui le roi Charles V confia le soin de traduire en langue francaise les ouvrages latins de l'antiquité et des temps plus récents, il faut compter Raoul de Praelles.
Les renseignements que nous possédons sur ce personnage et sur sa famille sont 35, a lu à l’Aca-
assez rares et les sources en sont limitées. Antoine Lancelot', en 1
démie des Inscriptions et Belles-Lettres un travail important, qui a été publié? et
dans lequel ont largement puisé les éditeurs de Paris et ses Historiens’.
D'autre part, M. Douëét d’Arcq a fait paraitre, en 1878, l’/nventaire de Jeanne de Presles, où l'on trouve copie de nombreux actes anciens conservés aux Archives nationales‘.
Enfin M. Léopold Delisle a consacré à notre traducteur quelques pages substantielles’. Ce sont ces travaux dont nous allons rappeler les éléments principaux en y ajoutant le résumé de nos recherches personnelles et ce que nous avons pu trouver
de plus particulièrement spécial à la Cité de Dieu dans les ouvrag
ges que Raoul de
Praelles a traduits ou composés par lui-même.