‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 225 sur 354 · TRANQUILLE SEDES EX GAUDIA MILLE · texte numérisé non relu

TRANQUILLE SEDES EX GAUDIA MILLE

Au centre, dans une auréole à fond d’or, la Trinité au nimbe crucifère d’or, est assise sur les nuées, les pieds sur le globe du monde. Dans sa main droite, on voit figuré l’Agneau et dans sa main gauche, la Colombe. Sancrus est répété au-dessus des trois Personnes. La Divinité déroule une banderole où on peut lire: AD MUNUS VITE LINQUENTES VANA VENITE. À dextre, SAPIENTIA avec ces mots : EGO IN ALTISSIMIS HABITO, et à senestre, saint Jacques, JacoB, qui récite : Vineo DOMINUM FACIE AD FACIEM. Aux quatre coins les Évangélistes sous leurs attributs habituels. On lit Saxcrus

SINE FINE et LAUDAT TERRENA DOMINUM SIC CELICA TURBA. O SACRA MAJESTAS SIT DECUS ATQUE POESTAS.

Au-dessous, quatre Aposroui, trois REGES et trois Marrimes déclament : QUONDAM AUDIVIT AURIS NEC VIDIT OCELLUS. ID FACTOR NOBIS TRIBUIT PIUS ATQUE RE- DEMPTOR.

Enfin, en bas, trois groupes tenant un phylactère : Trois ConFEssoREs. — Hi SIBI CONMISSA REDDUNT Du- PLICATA TALENTA. Trois VIRGINES. — QUuOD CREDENDO PRIUS AUDIVIMUS ECCE VIDEMUS.

Quatre BozMENsES, sans nimbe, dont un évêque. — SPES AMOR ATQUE FIDES JUSTOS LOCAT HIC BOEMENSES.

Lu et Saxcrus M. Ils tiennent deux banderoles que

Ce manuscrit est un intéressant spécimen de l’art du xnr° siècle. I1 ne nous offre aucune mention nous permettant de connaître le nom du copiste ou du peintre. Il semble avoir été exécuté pour un couvent ou une église de Bohème dont il honore les patrons, et peint par un artiste encore attaché aux traditions byzantines, mais élevé dans la technique des écoles allemandes, et plus particulièrement de celle de Saxe.

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