Fiavius Vecerrus Renarus, écrivain latin de la fin du
siècle, est l'auteur d'un Æpitoma rei militaris en cinq livres, que Jean de Meun a traduit en prose sous le titre de La Chevalerie. Raoul de Praelles cite les paroles de Végèce au sujet du $
ège de Rome par les Gauloi
9+ Vixcenr DE Beauvais étudiait à Paris sous le règne de Philippe Auguste. Il entra dans l'ordre de Saint-Dominique lors de sa création. Il fut lecteur de saint Louis. Le saint
Roi le faisait souvent venir au monastère de Royaumont qu'il avait fondé et où il se retirait quelquefois. Vincent de Beauvais prèchait souvent à la cour. Il a composé un traité De eruditione puerorum regalium et une Epistola consolatoria à saint Louis sur la mort de Louis, son fils aîné.
Le plus célèbre de ses ouvrages, qui est l'expression même du moyen âge tout entier, est son Speculum maÿjus où triplex, contenant les Miroirs naturel, doctrinal et historial. Un anonyme du xrv° siècle y a ajouté une quatrième partie, le Miroir moral, qu'il a mis sous son nom, et qui entrait certainement dans le plan primitif. C'est le plus parfait de ces sortes d'ouvrages qui sont de véritables encyclopédies et, si on en dit tour à tour trop de bien et trop de mal, c'est qu'on
ne saisit pas l'idée de l’auteur qui n'a voulu que donner un recueil, commode à feuilleter, des connaissances de son temps. Vincent mourut en 1264. Le Speculum fut traduit en français par Jean de Vignay, hospitalier de Saint-Jacquesdu-Haut-Pas, à la requête de Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe VI de Valois, et imprimé en 1495. Raoul de Praelles le cite souvent et lui emprunte tout l'épisode de l'entretien d'Alexandre le Grand avec Dindimus. (Voir l'Apparition de Jehan de Meung, par Honoré Bonet, Paris, Société des Bibliophiles françois, 1845, p. 74, et une étude de feu M. Molinier, qui sera imprimée prochainement.)
VIRGILIUS'.— Encide, Egloges, Bucoliques.
C’est ici que finit la liste du folio 1 du manuscrit français 22 912. Elle se termine par ces mots écrits à l'encre rouge : « Et si y a plusieurs de ces docteurs qui sont allegués en plusieurs lieux si comme il se pourra veoir en lisant. »
Et, en effet, en suivant le texte des explications de Raoul de Praelles, on rencontre les noms des auteurs invoqués et les titres de celles de leurs œuvres auxquelles il se réfère.
M Nous dirons même que la liste ci-dessus n’est pas complète et que nous avons
rencontré dans le texte la mention de quelques écrivains dont les noms n'y figurent pas.
Ce sont :
FRONTIN:. — Livre des stratagemes.
GAIUS*. — Qui fut un sage en droit.
PETRUS COMESTOR :. — Maistre Pierre qui fit histoire scolastique. Maistre des Histoires.
La Bible’.
CORNELIUS NEPOS'. — Historiographe.