‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 7 sur 354 · XVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AVANT-PROPOS

qu'à indiquer le sens dans lequel doivent être dirigées de nouvelles recherches.

Enfin, nous croyons avoir adopté un plan qui permettra au lecteur de se reconnaître facilement au cours de ce travail. Il trouvera, en effet, au Chapitre V la liste de tous les manuscrits de la Cité de Dieu inscrits par ordre alphabétique de dépôts, puis au Chapitre VI, outre le Tableau synoptique des manuscrits à peintures, la description par ordre chronologique de ces derniers exemplaires, avec indication des numéros des planches qui les concernent.

Par contre, si, en feuilletant le tome III, album des gravures, il veut connaître le sujet que représente l’une d’elles, il n’aura qu'à se référer à la table qui est en tête de ce troisième volume, table qui le renverra au numéro de la description du manuscrit auquel cette planche est consacrée.

Un /ndex alphabétique très détaillé complète l'ordonnance de l'ouvrage.

Cette étude n’a guère de similaire. En effet, on a bien rédigé des catalogues de bibliothèques ou de collections, avec planches à l'appui, ou reproduit toutes les miniatures d’un exemplaire renommé, mais on a négligé jusqu'à présent de faire un travail comparatif sur l’ensemble des peintures décorant, dans le cours des siècles, tous les exemplaires d’un livre célèbre.

Arrivés au but que nous nous étions proposé, nous comprenons que cette entreprise n'aurait pu tenté un éditeur commercial sans lui attirer de graves mécomptes. Les voyages que nécessite l'examen de quantité de manuscrits qui ne peuvent être déplacés,

la nécessité de les revoir plusieurs fois pour faire ressortir des analogies qui ne peuvent

être saisies dans une première visite, les difficultés d’avoir de bons clichés de miniatures judicieusement choisies, les dépenses de toutes sortes qu'entrainent les reproductions de ces tableaux constituent autant de frais qui se montent à un chiffre considérable. Quant aux recettes, elles sont précaires et médiocres, car le public qui s'intéresse à ces sortes de publications est encore assez restreint. C’est pourquoi ces entreprises ne peuvent être abordées que par un amateur magnifique ou par une Société savante comprenant son rôle de protectrice des Arts. Aussi exprimons-nous ici nos plus vifs remerciements à la Société des Bibliophiles francois, qui, dans sa libéralité, a bien voulu mettre à notre disposition les ressources nécessaires.

D'autre part, nous voudrions aller au-devant de quelques reproches qu'on ne manquera pas de nous faire.

Certains lecteurs, imitant le juge des Plaideurs, nous blämeront d’être remonté jusqu'au 1v° siècle dans cette étude de peintures du Moyen Age. Nous croyons cependant avoir bien fait en comprenant dans notre travail tous les éléments de la question, qui s’enchainent les uns aux autres et qui nous conduisent aux conclusions que nous avons adoptées. En effet, la vie de saint Augustin explique son célèbre traité, l'analyse

de son œuvre fait ressortir les richesses plastiques dont elle est pleine, et la traduction

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