‹ Les manuscrits de Philippe Le Geyt, ecuyer, lieutenant-bailli de l'île de JerseyChapitre 6 sur 129 · DU VERRE DORMANT · texte numérisé non relu

DU VERRE DORMANT

Bérault dit que le mot Vitré, dont parle l'Article 616 de la Co&tume de Normandie, signifie un verre dormant, par lequel la veiie ne puisse pénétrer. Il dte la Coutume d'Orléans, qui dit ** verre attaché ou scellé en piastre ou chaux, qu'on ne peut ouvrir, ne

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aUtravem d'ieeluy arbir. regard pénétrant mi l'héritage d'àutruy;" Il cite aussi la Goûtimie de Beorrj. ^pàf parlant de la fënéstre sur le TmsiB^ dit qu'il 7 ftut oeiettre du yerre dormant» ou chasns de toii» ou piçier^ Bàsnage allègue la Coutume de Pterisv ^r laquelle verre dormant seroit dit estrè un verre attaché et flceUé en piastre, qu'on ne peut ouvrir, et quo quelques Coutumes appellent un verre mort, puis il ajoute que ce doit estre un verre épais, au travetB 'duquel les yeux ne puissent pénétrer. Je oroiroàs doùc l'opinion de Gôdefroy la plus plausible œloÀ cfette coôtume. Car en fait de mur joignant sans moyen j à quelle fin exiger èept pieds de hauteur? Au lieu que iorsfqu'il s'agit d'un mur mitoyen, il seroit ridicule de souffrir aucune veiie dans la moitié qu^aucun des propriétaires auroit haussée, et de permettre, comme on fait en même temps à l'autre propriétaire, de hausser et bâtir à l'encontre. Ainsi la Coutume de Normandie voùdroît dire qu^en mur mitoyen il n'y a point de trous à faire, quelque verre dormant, c'està-dire, quelque verre épais et piastre qu'on y mette, mais qu'en mur joignant sans moyen, il n'importe quel verre, pourvu qu'il soit à sept pieds et n'ouvre point. Je croy qu'il se trouveroit aujourd'huy dans risle peu d'exemples d'un 'verre à travers duquel on ne pust voir, s'il étoit à sept pieds de hauteur. Cette Bègle seroit à mon avis d'un grand usage, et comme nous imitons d'ordinaire nos proches voisins dans notre pratique, ce nous est quelquefois un expéc^ent de nous servir de leurs propres termes.

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