DE L'HYPOTHÈQUE D'UN DOUAIRE
La veuve de Jean Mauger obtient une provision de douaire, sur les héritages de son mari, tombez en décret. Il se fait ensuite un tenant, qui dispute le douaire, et Ton cherche le temps du mariage. Cette femme s'adresse au Ministre de St Hélier, lequel auroit obmis de l'écrire, mais auroit inséré sur son livre plus de dix ans après, que, selon qu'il peut se souvenir, ç'auroit esté environ la mi-Mars, en 1685. Elle prétend que l'incertitude du jour se doit entendre du costé le plus favorable, sçavoir, de la fin du mois. Le tenant dit que cela se doit aussi tost compter du premier jour du mois, et qu'à la lettre ce ne sçauroit estre que du 15e. Par là le mariage seroit postérieur à quantité d'autres reconnaissances de cédules et ventes d'héritages, &ites par le mari durant la même année. H ftit jugé, le 26 Janvier, 1705, que le témoignage du Ministre n'étoit point suffisant, étant, comme il étoit, douteux, et lait après coup, sauf à la veuve à vérifier le temps de son mariage par des témoins de vive voix. Le douaire n'a point de privilège sur des hypothèques antérieures ; il est sujet à l'ordre, et quoy que je ne sçache pas qu'on ait fait insertion des mariages sur le Registre des créanciers, je ne sçache
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pas non plus que jamais un tenant antérieur aa douaire Tait payé. On présume que le temps da mariage est assés connu, mais cela ne dispense pas une douairière de veiller sur la conduite d'un décret, affin d'y prendre son tour et de renoncer ou se déclarer tenante, comme je croy qu'elle le peut faire, quand on vient à sa date. Vid. Basnage, dans son Traité des Hypothèques.