‹ Les manuscrits de Philippe Le Geyt, ecuyer, lieutenant-bailli de l'île de JerseyChapitre 84 sur 129 · D'UNE ESPÈCE DE TALION ENTRE DES PARTICULIERS · texte numérisé non relu

D'UNE ESPÈCE DE TALION ENTRE DES PARTICULIERS

Les enfans de feu le Sieur de Vinchelès de haut partagent les meubles et les dettes qu'ils ont. Depuis ce partage une fille puînée encore mineure est envoyée en Angleterre, où elle dépense 40 Ib. sterling. Sa mère, tutrice, demande aux autres enfans contribution. Les ims s'y soumettent et les autres refusent, sous ombre qu'après le partage, chaque intérest est distinct. L'afiiaire fiit terminée par un accommodement ; la mère voulut bien contribuer au tiers et les autres au reste, 1705, Janvier 26. Cette séparation d'intérests, sans réserve, empêchoit^Ue que les ainez de la mineure ne luy fissent la même justice que la tutrice leur avoît faite dans la vuidange de leurs €oii^)tes précédents î Comme elle avoit payé sa part de leur éducation, pendant qu'ils vivoyent en commun, pourquoy ne payeroyent*ils pas leur part de cdle de leur sceur î Autrement, il y aiux^it quelque

sujet de répéter, condicHone indebiti^ puis qu'elle n'étoit pas plus obligée de payer pour eux qu'eux pour elle. C'est la règle générale quod quisqtie juris, Sfc. Il ne faut pas condamner ce qu'une fois on a trouvé bon. Entendu toujours que dans ce voyage que la fille puînée fist en Angleterre, il n'y eust eu rien dépensé que de juste et convenable. Voyez ci-dessous un Chapitre de la Compensation.

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