LE
9 (4); v. 11903-4 remplacés par seize autres vers (5) ; v. 12155 Sire ce respont Astenance, pour S. dit Contrainte A.; v. 12226 Bien pert, pour Sachiez ; v. 12369-70 intervertis ; v. 12448 Mout volentiers tout ce feïsse, pour Dist la vieille, bien le f.; vx. 124 ne vous puet mais encuser, pour Jamais ne les p. e.; v.12527 Les uis espoir ouverz laissast, pour Lu. entrouverz lil. ; N. 1571112 omis: v. 15715-76 omis; v. 157179 Sa maïsnie fist apeler, pour Lors f.s. m. a. ; v. 15803 gietent, pour drecent.
Fautes communes à Ba, Be, Bé, Bi, à l'exclusion de B& (6). Vers 4216 Ja tu, ce croi, ses hons ne f. (Ba), Ja ses h. devenus ne f. (Be), Jamais, ce croi,ses h. ne f. (Bé), Jamais Cerles ses h.ne f. (Bi), pour Onques s. h. estè n'eüsses ; v. 4338 Ne nul Si bel, pour Ne si hardi ; v. 1863-66 Le cuer avrez triste et plourant (Bé, Bi : dolent) Si porrez huer (Be : crier) a morant, pour Lors avrez le cueur plus dolent Qu'onques n'ot Chales pour Rolant Quant en Ronceraus mort reçut Par Ganelon qui le decul ; v. 19504 7ra, pour Ralast, etc.
(1) Dans Bi, deux entre 7875-76 et deux entre 7876-7:.
(2) Lacune dans Ba, mais la présence de l'interpolation dans B4 prouve qu'elle existait chez l'ancêtre de Ba; elle se retrouve dans B6, Bi, Bu.
(3) Bu et Bû ont les v. 10425-26, et c'est à leur suite qu'ils placent les vers imterpolés dans B entre 0422-23 (de même dans Jo, Ju, Ro), d'où une série de quatre vers sur une même rime -we (les v. 10425-26 et les deux premiers de l'interpolation). En outre, Bü répète les v. 10422-23 à la suite de l'interpolation. Cette répétition me paraît imputable au réviseur, qui a juxtaposé la lecon commune et celle de B. Le copiste d'un ancêtre de Bu(et de Jo), l'ayant remarquée, l'a supprimée. s
(4) Les vers 11791-94 manquent dans Be et Bi, de sorte que les vers nouveaux les remplacent. Bu et Bü n'ontque les deux derniers des vers interpolés: ils les ontentre les v. 11794-95, c’est-à-dire, comme Be et Bi, immédiatement avant les v. 1179. Ils ont gardé les v. 11791-94 d'un ms. qui n'avait pas l’interpolation et à la suite ont transcrit les vers interpolés, qui, dans un texte semblable à celui de Be et Bi, tenaient la place des v. 11791-94.
(5) Dans Bi, les v. 11905-26 manquent. de sorte que les seize vers nouveaux y remplacent en réalité les v. 11903-26. Be a à la fois les v. 11903-4 et à leur suite les 16 vers de B. Dans Bu, Bû (et dans Jo, Ju), les v. 11903-26 existent et sont suivis des seize vers de B. lesquels, par conséquent, précèdent immédiatement le v. 11927 comme dans Bi. C'est donc la leçon de Bi qui a été ajoutée à la version commune dans Bu -Bû et Jo. Ju.
(6) Bt a toutes ces variantes, sauf la première; Bu a celles des v. 4246 (var. de Bé), 4338, 71863 (var, de Bé), mais pas celle du v. 12504; Bû n’en a aucune.
Fautes communes à Ba, Bd, Be, Bi, à l'exclusion de Bé (1). Vers 5361-62 omis ; v. 10239-40 omis ; v. 11935 De bons morseaus el de bons vins, pour De tres b. m. et de v. ; v. 11937-38 placés entre 11932-35 ; v. 11239-40 remplacés par six vers; v. 11249-50 placés entre l'interpolation qui suit le v. 11954 et le v. 11955 ; v. 11291-92 S'it dit par la bouche au profete La parole que j'ai retraite, pour Se Salemons dist de par lui La letre que ci vous parlui ; v. 11579- 80 intervertis ; v. 11596 Les (Bi : Lor) confessions, pour L. secrez aus gens ; v. 11655 Le faisions, pour Le grevions ; v. 11663-66 omis: v. 11799 Baïllerent, ce est chose, pour Fu bailliez, c’est bien Ch. ; v. 11803-4 omis ; v. 12055-56 omis; v. 12057 Æf mout, pour Et ü (variante qui se rattache à l'omission des deux vers précédents).
Fautes communes à Ba, Bü, Be, Bé6, à l'exclusion de Bi (2). Vers 4157 Bien m'avroit Maufez esbahi, pour M. m'a. b. entai ; v. 12452 touz jourz, pour trestouz ; v. 19508 /anterne, pour chandele.
Fautes communes à Ba. Bä, Bé, Bi, à l'exclusion de Be (3). Entre les v. 4420-21, deux vers interpolés : Toule beste fuiroit ceste uevre Se n'iert deliz qui la recuevre. On peut supposer que Be a spontanément supprimé ces deux vers, qui reproduisent l'idée et en partie les termes des v. 4419-20. Vers 12103 doucement, pour wmblement ; ici encore, les deux adverbes étant à peu près synonymes, Be a pu de lui-même restituer par hasard la bonne leçon. Mais il ne saurait en être de même dans le cas suivant : Be a les v. 12529-30, omis dans Ba, BG, Bé, Bi.
Fautes communes à B4, Be, Be, Bi, à l'exclusion de Za. Tandis que Bd, Be omettent les v. 15805-10, Be les v. 15805-18, Bi les v. 15805-926 (4), Ba n'omet que les vers 15809-10.; c'est le seul exemple, à la fois certain et caractéristique, que je puisse citer dans Ba de la bonne leçon s'opposant à une faute commune aux quatre
(4) Bt n'a pas les variantes des v. 5361-62, 11235, 11291-2; il omet les v. 11237- 38 : il a toutes les autres variantes; Bu a celles des v. 11235, 11237-28, 11239-40, 11249-50, 11579-80, 11596, 11655, 11799, 12055-56, 12057, mais pas les autres: Büù accompagne Bu de la variante 11235 à la variante 11799.
(2) Bt a les deux premières variantes, mais pas la troisième ; Bu les a toutes trois ; B&@ n'en a aucune.
(3) Bi et Bu ont les deux premières variantes, mais pas la troisième.
!4) Bt et Bu n'omettent rien,
autres mss. Toutefois si, comme j'essaierai de le montrer, Ba et Be, d'une part, sont très spécialement unis, et si, d'autre part, Ba se rattache plus particulièrement à Ba (Bé et Bi à Be). la présence de la bonne leçon dans Ba lorsque B& partagera la faute de l’un ou de deux des trois autres mss., surtout celle de Be, pourra donner lieu aux mêmes conclusions que si Ba s'opposait aux quatre mss. D'ailleurs, les exemples qui suivent de l’un de ces cas sont tous, sauf un (1),extraits de passages omis dans Bi, ettous de passages où Bé, lorsqu'il n’a pas la faute, 4 quitté la famille : Bd et Be ont une même faute qui ne se retrouve pas dans Ba aux v. 6531 seigneurs, pour graigneurs ; v. 6585 pileus, pour courteis, et v. 6586 courtois, pour piteus; v. 6782 ce cuil, pour ce semble; v. 8152 S’onques fame prise, pour S’onc fame espousee; v. 12733 forment, pour souvent; v. 12735 s'il li est bien, pour s’il e. si b. (2). À Bd et Bese joint Bé aux v. 10750 mere, pour dame ; v.10949-50 omis (3). Il n'y a peut-être pas à tenir compte de trois Cas, qui peuvent être attribués au hasard, où Bd et Bé ont une même faute facile à commettre, pendant que Ba, aussi bien que Be, a la bonne leçon : v. 7039-40 intervertis ; v. 9649 Chastel, fermetez et citez, pour Chastiaus fermerent et c.; v. 10747-48 omis (4). Bi fait défaut pour les deux premiers passages ; pour le 3e, il a la bonne leçon.
Il résulte des constatations précédentes que les cinq mss. ne descendent pas directement d’un unique ancêtre ; c'est-à-dire que plusieurs, sinon tous, doivent avoir des attaches avec d'autres familles. Ge n’est qu'avec ces restrictions, qui seront dans la suite plus amplement justifiées, qu'on peut les considérer comme les représentants d'un prototype B, et tenter d'établir entre eux et par rapport avec ce prototype des degrés relatifs de parenté. Des faits qui vont être exposés à ce propos, la conclusion la plus vraisemblable sera que Ba et Be sont les représentants les plus directs de l'ancêtre commun ; que B4 descend d'un intermédiaire entre cet ancêtre et Ba, tandis que Bé et Bi procèdent d'intermédiaires entre le même ancêtre et Be ; conséquemment que, lorsque la leçon origi-
(4) Celui du v. 40750.
(2) Aucune des fautes précédentes de Bâ et Be ne se trouve dans Bu; Bt a celles des v. 8752, 12733.
(3) Bé n'a aucune de ces deux variantes ; Bu et Bà ont la première, mais pas la seconde.
(4) Ni B4, ni Bu, ni Bà n'ont aucune de ces fautes.
nale se trouve dans Bd, Bé ou Bi contre une faute commune à Za et Be, ou dans Be contre Ba ou B& d'une part et Bé et Bi d'autre part, ou dans Ba contre Bd d'une part et Be, Bé ou Bi d'autre part, celui des mss. qui a la bonne leçon à dû l’emprunter à une autre famille.
Fautes spéciales à Ba, Be (1). On a vu qu'à la fin de la 4° partie du poème, Ba et Be tendaient à se rapprocher ; dès le début de la seconde partie, l'union est accomplie : v. 4064 N'en seroie pas mieux, pour Jenes. p.; v. 4065 En ce, pour En li; v. 4066-67 Qu'Amours me dist pour mieux (Be : moi) porter Mes maus (Be: Etm. m.), pour Qu’'A. p.m.mes maus p. Me dist; v.. 4150 Et quant dame Oiseuse onques crui, pour Et le conseil Raïson ne cC.; v. 4164 Ce puis je bien apercevoir, pour Si grant que nus nou pourreit creire, etc. Les fautes qui viennent d'être signalées sont toutes spéciales à ces deux mss. Il en existe assurément d’autres dans tout le cours du poème, mais on ne pourrait relever qu’une partie de celles qui ont existé, soit à cause des lacunes de chacun de ces mss., soit surtout parce que, parmi leurs variantes, il est impossible de savoir quelles sont celles qu'on retrouverait dans Bi s'il n'avait pas subi les coupures qui ont si considérablement réduit le texte du poème. Malgré cela, les fautes qu'on peut considérer comme sûrement spéciales à Ba et Be sont encore nombreuses : v. 10820 Car bien aperçoit un malice, pour Qu’el s'entremeist de tel vice ; v. 11814 biauté, pour clarté ; v. 19399 astenance, pour aparence, etc.
Groupement spécial Ba-B&. A part les trois fautes insignifiantes communes à 4 et Bé, qui ont été précédemment signalées, Bd n’est jamais uni par une même variante ni à Bé, ni à Bi, ni à ces deux mss. réunis, contre Ba et Be ; avec Be seul ou réuni à Bé, il n'a en commun contre Ba que quelques fautes peu importantes, déjà mentionnées ; en revanche, il est fréquemment avec Ba et Be réunis, souvent aussi avec Ba seul. Le fait qu’il n’a pas toutes les fautes de Ba, Be induit à croire qu'il remonte à un ancêtre de ces deux mss. qui n'avait pas encore toutes ces fautes ; 1l faudrait alors admettre que Be, chaque fois qu’il a la bonne leçon contre lui et Ba, l'a reçue d’une autre famille, et que, chaque fois qu'il a la leçon de B
(1) Aucune de ces fautes spéciales à Ba et Be n'existe ni dans Bé ni dans Bu (ni dans Bû).
contre Ba et Bü, il l'a empruntée à un de ses congénères. Ge n'est pas impossible, d'autant moins que Ze représente manifestement plusieurs leçons, entre autres deux leçons de B.
Ce rang assigné à B& dans la généalogie de B expliquerait non seulement pourquoi il n’a pas toutes les variantes de Ba, Be, mais encore pourquoi, dans une variante commune aux trois mss., Ba et Be peuvent s'éloigner plus que B4 de la leçon primitive : la faute conservée par Bd aurait été aggravée par l'ancêtre de Ba, Be. Le cas n'est pas rare ; en voici quelques exemples: v. 5745 Defent je donc les gens a boivre (Ba, Be), Ne d. je pas pour ce b. (Bd), pour Ne veuil je pas defendre a b. ; v. 1482 Maïs sans plus que barat n'i sachent(Bü), M.s.p.q.b. ne facent (Ba, Be), pour M. Q.s. p. b.n'is.; v. 1488 Faites 1 par aucun aler (Bd), Si f. a. la aler (Ba), S.f. la a. aler (Be), pour F. t p. a. paler ; v. 1149 S'aucuns sages d'amours (Ba, Be : d'aimer) parole, pour Et s'uns s. d'amours p.; v. 1151 S'il mostre semblant d'estre (Ba, Be: qu'il soif) sages, pour S'ù li faits. d'e.s.; v. 1183-84 omis dans Bd, 1181-84 omis dans Ba, Be.
Je crois cependant qu'on a aussi des chances de rester dans le vrai en se représentant les choses autrement; en supposant que, d'une part, quand B@ ne reproduit pas les fautes de Ba-Be, c'est parce que son texte a reçu des corrections empruntées à une autre famille, ou parce que lui-même n’a adopté qu'une partie des leçons de B, et, d'autre part, que, s’il a tant de fautes en commun avec Ba, c'est qu'il est apparenté à ce ms. plus étroitement qu'aux autres de la même famille. Cependant il ne peut descendre de Ba, parce qu'il est probablement aussi âgé que lui, et parce que, même dans les pages où il ne semble pas réunir plusieurs leçons, dans celles, par exemple, où il reproduit constamment les fautes communes à Ba et Be,ils'en faut qu'il reproduise toutes celles qui sont spéciales à Ba. Il est donc tout naturel de le faire remonter à un intermédiaire entre Ba et l'ancêtre de Bu et Be, intermédiaire qui, outre les fautes communes à ces deux mss. aurait eu déjà une partie de celles qui sont spéciales à Ba.
Voici une liste de fautes spéciales à Ba et Bd (1) ; j'omets celles
(1) De ces fautes, Bin'a que celles des v. 11949, 14600. 14628. qui sont insignifiantes; Bu a celles des v. 10496 (aussi dans Ba), 12555, 12791, 12997, 13358, 13360, 13512, 13828, 14313. 14592, 14709; il n'intervertit pas les v. 13487-88, mais sa variante du v. 15487 : Sel ne garde cest m. c., paraît être empruntée à la leçon de Ba -Bà. ;
que j'ai quelque raison de croire corrigées dans Be: entre 4406-7 deux vers interpolés : D'engendrer ï ou fils ou fille Car autrement trop s't aville ; v. 5131 cele, pour autel; v. 8600 het, pour veut : v. 9688 maintenir, pour retenir; v. 10496 livre, pour met; v. 10889 - resnables, pour lenables ; \.:11841-42 omis; v. 11949 Se cit, pour Ets'ü; entre 11951-52 deux vers interpolés : Touz ceus (Bd: A c.) qui entor aus m'acuellent Pour quoi ma compaignie vuellent ; v. 1200% Cuidiez que de mal, pour Que de mat faire; vw. 12149 Mout près d'aus tout lor hernoïs, pour T. L. h. m. p. d'eus ; v. 19555 ZÆt li dist: Biaus fiz, pour Biaus fiz, dist ele ; v. 19791 S'efforçcast, pour Z vousist ; v. 12864 biaus, pour douz; v. 12995- 96 omis ; v. 12997 mue omis ; v. 13077-78 omis ; v. 13111 cent, pour ini; V. 13358 restreignent, pour repoignent; \. 13360 plesant, pour bele ; v. 13487-88 En droit sen li lo et conseil Et s’el ne garde cest conseil, pour Et s'el ne creil cest mien conseil Que pour commun proufit conseil ; v.A3519 chambres,pour garderobes:; v. 13535-36 omis ; v. 13654 Devant qu'el liegne, pour S'el ne tient ainçois; v. 13753 Et s'uns, pour Se ses ; v. 13813 Feigne, pour S'el veil ; v-1389%8 Car il, pour Et qu'il; v. 13843-44 omis; v. 14052 nus, pour l'en ; v. 14108 s£ refraint, pour refraine; v. 14204 Ainçois dit, pour Ainz die ; V. 14954 Alendez jusques a demain, pour Si mail Dieu et saint Germain; \. 14313 Qu'aler doie, pour Qu'ele vieigne ; V. 143179 La la puet ses amis atendre, pour Car &l la p. iluec a. ; \. 14458 meffait, pour Las fail; v. 14493 Le test et m'espaule (Ba), La teste à m'e. (Ba), pour L'e. ou ma t.; v.14556 Qui par le chastel sovent, pour Q. louz jourz p. le c.; v. 14592 pooir, pour garde ; Y. 14600 que, pour fors ; v. 14621 De charoine d'art, pour De magique l'art ; N. 14628 Je, pour Ainz ; v. 14643-44 omis ; v. 14653-58 Sÿ relorne il aucune foiz Et s'il retorne ceste foïz, pour Souvent d'emini voie retourne Et louz nous lempeste el bestourne El s'el t vient par aventure Tant est vers mei crueuse et dure ; v. 14109 Mout est cis passages, pour C. p.e. in.’ CIC:
‘Groupement spécial Be-Bé-Bi. Bé et Bi paraissent être à Be ce que Bä està Ba; c'est en tous cas par la même branche que Be qu'ils se rattachent à la familie B.
Lés fautes communes à Bé et à Ba seul sont insignifiantes, et de plus, si on ne les considère pas comme telles, on pourra supposer
qu’elles ont été corrigées dans Be: v. 9887 Cuidiez, pour Pensez ; v. 12140 Conduire, pour Conclure ; v. 1241 À, pour En ; v. 13306 Dont au cuer avroit grant douleur, pour D. mout av. au c. d. (Bä manque). Pour tous ces exemples, le passage fait défaut dans Bi. Au v. 12246, Bi est avec Bé (1) et Ba: Oster, pour Bouter.
Bi a tout au moins une faute en commun avec Ba et Bd qui ne peut être considérée comme fortuite, et qui ne se trouve ni dans Be ni dans Bé : les v. 11841-42 sont dans Ba et B4 omis et remplacés par quatre vers insérés entre 11844-45 : Et le gardent et garderont Tant qu'a ce (Ba, Bi: que ce) lens venu seront Qu'il se puissent si fort crester Que nus nes puisse contresler. Dans Bi,cesquatre vers sont précédés de deux autres, qui remplacent évidemment les deux v. 11835-36 : Mais n'osent mie ne ne vodrent Lor livre prirent et repodrent, et les six occupent la place des v. 11833-44 qui sont omis (2). Cette union de Bi avec Ba et Bd contre Be est en contradiction avec les exemples relativement nombreux qui montrent Bÿ uni à Be contre Ba; mais la contradiction disparaitra si l’on suppose que la variante de Ba et Bd remonte à l'ancêtre de la famille B, et qu’elle a été corrigée dans Be et Bé. On verra par la suite combien celte correction est probable.
Une interpolation de quatorze vers dans Ba entre les v. 7228-29 se retrouve dans Bé, remplaçant les v. 7223-28, et en partie dans Bi, où ils suppléent à une longue lacune (3), mais pas dans BG ni Be. On verra que précisément pour ce passage Be a utilisé deux leçons différentes. Il en est évidemment de même pour Bd.
En regard des quelques variantes qui n'unissent qu'en apparence Bé et Bià Ba contre Be, il est facile d'en citer un grand nombre, parmi lesquelles de très importantes, qui associent Bé et Bi à Be contre Ba.
(1) Biet Bu ont cette variante, mais pas les précédentes.
(2) Bu et Bà n’omettent aucun des vers de la leçon commune; ils ont en outre les six vers de Bi, placés entre les v.11834-35, c'est-à-dire qu'ils ont la leçon de Bi immédiatement suivie de la leçon commune. Le premier des six vers de Bi est une altération de celui qu'on lit dans Bu : Mais mostrer mie ne le (Bû : M. mo. meismes ne) vodrent.
(3) Voir ces vers p. 372. Ils sont dans Bu entre 7222-23; c'est-à-dire que Bu a, comme dans le cas signalé à la note précédente, d'abord la leçon de Bé et de l'ancêtre de Bi, qui remplaçait les v. 7223-28 par les 14 vers nouveaux, puis à la suite de ces 14 vers la leçon commune. Dans B4 cette interpolation est suivie d'une autre (voir p. 388).
Fautes communes à Be, Bé (1).Vers 5338 un seul, pour un viez ; v. 5434 dist Raison, pour d. ele or; v. 810 ne savras, pour ne pourras ; V. 6624 tenable, pour estable; v. 1809 avant, pour au mens; v. 8151 de (Bé: a) trés bone eure, pour {rés beneürez : v. 8848 qu'ele vous, pour et tant v.; v. 8871 treçoirs, pour treçons: v. 9184 ierent, pour rorent ; v. 9230 je, pour seus; v. 9354 Que, pour Et ; v. 9369 durement, pour malement; v. 10691-98 remplacés par deux vers : Que ci ne vuet (2) pas sa main metre N'est nus (3) qui l'en face entremetre (Be), Qu'il ne v. ychi la rien mettre N'e. riens q. l'en sache e. (Bé); v. 1072 premiere, pour darrieres; v. 11015-14 omis ; v. 11048 Quant, pour Et; v. 11652 rompons, pour copons ; V. 12340 grant, pour hauz (Bi change) ;: v. 12505 Ow que ce soit comment qu'il, pour O. q.s.couvient il qu’ele; v. 13015 je, pour ci; v. 13358 repoigne.…. Ccuevre, pour repoignent… cuevrent; v. 13361 bouche, pour gueule; v. 13584 va, pour veul ; v. 14424 amis, pour mariz; v. 14926 nus, pour pris; v. 14966 jamais jour, pour nuljour mais; v.1659%3 Par le beneoitcors, pour P. !. beneüré.
Fautes communes à Be, Bi (4). Vers 11561-64 omis; v. 11597-98 Et il aussi trestout le croient (Bi: E. ti. a. lost renoioient) Que riens ou (Bi: dou) monde n'i mescroient, pour E. eus a. tout me revelent Q. r. 0. mn. ne me celent; omission des v. 11599-640, 11657-60, 11699-700, 11703-4, 11709-12, 11717-46 ; v. 11827-28 s'esveillerent : sometllerent, pour s’'esveilla : someilla ; v. 11983- 84 omis; v. 12018 garnissiez vos, pour Donc s'arment tuil; v. 12019-20 omis; dans Z21,les v.12023-26 sont remplacés par deux vers, qui dans Be sont interpolés entre 12026-27 : Ci! qui le siege faire durent Par tout l'ostet(Bi:S'en partent et) quant parti furent(S);
(1) Bt n'a que les variantes des v. 8871, 12340, qui sont insignifiantes ; il a v. 6624 regnable et v. 14926 mes; Bu a les variantes des v. 7809, 9193, 9230, 9354, 10691-98, 12340, 13358, 13361; Bû accompagne Bu de la variante 9184 à la variante 10691-98.
(2) Bu, Bû : Pour ce nic.
(3) Bu, Bü : N'e. riens.
(4) De ces fautes, Bi a celles des v. 11983-84, 12018, 12019-20, 12026-27, 12083- 84, 12185 ; Bu, Bû n'ont que l’interpolation entre les v. 12026-27.
(5) Ge dernier vers n’a pas de sens dans Be; dans Bi,son sens est inadmissible ; la leçon première de l'interpolation est fournie par Bi et Bu (et Ba): Partent lost et q. La rime de ces deux vers est la reproduction de celle des v. 12019-20, qui sont omis dans Be, Bi, mais pas dans Bu, ni dans B&, qui réunissent ici deux leçons. Le second des vers interpolés est une répétition du v. 12026. La présence de ce vers en même temps que l'iuterpolation dans Be, Bi, Bu (et Bû) s'explique probablement par la juxtaposition des deux leçons dans ces mss.
v. 12083-4 Of aussi (Be: Si ot si) come preus et sage Vestu les dras (Bi : la robe) a frere Sage, pour O. «a. com por essaier V.1. d: frere Seier; v. 12991 une: potence, pour par impolence ; \. 12161 desvoié, pour envoié; v. 12185 assez, pour adès ; v. 12379-80 omis.
Si Bé et Bi remontent à B par l'intermédiaire de la branche Be, ilest tout naturel que ces deux mss. et Be aient des fautes communes : il est très probable que des fautes de Be et Bé signalées cidessus un certain nombre se retrouveraient dans B7 sans les nombreuses lacunes de ce ms; en voici du moins qu'il est encore possible de constater dans les trois mss. (1) : omission des v. 10783-816 dans Be, Bi, des v. 10811-16 dans Bé ; v. 1213-16 remplacés par deux autres vers :: Bel Acueil de prison giler Qu'il soit renduz (Bi: Rendez le tost).sans respiter ; v. 12455-56 omis.
Enfin je signalerai encore les omissions communes à Bé et à Bi (2) des v.12067-74, 12423-926, 19443:44,12%79-80,12513-14, 12521- 94. Elles s'expliquent en supposant soit qu'elles aient été introduites’ chez un ancêtre commun à ces mss., descendant d'un ancêtre de Be qui ne les avait pas, soit qu'elles aient été corrigées dans Be, ce qui est le plus vraisemblable.
Il est donc certain que les cinq mss. Ba, Bd, Be, Be, Bi font partie d'une même famille ; il est en outre probable que Ba et Ba d'une part, Be, Bé, Bi d'autre part, forment deux groupes, ayant chacun un ancêtre commun moins ancien que os des cinq mss.
Mais cette famille n'est pas liomogène, et de là précisément provient l'impossibilité d'établir avec certitude les rapports qui existent entre ses différents membres. Chacun des représentants de B êst contaminé ; c'est tout au moins certain pot Bû, Be, Bé, Bi, et probable pour Ba.
Défaut d'unité de Be. Dans Be, entre les v. r. 5846- #1 sont intercalés 36 vers, à savoir six qui appartiennent en propre à ce ms. :
Et laisse ta pensee fole
Et le faux dieu qui si Pafole, Amours, qui te fait en li croire, Te tolt ton sens et ta memoire
(1) Biala variante des v. 12195-56 ; Bu, Bà n'en ont aucune. (2) Seule, celle des v. 12513-14 est dans Bu, aucune dans Bi.
Et de ton cuer les ieus avugle,
Si te fait on tenir pour bugle; un vers composé de la première moitié du v. 6901 et de la seconde moitié du v. 7191 de la leçon commune :
Dame, fis je — les metatores,
puis les v. 7192-24 des autres représentants de B, c'est-à-dire les v. 7192-214 de la bonne leçon avec les vers 7205-6 placés entre 7198-99, l’omission des v. 7201-4 et l’addition de deux v. après 7214:
Tous li pourfis que vos me dites De vos amer soit vostre quites;
enfin, huit vers placés dans la bouche de Raison et par lesquels elle prend congé de l’amant :
Or, biaus amis, ce dit Raison,
Puis que j’ai gasté ma saison
À toi enseignier et aprendre,
Je ne te vueill or plus deffendre
Que tu ta volenté ne faces,
Mais une chose vueill que saches (1),
Que se tu mon conseill creüsses, :
Loial amour et bone eüsses.
Les v. 7191-214 se retrouveront plus loin, avec quelques variantes, à leur place.
Cette interpolation est fort intéressante. Elle fournit la preuve que Be représente au moins deux versions différentes du poème : une rédaction abrégée, dont l'auteur, considérant comme étrangères au sujet du roman les longues digressions dont il est rempli, avait supprimé celle de Raison, réduisant à 36 vers les v. 5847-7228 de l'original, et une autre rédaction plus étendue. Pour le passage en question, les deux versions ont été, peut-être parinadvertance, transcrites l'une à la suite de l’autre.
Cette explicalion apparait si évidemment certaine qu'elle ne saurait être infirmée par les deux observations suivantes. La rédaction la plus étendue, qui dans Be est juxtaposée à la rédaction abrégée, présente elle-même des coupures; pour m'en tenir dans les limites des v. 5847-1298, il lui manque les vers 5891-92, 6223-96, 6631-1740, 6155-60, 6927-28, 6937-42, 7009-10, 7081-82, 7133-36,
(1) f'aches : saches, rime normande ou picarde.
Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Letires. È Tome VII — 24
7453-80. Il n'est pas possible d'aflirmer si ces omissions existaient antérieurement à la fusion des deux versions ou si elles se sont produites depuis. Je crois non seulement qu'elles existaient déjà, mais qu'elles avaient été plus nombreuses.
D'autre part, on a vu que les v. 1191-214, qui font partie des 36 vers interpolés, sont de la version B; les v. 5847-1228 en sont aussi ; les deux mss. qui ont servi de source à Be étaient donc de la même famille ; pour inattendue que soit cette coimcidence, elle n’a rien d'extraordinaire. Du reste, la comparaison des deux transcriptions dans Ze des v. 7191-24 prouve qu'elles proviennent bien de deux mss. différents, quoique de même famille. Dans la première, ainsi qu'on l'a vu, les v. 7205-6 suivent immédiatement 7198 ; les v. 7199- 200 viennent entre 7206-7 et les v. 7201-4 sont omis; 2 vers sont ajoutés à 1214. C'est la version qui se retrouve dans Ba, Bd, Bé (Bi manque). En outre le v. 71214 Ja n'ierl mes cuers d'autre doez est remplacé par celui-ci : Æt m'en oslés se vos poés. Dans la seconde transcription, les v. 7199-200, au lieu d'être placés entre 1206-7, sont omis en même temps que 7201-4 ; le v. 7214 n'est pas modifié ; les deux vers interpolés entre 7214-15 sont omis.
Il y a d’autres indices de l’utilisation de deux versions dans Be. On a vu déjà qu'à des fautes communes aux quatre autres mss., fautes qui, par conséquent, doivent remonter à l'ancêtre de la famille, Be oppose la bonne leçon. À ces cas on pourrait ajouter, en leur attribuant la même valeur, ceux où Be s'oppose à la fois à Ba d'une part, et d'autre part à Bé ou à Bt; celui notamment qui a déjà été mentionné, où dans Ba, Bd, Bi les vers 11841-42 sont remplacés par quatre autres vers insérés entre 11844-45.
Dans Be les v. 5483-86 sont placés, en dépit du sens, entre 5504- 5, l'explication la plus naturelle de ce désordre est que, ces vers ayant été ajoutés en marge, par un correcteur, dans un ms. où ils manquaient, un copiste les a ensuite introduits dans le texte à la place qu'ils occupent dans Be. Un détail, sur lequel je reviendrai, permet même de supposer que ces vers déplacés manquaient à l’ancêtre de toute la famille B, bien qu'ils se trouvent à leur place dans Ba, Bû. |
Les v. 7161-62 dans Be sont placés entre les v. 7764-65 ; dans le groupe Z et dans des mss. qui en dépendent, ils sont entre les v. 1166-67. Existe-t-il une corrélation entre ces deux fautes? Rien
n'autorise à le supposer. Il n'y a aucune raison de croire que Be ait emprunté les vers qu’il place après le v. 7764 à un ms. qui les a après le v. 7766 plutôt qu'à un ms. qui les a après le v. 1762. Les deux fautes sont indépendantes l'une de l’autre et s'expliquent facilement. Les deux vers 7760 et 7762 commençant par les mêmes mots Etprent, deux copistes ont pu omettre involontairement les v. 7761- 62, puis les reprendre après les v. 1764 ou 7766, où ils s'intercalaient aisément, dès qu'ils se sont aperçus de leur erreur. Quelques autres variantes communes à Be et à Z sont insignifiantes et de même indépendantes : v. 1005% Dame plaisant, pour D. poissant ; v. 10072 Ma dame, pour Ha d.; v. 10409 foër, pour fuie; v. 12167 vous volons demander, pour v. venons d.; v. 19576 ma bele chiere, pour ma dame c. Dans l'examen des variantes de X, M, N, je noterai de nombreuses fautes communes à ces groupes età Be.
Défaut d'unité de Bé. Dans Be, entre les v. 6900-901 sont intercalés 31 vers (1), à savoir les huit suivants : Nule autre chose ne demant; Ne me serf jamais autrement Et lesse ta pensee fole Et le fol dieu qui si t’afole (2); Amours, qui te fait en li croire, Te tolt ton sens et ta memoire (3) Et de (#) ton cuer les ieus avugle, Si te fais tenir pour avugle (5) ; un vers formé de la première moitié du v. 6901 et de la seconde moitié du v. 7191 de la lecon commune :
Dame, fi je — bien mesta fores (6); - puis les vers 7192-214 de la leçon de B, c'est-à-dire avec les v. 7205- 6 placés entre 7198-99, l'omission des v. 7201-204 et l'addition après 1214 (7) des deux vers suivants:
a Même interpolation dans Bo, Bd, B6.
B6 : Et Amors q. ainsi l'a.
3) Ce vers et le précédent sont omis dans B6. B
(4) BG: Qui de.
(5) Le? B6 : Ette fet apeler a.
(6) B6: D. dis li metaforez; Bo: D. fait lion melaphores; Bô: D. fes li
jen en (7) 7213-14 sont omis dans Bo.
Tous les pourfis (1) que vous me dites De vostre amour vous clain ge quittes (2).
Viennent ensuite les v. 7221-22 (3) et, immédiatement après, les v. 6901 et suivants, selon la leçon de B. Les v. 1191-214 ne seront pas répétés à leur place, mais les v. 7221-22 le seront ; les v. 7181- 89 sont en effet remplacés par quatre vers nouveaux :
Ainsi l’ay de mon pere apris.
— Dame, dont tien ge (4) bien a pris.
Moult me (5) plaist la propre parole, Quant elle vient de celle escole (6);
après lesquels viennent immédiatement les v. 7221-22, ainsi modifiés :
Mais pour Dieu, laissiés moy penser .
A la rose ou sont mi penser,
et suivis de quatorze vers, dont j'ai déjà parlé (p. 566) :
Tant l’aing que (7) se vous le (8) scaviez Que se par forche en deviés
Ou mourir ou m’amour avoir,
Ne vous en flateray ja (9) voir,
Mout seroit cointe (10) vostre vie, :
Je (11) n’aroye de vous envie,
Se vos vos (12) deviez acorer,
Braire, jemir, criier, plourer (13), Fondre en larmes pour faire (14) dieulz, Et fuissiez fille a .iiij. dieux,
Tant sceüssiez bien fleüter (15),
(1) B6 : Tout le profit.
(2) Bô, B6 : De vous amer soit vostre q.; Bo : De vous amer soient vos q.
(3) En réalité le v. 7222 seul, mais l’absence du v. 7221 résulte d'une étourderie du copiste, puisqu'il se trouve dans Bo, B6, B6.
(4) BG: D. d. let. g. a.
(5) B6 : El me.
(6) B6 : Q. el vous v. de tele.; Bo : Q. e. v. d. telle e.
(7) Ba, Bo omettent que.
(8) B6 omet le.
(9) B6:Jje.
(10) Ba, Bo, B6 : courte.
(11) Bo, B6 : Ja.
(12) Bo, B6 : Se vous d.; Ba : Se en d.
(13) B6 : B. c. batre p.; Ba, Bo : B. ce. gemir p.
(14) B6 : Let f.
15) Bi: T.me s. b. flaler; Bo : T. s. b. deputer.
Ne je n’en veul plus desputer (1), Mieulz vaurroye morir de mort (2), Si sen ge ja qu’elle m’amort (3).
L'origine de l’interpolation de Bé est évidente; elle résulte d’une fusion maladroite de deux leçons, dont l’une supprimait tout au moins les v. 6901-7192. Entre cette interpolation et celle qui se trouve dans Be, entre les v. 6842-43, il existe une corrélation certaine : de part et d'autre, fusion des v. 6901-7191 ; des huit vers qui dans Bé précèdent le vers résultant de cette fusion, six se retrouvent à la même place dans Be. Les deux interpolations ont la même origine : la juxtaposition de deux versions différentes. Mais comment expliquer que de part et d'autre elles ne soient pas à la même place et ne comblent pas les mêmes vides? Est-ce Be qui a étendu la lacune en supprimant les v. 5847-6900 de Bé, ou est-ce Bé qui a restitué ces vers? Comment expliquer aussi la différence qui existe entre les deux mss. dans le nombre des vers interpolés ? Les deux premiers et les quatorze derniers vers de l’interpolation de Bé sont supprimés dans Be; les huit derniers de celle de Be ont disparu dans Bé. Rien n'autorise à donner la préférence à l’une des très nombreuses et très différentes réponses qu'on pourrait faire à ces questions.
Les v. 9201-2, omis dans Ba, B&, Be (Bi manque), sont placés dans Bé entre 9198-99; le copiste qui les à introduits là les avait sans doute trouvés en marge du ms. qu'il avait à reproduire ; ils y avaient été rapportés d’après une autre copie.
Les deux altérations de Bé qui viennent d'être signalées se retrouvent dans B0, B6, B6 ; elles remontent nécessairement à l’ancêtre commun de ces quatre mss.Il en est de même de deux variantes empruntées à Z:v. 1013 seürement, pour secreement; v. 10378 me trouveront, pour m'apercevront; et d'une interpolation de deux vers entre 9156-57, qui semble provenir de M, N (voir M-N). Bé remplace les deux vers 4301-2 de la leçon commune, qui est aussi celle de 2, par deux vers de /; Bo, B6 aussi; B0 aurait sans doute fait de même s’il n'avait omis les v. 4301-4. Au contraire, un chapitre apocryphe sur Faux-Semblant, interpolé dans Bê, comme
(1) B6 : Si n'enc. ge p. d.; Bi: N.J.nec.; Bo:J.ne cv. or p. escouter. (2) B6 : M. v. avoir la m.; Bo : Mes v.
(8) Bo: Si say j. j. qu'e. me mort.
dans certains mss. du groupe IT, entre les v. 11222-93, n'existe ni dans Bo, ni dans B6, ni dans B6. Dans Ba, B&, Be, Bi, les v.11903-4 sont remplacés par seize autres vers (1); Bé a les uns et les autres : cette maladroite juxtaposition de deux leçons n'existe pas dans Bo, B6, B6. D'autres attestations d'emprunts qui ne remontent pas à l'ancêtre commun de Bé, Bo, B6, BÔ sont fournies par d'autres passages où Bé a la bonne leçon à la fois contre B, Bo, B6, B0 (2).
Pour les quatre derniers mille vers du poème, Bé suit surtout Z, mais pas régulièrement.
Défaut d'unité de Bd. L'arrangeur du texte de B&, moins maladroit que ceux de Be et de Bé, n’a pas laissé, comme ceux-ci, échapper des contradictions qui décèlent à première vue l’utilisation de deux versions. Cette contamination n'en est pas moins assurée. Il a déjà été prouvé que pour la première partie du poème le ms. était allié à deux familles. La preuve qu'il en est de même pour la seconde partie est fournie par les vers, déjà signalés, où Bd a la bonne leçon, tandis que les quatre autres mss. ont une faute commune provenant de l'ancêtre de la famille. À ces exemples, on peut ajouter ceux où B& a la bonne leçon à la fois contre Ba et Be d'une part, et d’autre part Bé ou Bi, et même, si l'une des places que j'ai proposées pour Bû dans la famiile est exacte (voir p. 364), ceux ou Bd n’a pas les fautes communes à Ba et Be. J'ai déjà cité un certain nombre de ces derniers; voici quelques-uns de ceux ou Ba, Be et Bé ont une même faute que n’a pas BG (3): v. 4170 Ne ferai plaintes ne clamors, pour Ne de lui p. ne c. (B& : De nului p.; Bi: N'ierl ja de moi faite c.) ; v. A1TS, variante qui est la conséquence de la précédente : Plus n'en ferai, pour Ne ferai mais (Bi : Ne mesferai) ; v. 4190 Zi dieus d'Amours point ne me faut, pour Ou dieu d'A. pas ne d. (Bi a la bonne leçon) ; v. 4956 ou nuire, pour et sofire (Bi a la bonne leçon); v. 4271 De ceste chartre, pour De la prison (Bi: Car trop malement en ampires) ; vx. 4300 Forsenerie raisonable, pour C’est f. raisnable (Bi, avec Ce est fois et honours resnable, se rapproche plutôt de la bonne leçon); v. 4418 Et ceste uevre espoir ne haissent, pour Et que C.u. ne h. (Bi manque) ;
(1) Voir p. 360, n.5.
(2) Voir l'étude de Bo, B6, B6.
(3) Dans les exemples qui suivent, Bi et Bu ont les variantes des v. 4170, 4271, 4418, 12466; B£ a changé le v. 4173 : À nul jour mais. |
v. 5424 Puis je, pour Voire (Bi a la bonne leçon); v.12466 Jamais, pour Sachiez (Bi manque), ete.
Non seulement le rang que doit occuper 4 dans la famille 2 prouve qu'il ne peut avoir la bonne leçon que pour l'avoir reçue d'un ms. étranger lorsque Ba et Be ont une faute commune : mais parfois cette bonne leçon se présente chez Bd dans des conditions qui d’elles-mêmes trahissent l'emprunt: les v. 5785-88, qui manquent à Ba et à Be, manquent aussi dans B4 à leur propre place, mais on les y trouve entre les v. 5716-77. Sans doute un correcteur avait ajouté ces vers en marge d’un ancêtre de B4 et le copiste qui les a introduits dans lé texte s'est trompé de place. Il faut probablement expliquer de même le déplacement des vers 5845-46, intercalés entre 3810-11, et celui des vers 11435-36, intercalés entre les v. 11496-97. Les premiers, il est vrai, existent bien à leur place dans Ba et Be, mais ils n'en ont pas moins pu manquer à un ancêtre de B&; d’ailleurs, pour leur attribuer dans B4 une origine étrangère, un autre argument s'ajoute à celui qu'on peut tirer de leur déplacement: le v. 5846 n'ya pas la variante qu'il a dans Ba et Be: force, pour roue. Pour les v. 11435-36, tout contrôle manque, le passage étant omis dans Be et Bi, et le feuillet de Ba qui le contenait ayant disparu.
La combinaison de deux leçons dans B& se constate jusque dans un même vers, en tous cas dans une même phrase. Une variante de Ba et Be consiste dans l'omission des v. 5793-94, la substitution aux v. 5795-96 de deux vers nouveaux, l'intercalation entre ces deux vers et le v. 5797 des deux vers 5807-8, enfin la modification des deux vers 5797-98. On a ainsi, entre les v. 5792 et 5799, au lieu des six vers de la leçon originale, les six vers suivants (1) :
Or te dirai que tu feras :
. Par mon los dès or m’ameras.
Lors te verras si grant seigneur Qu’onc n'’ois parler de greigneur, Se tu veus metre en moi t’entente, Voiz me ci virge et bele (Be : ci b. dame) et gente.
(1) Bu a à la fois les v.5793-94 de la leçon commune, et les six vers de Ba, Be, et de plus répète Les v. 5807-8 à leur place originelle. Bf a les v. 5193-96, et 5797 de la leçon commune; entre 5796-97 1l intercale deux vers de B : Or te dirai que tu feras Par mon los dés or m'ameras; il a le v. 5198 de B; il réunit donc deux leçons. Mar a les v. 5193-94 de la version commune; aux v. 5195-98 il substitue ies v. 1-2, 5-6 de la leçon de B, et donne les v. 3-4 à leur véritable place, c'està-dire entre 5806-9. 6
BG, tout en gardant les v. 5793-94 de la leçon commune, substitue aux vers 3798-98 les six vers de Ba, Be, mais modifie ainsi le dernier : Sui ge bete pucele et gente. La leçon originale pour ce dernier vers est: S'ui je pas bele dame et gente? Le mot pucele de Bâ, pour dame, peut correspondre au mot virge de Ba; quoiqu'il en soit, 2 devrait avoir Voiz me ci avec Ba et Be, au lieu des mots Suije, qu'il a dû prendre dans un ms. où ne se trouvait pas la variante des six vers (1).
Le v. 14300 Pour ensemble a leur bone tendre, correspondant au latin ad metam properate simul, est ainsi défiguré dans Ba : P. l. boe e. rendre. Il est dans A7 et Li, deux mss. étrangers à la famille B : P. e. 1. boe rendre, et en marge de Zi, boe est traduit par sperma. Gette rencontre peut être fortuite.
Défaut d'unité de Bi. Bi associe dans le poème de Guillaume de Lorris plusieurs versions ; c'est une première présomption qu'il en sera de même dans le poème de Jean de Meun; une autre présomption réside dans le fait que ce ms. contient, non pas à proprement parler une copie, mais un abrégé, on pourrait dire, en certains endroits, un remaniement de la % partie du roman; il est légitime de craindre que celui qui a pris la peine de transformer ainsi le poème n'ait pris aussi celle d'en comparer plusieurs copies. Ge ne sont là que des présomptions, mais elles sont justifiées par les exemples déjà cités où Bi oppose la bonne leçon à une faute commune à tous les autres mss. de la famille ; exemples auxquels on pourrait ajouter ceux où 1l a la bonne leçon contre Ba et Be réunis.
Défaut probable d'unité de Ba. Une des raisons de craindre que Ba n'ait subi, lui aussi, d'après d'autres mss., des corrections qui lui soient propres, est tirée des exemples où il a Ja bonne leçon contre des fautes communes à Bd et à Be, Bé ou Bi. Mais on a vu que ces Cas sont peu nombreux, et peut-être sont-ils explicables autrement que par des corrections faites à Ba. Il arrive aussi que des variantes communes à Ba et à Be paraissent plus naturelles lorsqu'elles précèdent ou suivent les lacunes de Be, et l'on est alors
(1) On pourrait toutefois considérer la leçon de B& comme une première étape de la variante de Ba, Be (cf. ci-dessus, p. 364), mais pareille hypothèse serait bien peu vraisemblable.
tenté de croire que la lacune a pu être comblée dans Za. Tel est le cas des deux v. 10699-700 :
Car onques cel vallet n’ama, N'onques ami ne le clama,
au lieu de Tant a ce vallet en despit, Et pour ce le blasme et despit.
Ge changement, dont on n’aperçoit pas le motif dans Ba, s’explique mieux dans Be et Bé(1), à la suite des deux vers que ces mss. ont substitués aux v. 10691-98 (voir ci-dessus, p. 367).
Ba a à la fois les v. 7223-98 et les 14 vers qui les remplacent dans Be et Bi(Be et Bü sont ici hors de la famille) (2). Il semble bien qu'ici Ba ait juxtaposé deux leçons.
Défaut probable d'unité du prototype B. D'autre part, il existe des apparences très sérieuses que l'ancêtre de la famille B avait déjà contracté des emprunts à d'autres familles.
Les v. 5487-88 sont omis dans Ba, Bä, Be (3) (le passage manque dans Bi). Leur suppression ne peut que résulter d'un accident ou être la conséquence d'une coupure plus étendue; ils seraient dénués de sens et devraient être supprimés si les quatre vers qui les précèdent et dont ils dépendent disparaissaient. Or, d’une part, l'omission semble avoir été voulue, puisqu'elle a été opérée par la fusion, apparemment réfléchie, des deux v. 5487-89 : Certes + Amours vaut mieuz. Prouvez. D'autre part, les quatre v. 5483-86 sont précisément omis dans Be, ou, plus exactement, ils y sont placés plus loin, entreles v. 5504-5. Par cette double circonstance, on est autorisé à croire que la fusion des v. 5487-89 est consécutive à l'omission des ‘v. 5483-86 ; que ces derniers devraient par conséquent manquer aux trois mss.: qu’ils leur ont été restitués, transcrits probablement en marge de leur ancêtre commun, d'où ils sont rentrés dans le texte, à leur propre place dans l'ancêtre de Ba, Bd, entre 5504-5 dans Be.
Dans Ba, BG, Be (passage omis dans Bi), les v. 7153-36 manquent à leur place; mais les deux premiers se retrouvent après le v. 7152 (4), où, dans Be, ils sont immédiatement suivis du v. 7181, les
(1) Et dans Bu, Büû.
(2) Voir page 366.
(3) Omis aussi dans Bt. Ils existent dans Bu. (4 De même dans B£.
v. 7133-80 étant omis. Cette omission serait-elle un reste d’une lacune plus étendue, qui aurait été comblée en partie dans Be, totalement dans les deux autres mss.? Coïncidence curieuse, dans Bé(1), les v. 7133-86 sont bien à leur place: mais, là où les autres mss. ont reporté les v. 7133-34, c'est-à-dire après le v. 7152, Bé a placé deux autres vers (c-d) que l’on verra dans Bé et Be intercalés entre les v. u-l d’une interpolation suivant le v. 6952, et qui manquent dans la même interpolation de Ba.
Ba et B& omettent les v. 7201-4 et placentles vers 7199-200 entre les v. 7206-7 (Bi manque) (2). On a vu que dans ce chapitre Be et Bé juxtaposent deux versions; dans la première, suivant l'ordre où elles se succèdent dans les deux mss., la variante de Ba et B& se retrouve exactement ; dans la % version, Bé supprime les vers qu'il a déjà donnés dans la première, mais Be les reproduit, et cette bévue nous a permis précédemment de constater que sa seconde leçon, tout en différant de la première. était néanmoins de la même famille (voir ci-dessus, p.369). Cette seconde leçon, qui a moins de variantes que l’autre, paraît plus ancienne qu'elle ; or elle omet non seulement les v. 7901-4, mais aussi les v. 199-200. L'omission dans ce cas est plus naturelle, car les six vers contiennent la même allusion, que l'abréviateur semble avoir voulu faire disparaître. Si les six vers ont été supprimés en même temps, il faut admettre que les v. 7199-200 ont été ensuite rétablis dans la version où ils sont placés entre 7206-2017, et par conséquent conclure, non seulement que le prototype de Ba et Ba et de la première version de Be et de Bé avait déjà reçu des corrections, mais encore que la grande coupure de la 1° version de Be et de Bé a été faite sur cette version corrigée. Cependant, cette explication ne s'accorde guère avec la constatation suivante : dans la 2 version de Be, où les v. 7199-9204 sont omis, la discussion sur l'emploi des termes propres, même obscènes, à laquelle ces vers faisaient allusion, a été conservée, tandis qu'elle est supprimée dans la 1re version de Be et Bé, qui précisément donne les v. 7199-200. Dans mes tentatives pour éclaireir cet imbroglio, qu'on va voir se compliquer encore, les solutions auxquelles j'ai abouti comportent tant d'hypothèses que je crois inutile de les donner.
Dans Ba, Bü, Be (Bi manque)(3) les v. 13635-38 font défaut à
(1) Et aussi dans Bu.
(2) Cette variante n'existe ni dans B4 ni dans Bu. (3) Bt et Bu ont la bonne leçon.
leur place, mais dans Ba et Be ils sont placés entre les v. 13632-33, où ils coupent une phrase en deux tronçons; dans Bd, on ne les retrouve pas. Faut-il supposer que, soit les v. 13633-34, soit les v. 15635-38 manquaient à l'un des ancêtres de ces mss., qu'ils lui ont été ensuite restitués, enfin que Bd les a rejetés parce qu’à la place où ils se trouvaient ils constituaient un non-sens ?
Les passages d'où sont tirés les quatre exemples qui précèdent manquent dans Bi, mais, pour les deux exemples qui suivent, ce ms. se joint à Ba, Bd, Be (1). Les v. 11937-38 sont intercalés entre 11239- 33, ainsi séparés de ceux qui en sont le développement (les v. 11239- 40 sont remplacés par 6 autres vers). Les v. 11249-50 sont placés, après le v. 11254, à la suite de deux vers interpolés : De folie m'entremetroie, Se en lita chien oing querroie. Dans Bé, ces deux vers suivent le v. 11254, mais les v. 11249-50 sont à leur place.
Dans Ba et Be (Bi manque), les v. 14509-10 sont placés entre les v. 14498-99 (9).
Enfin, dans Ba et B4 (Be et Bi manquent)(3),les v. 7175-76 sont placés entre 7170-71.
Comme complément à ces exemples de vers déplacés, je vais montrer, en deux tableaux synoptiques, quel désordre une même interpolation peut introduire dans les différentes copies de cette famille extraordinaire. Malheureusement, il manquera un ms. à chaque tableau, Bi ayant omis le premier passage et Ba ayant perdu le feuiliet qui contenait le second.
Les vers interpolés dans le 1° cas sont les suivants :
I Se veritez n'iert si luisanz (4) Il Qu’el fust contre vertu cuisanz (5), LI Sans faille bien as (6) oï lire (7) :
IV Tout voir ne sont pas bon a dire.
\ Mais qui vueut mauvaistié confondre, VI Voir dire n’est mie (8) a repondre, VIT Car veritez, quant (9) vous la dites (4) Età Bi, Bu, Ba.
(2) Bt, Bu ont la bonne leçon.
(3) Bi, Bu ont la bonne leçon.
(4) Bâ, Bé, Bi, Bu : cuisans ; Bo : cy L.; Bd : n'est si nuisans. (5) Bi, Bu, Bo, Bô : nuisanz; BG, Bé : luisans. (6) Bt, Bu : l'as ; Bo B6: l'ai (7) Ba : as ou l.; Bû, Bo: dire ; Bt : les a dire. (8) Be : Verité n'; B& : n'e. preuz a.
(9) Bä : v. se v.
VIII Pour conoistre (1) les ypocrites,
IX Teuz veritez n’est pas a taire.
X Cele doit (2) l’en touz jourz retraire.
XI Mes peres plus (3) que nus les blasme XI Ne (4) ne het tant nul autre blasme (5).
Outre ce groupe, on trouve dans le même passage deux autres couples de vers ‘6) également ajoutés au texte de Jean de Meun :
a-b Ne ne tieng (7) autre chose a laide, Qui plaidier en voudra si plaide (8).
c-d Mais quant la verité doit nuire (9)
Contre vertu bon la fait fuire (10).
v. 6946 6946 6946 6946 6946 6946 6947-50 6941-50 6947-50 6947 -50 6947-48 6953-56 a-b 6951-52 6951-52 6951-52 6951-52 6951-54 6951-52 I-VI, IX-X, I-II I-U I-II HT-IV, 1-1, I-XII VII-VIII, XI-XUI VII-XII c-d c-d (11) V-VI, IX-X, ITI-IV VU-VIII, XI-XII 6947-48 6947-48 V-VI, IX-X, ILI-XII VII-VIIT 26 vers (12) XI-XII 6955-56 6955-56 6955-56 (13) | 6955-56 (14) 6953-54 6953-54 6953-56 a-b a-b a-b a-b 6957 6957 . 6957 6957 | 6957 6957 1) Bâ : Est encontre 1.
2) Ba: Ainz la d.
(3) Bé : Ne palles pl.
4) Bt: Il; Bu, Bo, B6 : N'ul.
(5) Bé : N'on ne doit demener autre ame.
A OPRCE Bé (et Bo, B6), le second couple, c-d, se trouve ailleurs, entre les v. (7) Be : Je n. t.; Bê : tint 8) Bé:Q.env. p.s'enp (9) Bé : M. L.v. qui d. n.
10) Bä, Bé, Ge, Gé : v. bien f. a f.
(11) Dans Bé, Bo, B6, B6, les v. c-d sont entre 7152-53, où Ba, Bä, Be ont intercalé les v. 7133-34.
12) Je suppose que ces 26 vers, dont j'ai négligé de prendre copie, sont ceux qui se trouvent dans Ba, B& entre 6916-17, dans Bu entre 6920-21.
(13) Omis dans Bé.
14) Ces deux vers sont ainsi modifiés dans tous ces mss.: Et (Bo, B6 : Ne) je que CAUCE ne pechié Ne hé rien tant (Be, Bo, B6 : t. r.) comme (Be : com tel) pechié.
Les vers interpolés dans le second cas sont au nombre de six seulement :
I Les diz Saint Augustin cerchiez,
Il Entre ses escriz (1) reverchiez
ul Le livre des uevres (2) des moines ; IV La verrez que nules (3) essoines
| Ne doit querre li ons parfaiz
VI Ne par parole ne par faiz.