‹ les manuscrits de roman de la roseChapitre 6 sur 141 · Fol. 1-132r0. Le Roman de la Rose · texte numérisé non relu

Fol. 1-132r0. Le Roman de la Rose

Cy commence le Romans de la Rose,

Ou l’Art d’'Amours est toute enclose.

Maintez gens dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit.

Ci fenist le Romans de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

Maistre Guillaume de Lourris, Qui est ore en terre pourris, Et maistre Jehan Clopiniau, Qui de fouir n’iert pas yniau, Ces .ij. maistres firent ce livre.

G. commença et J. delivre.

Leurs ames soient en paradiz, Et a toulz ceulz qui sont or viz.

Le texte a subi de nombreuses corrections au XV° siècle. Au fol. 55 v°, au-dessus de la colonne qui contient les vers 9154-9175, on a écrit cette réflexion : «Jehanne de Conte (?)e ne (/isez : en est) la prove ce que ess.»

%, — Fol. 132 vo. Le Codicille, incomplet. Le bas du feuillet a été enlevé, peut-être pour faire disparaitre des explicits.

BIBL. NAT. fr. 1558 (anc. 7591)

Parchemin, 0,300 sur 0,208, premier tiers du XIV* siècle,165 feuillets à deux colonnes de 84 lignes. Début du 2° feuillet : Sé estoil poi mendre de Saine. Miniatures ; initiales alternativement d’or et d'azur.

L'écriture change à partir du v. 7300 (premier vers du f. 57) (4).

Sur le recto du dernier feuillet, cet hexamètre :

Troum protector, Daneum metus, hic jacet Hector.

Sur le verso, deux noms: Malgareta et Antonia.

Maintes genz dient que en songes.

Ant fu jors et je m’esveille.

Explicit le Romans de la Rose, Ou l'Art d’Amors est toute enclose.

BIBL. NAT. fr. 1559 (anc. 1598)

Parchemin, 0,285 sur 0,204, fin du XIIIe siècle, 177 feuillets à 2 colonnes de 32 lignes. Début du % feuillet : Mon vis rafreschi et lavé Miniatures.

Le volume a appartenu à Jacques d’Armagnac, comme en fait foi la note qui suit, inscrite au verso du dernier feuillet : « En ce present livre du Roumant de la Rose a cent et .Ixxix. feilletz, histoires .xx}. Ge present volume du Roumant de la Rose est au conte de la Marche. Pour Carlat. Jacques » (2).

Sur le plat des couvertures et sur les feuilles de garde, de nombreuses notes insignitiantes ou effacées. En voici quelques-unes : « La botique de messire Jehan de Meurdon » (XV: s.). — « Trois paroles sont perdues. C’est assavoir quant on est a cheval, chaucié d’esperons, et on dit a son cheval : da avant ; l'autre quant on est a belle table ou il a bien a mengier, et on dit a son compaignon : mengez ; l’autre quant on est couchié avec une belle dame et on lui dit : tournez vous de Ça. Et aussi troys eaves sont perdues, c'est assa-

voir eave ou on baptise viel juif, l’autre l'eave que on met en bon

(4) A ce changement d'écriture correspond un changement de leçon.

(2) La signature Jacques a été grattée, mais se devine encore. Sur les livres de Jacques d'Armagnac, voir L. Delisle, Cabinel des Manuscrits, I, p. 86.

vin et l’autre l’eave o vieille putain se baigne » (XIVe ou XVe s.). — « Colas le Dieu de Vaulx » (XVe s.). — « Hugues », nom plusieurs fois répété. — « Plante burde », qui paraît être un aagramme.

lei commence li Romanz de la Rose.

Maintes genz dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Voici quelques particularités graphiques du texte : Zamès, atant sont toujours écrits en un mot; en grant(engrant), neis un(nesun), vin aygre (vinaigre) sont en deux mots; el (en le), net (ne le) sont souvent écrils #, Nu; POOr, VOOÎr pour peor, veoir ; OveC pour avec ; ë latin est devenu aÿ dans Zaï (lege), estaile (Stela), saie(seta), oaît, poail,joait; Challes pour Charles ; le suffixe - atorium est - eoir (mireoir); aus pour as (ales); ls est constamment supprimée dans blamer, Atenance; la syllabe initiale de conveni, convient est représentée par le signe d’abréviation 9.

Le ms. a été collationné au XIV: siècle sur un autre et a reçu à cette époque des corrections et surtout de nombreuses additions. Les feuillets 37 et 92 sont de la même écriture que ces corrections; les vers 17213-16 ont été ajoutés au XV: siècle. Le dernier feuillet a été remplacé à la même époque et le texte primitif s'arrête au vers 21719.

En tête du feuillet 140 recto, qui commence au vers 17091 et où la prescience de Dieu est discutée, on a écrit au XIVe siècle : « Nota contre l'oppinion Jehan du Pré. »

BIBL. NAT. fr. 1560 (anc. 7598 5)

Parchemin, 0,285 sur 0,196, milieu du XIVe siècle, 3 +131 feuillets (1) à deux colonnes de 40 vers. Début du 2e feuillet : Si ne me plaing des elemens CXXII ; du 4° (second du roman) : Vers une riviere madesce. Miniatures. La miniature liminaire (fol. 3) est à quatre compartiments ; dans l'encadrement du feuillet, des médaillons à personnages.

Les ex-libris du ms. sont, dans l’ordre chronologique, les suivants :

(1) Deux feuillets contenant une table dés matières et le 1er feuillet du roman

ne sont pas compris dans la numérotation, qui a été faite soit par le scribe, soit par le rubricateur.

Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. * Tome VII. — 2,

Au verso du dernier feuillet :

Sj Jo ponitur et kan simul associatur Et nes addatur, cui pertinet ita vocatur (XVe siècle). Au-dessous : « Ce livre, nommé le Rommant de la Rose, aparlenoil a Jacques de Croismare, en son vivant Conseillier du roy nostre sire en son grant conseil, et lieutenant general de Monseigneur le grant seneschal en Normandie, lequel trespassa le .. jour de janvier l'an de grace mil Ie II** et douze. Priez Dieu pour luy et pour son ame » (XVe siècle). — Les mots apartenoit a, que j'ai soulignés, semblent écrits sur un grattage : y avait-il primitivement apartient à mot ? À Au-dessous : « Et en l'an mil cinq cens quarente, estant au dit Rouen, ce dit livre m'a esté donné liberallement par Nicolas de Croismare, filz du dessus dit maistre Jacques. Preudomme. »

Au verso du premier feuillet de garde, en tête du volume:

« Acheté par Claude Fauchet, conseiller second president pour le roi en sa cour des monnaies, l'an 1570 ». Fauchet ajoute : « Les

autheurs du Romans de la Rose sont nommés f. LXIX et LXX ». Au-dessus de cette note de Fauchet S'en trouve une autre, qui me parait avoir été écrite à la fin du XIVe siècle, dont l'indication ne s'applique peut-être pas au manuscrit, mais qui prouve que déjà à cette époque celui-ci se trouvait en Normandie, son pays d'origine probablement : « Escript a Rouen ce lundi, troisieme jour de novembre. Le tout vostre en paiant ».

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit hi Rommans de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

Explicit hoc totum, pro Christo da michi potum.

Un lecteur du XIVe siècle a écrit dans les marges des citations empruntées l’une à Tibulle, une autre à l'Écelésiaste, une troisième au Pamphilus, des renvois à Mathieu de Vendôme, au 4e chapitre des Physiques, aux 1er et 3e livres des Métamorphoses d'Ovide, et les deux notes suivantes :

« Nota quod Scipio senator romanus, cum iret in Affricam ad destruendam Cartaginem, apparuit ei in sompniis Anchises, pater suus, qui multa ventura sibi revelavit et multa mistica sibi ostendit,

quod sompnium postea Macrobius philosophus eleganter exposuit, interserendo multa de philosophia naturali et de scientiis mathematicis in duobus commentariis. Et intitulatur liber ille Liber Macrobii sive Expositiones sompni Scipientis (sic) senatoris » (fol. 2 vo).

« Nota quod ista vicia sive defectus non participant ad ‘a[ctu}m de delectione et lidjeo dicuntur esse extra murum » (fol. 1, à propos des figures qui ornent la façade du verger de Déduit).

Après l'explicit du Roman de la Rose, on a ajouté la finale apocryphe en 24 vers des mss. du groupe N : j

Et puis que je fuiz esveillé Est fine et pure vérité.

Puis 158 vers, correspondant aux vers 11983-19134 de l'édition Michel, avec l'indication de l'endroit du manuscrit où il faut les placer : « Ge qui est ei aprez escript faut ou chapitel ou Faussemblant parle au dieu d'Amors, et le troverez sus le nombre de LxXxuN, a telle enseigne —+., entre ces vers : Moull sont li dil az fais divers, et Cise volt taire Faussemblant, etc.

Si fas cheoir ‘dedens mes pieges Tant suy je fort privilegies. »

Au follo LxxIN verso se trouve en effet le signe indiqué, auquel Fauchet a ajouté : « Voyez la fin du livre au mesme signe ».

BIBL. NAT. fr. 1561 (anc. 1599)

Parchemin, 0,268 sur 0,180, première moitié du XIVe siècle, 127 feuillets à deux colonnes de 42 ou 40 lignes. Début du 2° feuillet : Estcit par semblant cele ymage. Reliure aux armes de Charles IX.

Les 72 premiers feuillets semblent n'être pas du même scribe que les suivants.

Le ms. est incomplet et s'arrête au vers 20709 ; en outre, il manque deux feuillets (v. 8017-8334) entre les feuillets actuels 51 et 52, et un (v. 15766-15924) entre 96 et 97.

Maintes gens dient que en songes

Prez de continuer la guerre.

BIBL. NAT. fr. 1562 (anc. 1599 *:$)

Papier, 0,800 sur 0,235, XVe siècle, 129 feuillets à deux colonnes de 35 à 38 lignes. Pas de miniature. Ni les rubriques ni les initiales n’ont été exécutées. Reliure sur onglets.

Le début (4 feuillets) et la fin du poème ont disparu; le texte commence actuellement au vers 470 et finit au vers 21338 :

Ou oncques n’avoit entrés bergier

[Que Dieus abedeus vous amant], Manquent, en outre, 1 feuillet entre les feuillets actuels 19-20, 1 entre 21-29, 4 entre 40-41, 1 entre 42-48, 2 entre 58-59, 1 entre 60-61, 1 entre 6263, 2 entre 64-65, 4 entre 115-116.

BIBL. NAT. fr. 1563 (anc. 1599 #54)

Papier, 0,265 sur 0,181, commencement du XV® siècle, 223 feuillets à deux colonnes de 55 à 40 lignes. Début du % feuillet : £ns en Le milieu vi Haïne. Nombreuses petites miniatures, grossièrement exécutées. Reliure du XVIe siècle, à ais recouverts de cuir: les fermoirs, en métal, ont disparu.

Sur le plat intérieur de la couverture, en tête du volume :

Escas cum potu benedic, Deus, ore tuo tu.

Au recto du premier feuillet, une table, incomplète, du contenu du volume. Au-dessous : « Frere Jehan de Merville, de l’orede de Perechue (sic). »

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