‹ les manuscrits de roman de la roseChapitre 65 sur 141 · BIBLIOTHÈQUE DE BRUXELLES 169 BRUXELLES. BIBL. ROYALE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE BRUXELLES 169 BRUXELLES. BIBL. ROYALE

Parchemin, 0,28 sur 0,19, première moitié du XIV: siècle, 137 feuillets à deux colonnes de 37 lignes. Début du % feuillet : Et pour beisier. Miniatures, dont celle du 4er feuillet est à quatre compartiments. La première page est encadrée de feuillages avec des animaux.

Sur le 1er feuillet : CoZlegii societatis Jesu Bruxellis 1655. M. B. C. Timbre rouge de la Bibl nat. de Paris.

De nombreux feuillets ornés de miniatures ont été soustraits de ce ms.; ils se retrouvent réunis en un volume spécial, qui sera mentionné plus bas (n° 11187).

Parchemin, 0,278 sur 0,210, XVe siècle, 250 feuillets à deux colonnes de 34 lignes. Début du 2% feuillet : Quant j'oy un poy. Aucune miniature.

Au bas du 1e" feuillet, le nom « Captn Michiels » (imprimé). Au bas du f. 49, une signature du XVe siècle : Parays(?). A la suite du roman, f. 221 v°, deux vers ont été complètement effacés, qui pouvaient être un ex-libris; au-dessous, deux autres vers écrits au XVIe siècle :

Tu qui vieux d’amours user, La Rose te fault estudier.

sont signés d'un monogramme indéchiffrable. Enfin, à la fin du volume, trois noms, du XVe siècle, effacés, mais encore lisibles: Jehan des Ulmes, se bon enfent, Qui a veu (ox leu ?) ce bon romant.

George de Nouhec. — P. de Huertebize. Plus les traces d'un autre ex-libris gratté, dont on ne peut plus rien lire. 1°. — Fol. 1-221 vo. Le Roman de la Rose.

2, — Fol. 222%1r°0-233v°. Les Sept articles de la Foi, de Jean Chapuis, sous le titre de « Tresor maistre Jehan de Mehun »..

30. — Fol. 23#r°-248v°. Le « Testament maistre Jehan de Mehun ».

4°, — Fol. 249r°-v°. Le Codicille, sans titre.

Bo. — Fol. 250r°-ve. Une paraphrase du Paler noster, en 27

quatrains.

Pater noster qui es bien sages, Et bien digne d’estre loués,

Car lassus a fait lon estage

Et trés bien hault t’ies encroés,

Parchemin, 0,23 sur 0,16, première moitié du XIV: siècle, 112 feuillets à deux colonnes de 30 à 35 lignes. Début du 2 feuillet : Et si estoit antortillee. Pas de miniatures ni de rubriques. Le timbre rouge de la Bibl. Nat. de Paris (1). Il faisait partie, au commencement de ce siècle, de la bibliothèque de Condé (2).

Au bas du feuil. 29 vo, on a écrit : L'en m. cec. xlv. fu. M. de f. m. a. Rus. le. jour. de tij.s., et dans.la marge supérieure du feuillet suivant : Aënsy. est. M. F.

Maintes gens cuident que en songes Atant fut jourz et ge m’eveille.

L'écriture à la fin du poème est très différente de celle du début, mais le changement s’est produit insensiblement, et, d'un examen attentif de certaines particularités paléographiques, il ressort que toutes les pages sont d'un même copiste. Les premières pages présentent le caractère du XIVe siècle, mais bientôt ce caractère prend un aspect plus ancien, qu'on croirait facilement du XII siècle, ce à quoi d'ailleurs l’état de la langue s'opposerait : Zes remplace 23 (art. sj. ms. pl.), son remplace ses (poss. sj. ms. sg.), lor, adj., prend toujours une s au pluriel.

Des passages, de peu d’étendue, assez nombreux au début du poème, sont écrits par une autre main du XIVe siècle; toujours le copiste avait laissé un blanc correspondant exactement au nombre des vers qu'il omettait; une fois seulement il a laissé une ligne de trop : évidemment les lignes qu'il laissait en blanc étaient dans son original ou illisibles ou trop altérées. Ces passages sont les suivants : v. 119-839 (£. 14), v. 289-96 (f. 24), probablement les v. 6170-78 (f. 3b), v 2094-2124 (F. 18c-d), v. 2812-96 (f. 16a), v. 2582-94 (f. 16b), v.

(1) Ce ms. figure déjà dans l’inventaire de 4420 des livres du duc de Bourgogne (G. Doutrepont, Inventaire de li librairie de Philippe le Bon, n° 139). (2) Voir ci-dessus, p. 129, la notice du ms. de Méon.

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2999-3004 (f. 184), v. 3298-3306 (f. 20c), v. 3979-84 (f. 24b), v. 4555- 64 (F. 27c), v. 4606-50 (f. 27 d-28 a), probablement la fin du v. 4679, et les v. 4680-81 (F. 28a), v. 4970-95 (F. 294), v. 5415-86 (f. 32b), v. 5445-61 (f. 32b), v. 5609-41 (F. 33b), v. 5654-79 (f. 880), v. 5771-92 (£. 84b), v. 5810-26 (f. 34b-35c), v. 6055-56 (f. 35c-d), v. 6136-44 (F. 36a), v. 6301-44 (F. 36 d-37a), fin du v. 6390 et v. 6391-6409 (F.37b), V. 6706-7 (F. 39a), v. 6719-40 (f. 39a), v. 6771-85 (f. 39b), v. 7189-52 (f. 41b-c), v. 14377-97 (f. TTa-b), v. 16729 (f. 88h).

L'orthographe du texte est intéressante; en voici les traits les plus caractéristiques; la plupart se retrouvent dans tout le cours du poème, mais quelques-uns deviennent moins fréquents vers la fin : réduction de îé à é: danger, menger, respirer, aider, esparner, agratiner, sachez; peché, seché, etc.; emploi de ei : greileite, bruneile, diseite, etc., destreice, megreice, etc., eître (estre), meitre, meit, meite, veir (vair), afeire, treire, mein (main), meinte, cerleine, meigre, reison, mauveilié, quereile, leis (laxo), mais toujours mes (magis), mauves ou maves; an + cons. et en + cons. indifféremment écrits l’un pour l’autre; 0, w sont devenus oi, ui, devant ch, .j : boiche, Male Boiche, coiche, encoiche, reproiche, acroiche, broiche, roiche, atoiche, toichez, atoicher, acroicher, boichier (subst. boucher), cloichez, roige, huîche (subst.), rehuiche, refuige, deluige, mais toujours couche, coucher; eil final est devenu où : consoil, travoil, etc., mais à part ce cas / mouillée est représentée par /Z ou / sans j: velleice, vellir, mellor, traveller, conseller, vallanz, alle, talle, balalle, coralle, allors ou alors, eul; ue est d’abord constamment remplacé par ew, à la fin du poème we devient fréquent : queur ou ceur, aveuques, ileuc, neuve, feur, deult, peut, etc.; plusieurs fois ville pour vueïlle; compoignon, compoigne, mais constamment tigne (teneat), éignent, vigne (v eniat), avigne, sovigne, et quelquefois reprigne,refrigne, se fignoit, se dignoit, loingligne; voer, choer, soer pour veoir, cheoir, seoir,; fuiret (furet); la 2e pers. pl. du futur et du subj. prés. est en -oiz; l’7 est assimilée à l’Z qui la suit; paller (et ses dérivés), Challes; la finale des adjectifs ordinaux est ierme : III ierme, sisierme, dozierme, lreizierme, vinlierme; onc est toujours remplacé par aënz ; les préfixes a et es se substituent l’un à l’autre; fut (ind. pf. 3 de estre) a toujours un {; la nasale finale est toujours #2 (sauf pour en): {om, som, bom, prisom,

reisom, etc.; l's est supprimée devant âne consonne : dé, ira, CU, JU, etc. Quelques formes ne se trouvent qu'au début de la copie : ewe (aqua), {ourjourz, puche pour puisse; je suppose que puche remonte à l'original du copiste

Parchemin, 0,952 sur 0,164, XIV: siècle, 12 feuillets ayant tous des miniatures.

Ces feuillets proviennent du ms. 9577, dont ils ont été enlevés sans doute à cause des miniatures. En marge du 1® feuillet, la mention : Collegii soc. Jesu Bruxellis. M. B.

Parchemin, 0,240 sur 0,188, XVe siècle ; les feuillets, non numérotés, sont écrits sur deux colonnes de 35 lignes. Une centaine de dessins à la plume. Souvent l'espace laissé en blanc pour les rubriques n’a pas été rempli.

Le manuscrit a perdu ses derniers feuillets et le roman s'arrête au vers 20094 :

Dont je vous diray la sentence.

Dans le ms., de nombreuses mais insignifiantes remarques de H. de Villenfagne, qui en a collationné le texte sur celui de Lenglet du Fresnoy. Une note seule mérite d'être relevée (vers le tiers du livre) : « Pendant que je m'occupe à jetter un coup d'oeil sur ce manuscrit, les eaux de la Meuse pénètrent dans les cloîtres de l'église collégiale de St Jean et inondent une partie considérable de la ville de Liège. Ce 29 février 1784. H. de Villenfagne. »

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