LA HAYE. BIBLIOTHÈQUE ROYALE AA
Parchemin, 0,280 sur 0,186, second tiers du XIVe siècle, 138 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2° feuillet : Son non dessus sa Leste lui. Une seule miniature, à la re page du volume.
Vesci le Rommans de la Rose.
Maintes gens cuident que en songes N’ait se fables non et mençonges
Alant fu jour et je m’esveille.
Ci faut le Rommans de la Rose, Ou l'Art d’Amors est toute enclose.
Entre les deux parties du roman (fig. 26), cette rubrique : Explicit actoris primi tractalus amoris,
Incipit alter ibi, laus sit honorque sibi.
(1) Il porte, au bas de la première page, l'écu d'une branche cadette de la famille Pouret, de Tournai.
174 DESCRIPTION DES MANUSCRITS LA HAYE. BIBLIOTHÈQUE ROYALE AA 61 (700)
Parchemin, fin du XIIIe ou commencement du XIVe siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2° feuillet : Le fons de l’eve el la gravelle. Miniatures.
Sur une feuille de papier collée à la 4re feuille de garde, les indications qui suivent : « E bibliotheca Seguriana.» — « Présenté à Monseigneur le Chancelier par son très humble et très obéissant serviteur. Vaultier. » — «Emit Claudius de Montmignon Ambianus 1690. » — «Présenté à Monsieur l'abbé de Caumartin par son très humble et très obéissant serviteur. De Montmignon. 1707. » Au bas du f. 4401°, au-dessous de l'explicit, un ex-libris a été gratté, dout on ne distingue plus sûrement que les initiales P et D.
Au verso du même feuillet :
Touz temps je vuil metre ma paine À amer ma dame souveraine.
Amour de poyre mesquine Ne vaull pas une poitevine.
Sur le plat intérieur de la couverture, à la fin du volume « Manuscript non douteux du XIE siècle, et reconnu du XIE siècle d'après confrontation avec d'aulres manuscripts de ce siècle, entr'autres d'après le livre de Remedio A moris d'Ovide. »
Le copiste, inintelligent, ne se préoccupait ni du sens, ni de la mesure des vers, ni de la rime. Son écriture, laide et assez difficile à lire, a l'aspect de celle du XIIe s., mais la langue est plutôt celle du XIVe siècle. Ce copiste, malgré ses formes constantes seir, veir, n'était pas Picard; il était plutôt du nord de la Champagne. Plus tard on à remplacé sa graphie de l’? mouillée (277) par 4». C'est probablement le même correcteur méridional qui a fait au vers 10381 la correction : «Or est il voir sanz {ota fatble » (f. 6Tc).
Ci commence li Romans de la Rose,
Ou l'Art d'Amors est toute enclose.
Maintes genz dient que en songes
Atant fu jors et je n'’esveille, Explicit le Roumant de la Rose, Ou l'Art d’'Amors est tote enclose.
La rubrique qui sépare les deux parties du roman, placée après le v. 4050, est :