‹ Les manuscrits du roman de la roseChapitre 133 sur 142 · PSE ROUE NON PRISES · texte numérisé non relu

PSE ROUE NON PRISES

eftacent (1); v. 19738 À Bel Acueîl lerrai (Be, Ri, Jo, K, M,N), pour Et B. A. lerra (2); v. 20877 nete (Ri, Jo, Li, Ca), pour clere, etc. (3).

Ilest possible que plusieurs des rencontres qui viennent d’être signalées soient fortuites, mais, si large qu'on fasse la part du hasard, la parenté de tous ces mss. n'en restera pas moins évidente:

Les mss. Maz, Ga, yv, de, Li, qui ont le même chapitre que J sur Faux-Semblant, sont trop peu souvent réunis à ce groupe pour qu'on doive les considérer comme en faisant partie. AR? et Ro, comme l'indique cette interpolation même, forment un petit groupe à part ; on verra qu'il en est de même de Ga et y». Tous ne peuvent être réunis dans une étude d'ensemble; une seule fois ils se rencontrent presque tous dans une faute commune, lorsque Maz, G@, y, Li et Ri, Ro interpolent deux vers entre 10094-95 avec X. J'examinerai donc les uns individuellement, les autres par petits groupes.

J. — Le groupe J, qu'on a vu si mal uni pour le poème de Guillaume de Lorris, et dont chacun des représentants était altéré par des éléments étrangers, se retrouve dans les mêmes conditions pour le poème de Jean de Meun. Quelle que soit la variante sous laquelle on cherche à réunir les mss. de ce groupe, toujours il en manquera à l'appel. Je prends deux exemples: v. 4301-2 Bains (4) morteus qui par douceur boïse, Griés fais qui nule (5) rien ne poise, pour C’est douz periz a sei neier, G.f[. legiers a paumeier ; cette variante se trouve dans Ja, Ju, JI (6); v. 8733-34, la variante déjà signalée dans Bu-Bu (p. 401) réunit Jo, Ju (et By, Ri, Ro). Jy n'a aucune de ces deux variantes, Jo n'a pas la première, Ja n'a pas la seconde ; ils font cependant les uns et les autres partie du groupe J.

(1) Maz : Qu'il en faice; M, N : Et qu'il facent.

(2) Be : À B. À. ferai; Mas: Et B. À. lairai.

(3) Des variantes mentionnées dans cette liste, Za a celles des v. 4170, 6736, 8218, 8362, 8645, des vers interpolés entre 9156-57, des v. 10238, 11155, 12694, 12751, 12871, 13026, 13042, 13923, 16520, 18733; Ze celles des v. 5891-92, 6736, 8645, 9351, 11155; Lo, Lw celles des v. 8218, 8362, 8645, 8936, 12508, 12694, 18224, 18733 ; Lw seul l’interpolation entre 9156-57 et les variantes des v. 9351, 10238.

(4) Maz : Biens; Urb : Riens ; Læ : Rien.

(3) Bi: q. toute.

(6) Et dans Bé, Bo, B06, Bt, Bu, Læ, Urb, Maz, Coc. Il est probable que B6, be proche parent de Bo, B6 et Bé, l'aurait aussi s'il n'avait mis les v. 4304-4. Bu et Ju la font précéder des deux vers correspondants de la leçon commune.

À cause du manque de cohésion de ce groupe, un examen simultané de tous ses membres serait très-difficile à suivre: je ne m'occuperai d'abord, pour plus de clarté, que de Ja, Ju, JU.

J a, avec Æ seul ou accompagné de M, N ou Z, de nombreuses fautes en commun, bien que, plus souvent, il lui oppose la bonne leçon: Ja, Ju, JE! ont les mêmes variantes que Æ aux v. 4098, 4207-8 (intervertis) (1), 4329 (2), 4405-6 (intervertis), 4796, 6359-60 {intervertis), 6372, 6772 (3), 7029-30 (intervertis), 8060, 8802, 9974 : que À, M au v. 8444; que X, M, N aux v. 4783, 8824: que X, L M, N au v. 4157.

Plusieurs des variantes communes à 7, X existent dans B, de qui elles proviennent: deux vers interpolés entre 4228-29, deux entre 9382-83, 26 entre 6916-17. Le v. 7430 a la même variante dans Be et 7, À. L'un des deux récits de la mort d'Adonis dans J, K, N vient aussi d'un groupe de Z (voir p. 399). J a en outre quelques variantes importantes de B qui ne se retrouvent pas dans Æ : interpolations de © vers entre 4420-91 (4), de 6 entre 10518-19, de 40 entre 10830-31 (5), de 2 entre 11254-55.

Mais l'accord des trois mss. dans leurs relations avec Æ est loin d'être constant; souvent la variante de Æ ne se retrouve que dans deux ou même dans un seul d’entre eux (6). 7 a la bonne leçon: tandis que Ja et Ju ont les fautes de Æ, aux v. 5812, 8543, 8593-94, 8700, 8786, etc.; supposer que, dans ces cas, J{ a quitté sa famille pour en suivre une aütre est d'autant plus naturel qu'on l’a vu déjà agir de même dans le groupe I, et qu'en outre il lui arrive souvent

(4) Pour les v. 4207-8, je suppose cet accord chez Ja, à qui manquent les v. 4140-2441 l

(2) Chartre qui prisonier soulage (J), C. q. p. enlace (K), pour C'est ce. q. prison soulage : K aggrave la faute.

(3) Fisicambris (K), Phisicambris (Ju), Phisichambris (Ja), Phillicambris (JD, pour Sisicambris.

4; Au 2e vers, la recueore, de B, est changé en ot cuevre dans J.

(5) On trouvera cette interpolation et la précédente dans mon édition.

(6) Le même désaccord existe, bien entendu, dans les variantes propres à J : les trois mss. ont v. 6208 qu'il ravoit (K : charnelment), pour r. il; mais Ja et Ju ont seuls v. 4465-66 intervertis; v. 1013 Se autrement, pour Secreement (JL a la faute de K, L, M, N, Seürement); v. 9689 qui nel veille, pour jenne ou vieille etc. Voir 1e variantes citées plus haut des v. 4301-2 et 8733-34. Mais comme les variantes communes à J et À remontent sûrement à l’ancêtre commun aux deux groupes, elles me paraissent avoir plus d'importance pour montrer les variations des membres de ces groupes, ce qui est le but que je me propose ici.

d'avoir, sans Ja ni Ju, des leçons de Z seul ou accompagné de M, N ou À (1):six vers interpolés entre 7120-21 ; v. 7438, 7468, 89256, 9475, 9676, 9792, 9899, 9894, 10144, 11462, 11922, 12571-72 (intervertis), 12964, etc. C'est peut-être aussi sous l'influence de Z qu'il a omis les v. 1761-62, qui dans Z, M, N ne viennent qu'après le v.7766.

JI a aussi quelques variantes de X qui ne se trouvent pas dans les deux autres mss., soit que ceux-ci aient quitté le groupe, soit que Jt les ait empruntées à quelque autre famille : v. 4599, 5536, 9565 (les deux prenières de ces variantes existent aussi dans 2, la troisième dans Be), etc.

Il est certain que, aux leçons de 7, J! en substitue souvent qui proviennent d’autres groupes. Il en est de même de Ju.

Lorsque Ja et J1 ont en commun les fautes de Æ, et que Ju ne les a pas, on peut supposer que celui-ci a corrigé son texte à l'aide d'une autre famille ; le cas se présente aux v. 4997, 5250, 5527, 6749 (2), 8607, 8649, 8707, etc.; de même Ja et JL ont, sars Ju, les mêmes fautes que M, N aux v. 6392, 8600 (peut-être X a-t-il corrigé la leçon du v. 6392; il a changé celle du v. 8600). D'autre part, Jw a des fautes d’autres familles qui ne se retrouvent ni dans Ja, ni dans J7, par exemple, celles de M au v. 4991, de Æ au v. 8892, etc., de &a, y au v.11057: par saint Antoine, pour un coutel troine.

Ju réunit deux leçons aux v. 4301-92 (voir p. 504, n. 6); il y accompagne Bu, ainsi que dans les variantes que je vais signaler.

Jo et Ju ont des leçons de B qui ne se retrouvent ni dans J4, ni dans Ja: deux vers entre 10048-49, dix entre 11568-69, six entre 11678-79. Ces interpolalions existent dans Bu et Bu (3). Jo, Ju, avec Bu et Bu, réunissent aux vers 10141-230 de la leçon commune les deux vers qui les remplacent dans Be-Bi (voir p. 398) ; de même ils juxtaposent aux v. 10425-26 de la version commune quatre vers interpolés de Z (voir p. 360, note 3) ; aux v. 10521-674 les deux vers qui les remplacent dans Be (voir p. 384, n. 1) ; aux vers 11903-2%6 les 16 vers qui les remplacent dans Bi (voir p. 360, n. 5).

Ces fautes de Jo et Ju sont tellement identiques à une autre que J'ai signalée précédemment, et qui est commune à 7, X, N, He, Maz,

(1) Plusieurs de ces variantes existent aussi dans Jo, mais ce ms. a connu L.

(2) Aux v. 5527, 6749, la faute de K, Ja, JI est aussi dans B.

(3) Et dans Mas. J'ai donné le texte de la première interpolation ci-dessus (p. 480) ; pour les deux autres, je renvoie à mon édition du roman,

Bü, ete (1), qu'il est raisonnablement impossible de ne pas les imputer toutes au même réviseur et de ne pas croire que c'est par suite de corrections ultérieures que toutes ne se retrouvent pas dans tous les mss. de / et de X ; ou tout au moins parce que des copistes plus attentifs que celui de Jo-Jw ont interprété plus intelligemment que lui des indications marginales.

Il est en tous cas certain que, dans un texte antérieurement constitué, l'ancêtre de J (et de Æ) a introduit des leçons qui appartiennent, les unes à la famille B tout entière, les autres seulement à la branche Be-Bi de cette famille ; c’est, par conséquent, à cette branche qu'il a emprunté les unes et les autres (2).

Bien que le réviseur qui a mis à contribution B se soit attaché. semble-t-il, à lui prendre surtout les vers que n'avait pas son ms., il lui a aussi emprunté de simples variantes, et même en grand nombre ; je n’en citerai qu'une (3), qui offre l'avantage de confirmer ce que j'ai déjà montré, que c’est la branche Be-Bi, et plus spécialement la leçon représentée par Bi, qui a été mise à contribution. Dans le v. 15645 Et se li portier ne cuidassent, B a remplacé Li portier par cit dedenz; Be, Bi ont modifié dans le même sens le vers suivant : Que cil defors ne les quassassent (Be : d. les trespassassent), pour Q. li autre n. l. q.; Jo, Ju, Jl et-K reproduisent exactement les deux vers de B3 (4).

Il semble bien qu'un ms. très proche parent de Bu ait été l'intermédiaire entre B et J.

Ja a des fautes de Æ qui ne se retrouvent ni dans Zu, ni dans J1 : v. 5441-42 (omis); v. 6265-66 (omis); v. 1920 (aussi M, Ri, Ro, Bé); v. 8103: v. 9469-70 (omis); v. 11011 vue (aussi M, N), vel (Ja), pour taïs, etc. Il n’est pas impossible que ces fautes (5)

(1) Le double récit de la mort d'Adonis (p. 399).

(2) Ju ayant interpolé entre les v. 11598-99 les deux premiers seulement des quatre vers qui dans Be-Bi tiennent la place des v. 11597-600, et ces deux vers se trouvant seuls aussi dans les autres mss. de B (entre 11596-97), qui n’ont pas omis les v. 11597-640, on pourrait croire que Jw a suivi l'un de ces mss., mais il n'y a là qu'une coïncidence, que j'ai déjà expliquée dans Bf, où elle se présente également. Bu et Bà n'ont de même que ces deux vers.

(3) J’en ai du reste signalé quelques autres précédemment.

(4) Bu a la leçon de Be; Bû a celle de Bi, J, K ; Ba, Bé ont le premier vers de Be; pour le second, ils ont li autre de la version commune et érespassassent comme Be : Que li autre les trespassassent.

(5) Pour la plupart, d’ailleurs, la rencontre de Ja avec Æ pourrait être fortuite

" aient été corrigées dans Ju et dans J/, et qu'ici Ja représente un état plus ancien de J, mais le contraire est d'autant plus vraisemblable que ces fautes n'existent pas dans Jo, qui est, au moins depuis le v. 9175 environ. très intimement apparenté à Ja aussi bien qu'aux autres mss. de J. La même incertitude se représenterait à propos de tous les témoignages que je pourrais fournir des contaminations spéciales à Ja ; il serait d’ailleurs sans profit de prouver qu'au texte de l'ancêtre de 7, Ja a ajouté des leçons empruntées à d’autres familles, puisque, J étant déjà très mélangé, aucun de ses descendants ne peut être utilisé pour la reconstitution du texte original. J'ajoute que, toute question de classement mise à part, Ja est une copie détestable, dont les fautes de copiste fourmillent.

Jo est un représentant très irrégulier de J; jusqu'au v. 7762 au moins, il suit presque régulièrement Z, dont il reproduit la plupart des variantes; pour ne citer que celles qui ne se retrouvent ni dans K, ni dans les autres mss. de 7, il a les fautes de Z, seul ou accompagné de X, M ou N, aux v. 4846, 6559, 6862, 7159-60 (intervertis), 7239-40 (intervertis), 7273-76 (intervertis), 7294, 7308, 7761-62 (placés entre 7766-67); il modifie la variante du v. 4687 avec La, Lx, My (voir p. 484, n. 2). Il n’a cependant pas les variantes de Z aux v. 5179, 7034, 1152, 1277-78 (omis): les trois premières manquent aussi même à des mss. qui sont en général très fidèles à Z, mais l'absence de la dernière est une preuve que le texte de Jo a été corrigé (remarquer que Jo intervertit les v. 7275-76 avec ZL).

Après le v. 7762, les variantes de Z, qui ne se trouveraient pas aussi dans J ou Æ, deviennent très rares dans Jo, qui a cependant encore celle du v. 9300 (Z, M, N). Mais auparavant déjà il a des fautes communes à J et à Æ; par exemple, toutes les interpolations que j'ai signalées dans J se retrouvent dans Jo à partir de celle qui suit le vers 6916. Mais il pourrait les avoir empruntées à X, aussi bien qu'à J; il a en effet des fautes de Æ que n’ont pas les autres mss. de J, et déjà la rubrique qu'il donne en tête du poème de Chopinel : Ce dit l'aucleur comment mestre Jehan de Meun parfist cest romans a la requeste mestre Guillaume de Saint Amor. qui le commencement en fisl, sine le pot parfaire, parait être apparentée à celle de Ka : Comment mestre Guillaume de Lorris parfist ci après a la requeste mestlre G. de S. Amor. Le v. 6663 est dans ÆÀ : Ci come fous et garçonez, pour Cist dui come f. g.; dans

Jo, qui avait d'abord la bonne leçon, on a exponctué doi et ajouté et entre fous et garçonès, pour obtenir la leçon de XÆ, et cette correction pourrait être de la main du copiste. Quoi qu'il en soit, à partir du v. 8480 environ, Jo est très intimement uni à /, et depuis lors il a toujours des attaches avec quelqu'un des mss. de ce groupe, sinon il est avec X.

Maz.— Maz à le chapitre apocryphe sur Faux-Semblant dans la même forme que J (Jo, Ju, Jy), Ga, y, 0e, Li, By. Des variantes autour desquelles j'aiessayé de grouper ces mss. (p.302-4), il a celles des v. 1920, 8700, 9551, 10094-95 (interpolation), 11172, 12871, 13049, 15804, 18048, 18224, 19592 ; aux autres variantes, il oppose soit la bonne leçon, soit, au v. 4170, la leçon de AX. Tout en ayant des rapports incontestables avec la plupart de ces mss., réunis ou isolés, il n'accompagne régulièrement aucun d'eux.

I a la variante des v. 4301-2. que je considère comme appartenant à J; 1l y remplace Bains par Biens. dont pourrait dériver Riens de Urb. Des fautes communes à J et à ÆÀ que j'ai précédemment signalées (p. 505), Maz a les quatre premières (v. 4098, 4207-8, 4329 (1), 4405-6), mais pas les autres.

Par contre, j'ai noté ci-dessus (p.502, u. 3) une variante spéciale à À et Maz, qui ue se retrouve dans aucun des mss. qui ont le chapitre sur Faux-Semblant. Maz a de même avec Æ, 5 la variante du v. 4305 (aussi dans Ja, Urb); entre 7118-9 les six vers interpolés dans Z, M, N entre 7120-21 (voir p. 449), et quelques autres variantes.

Des quatre interpolations signalées (p. 505) comme étant communes à / et B en l'absence de À, Maz n'a ni la première, ni la : dernière ; il possède les deux autres, à savoir six vers entre 10518-19, quarante (2) entre 10830-31. II a d’autres interpolations de B : deux vers entre 10048-49, dix entre 11568-69, six entre 11678-79. Ces trois interpolations existent aussi dans Jo et Ju, et dans Bw, Bu (voir p. 506).

Maz, avec Bu, J, K, N, juxtapose deux leçons dans le récit de la mort d'Adonis (voir p.399 et 506-7). Il a l’interpolation de Be, Bu, Bu, K, M, N'entre les v. 20810-11, et là il se montre plus spécialement apparenté à Bw (voir p. 453 et suiv.).

) Avec la leçon de J, qui n’est pas exactement celle de Æ.

2) Avec les mêmes variantes que J. Deux vers interpolés dans B, J, K entre 4228-29 (voir p.359) sont aussi dans Max.

On peut done supposer que s’il a entre 11050-51 une addition de deux vers de B, et entre 11374-75 une autre de 8 vers de même origine, additions qui se retrouvent toutes deux dans 24, c'est aussi à sa parenté avec ce dernier ms. qu'il les doit. Cette hypothèse est d'autant mieux justifiée que Bw et Maz sont étroitement unis dans la première partie du roman. Néanmoins, il s'en faut que Maz ait toutes les leçons de Z que reproduit B%: et d'autre part il a au moins deux variantes caractéristiques de Be qui manquent à Bù : entre 4304-53 il interpole, avec B, C, Eb, He, six vers que Bw n'a pas (voir p. #11): avec Be seul il place les v. 7761-2 entre 7764-65.

Avec M, N, il substitue au v. 8943 Olimpiadès à Alcipiadés. I ajoute à la suite de l’explicit deux vers de N, empruntés à Gautier de Coinei (voir p. 448, note 2).

J'ai déjà noté (p. 472) des fautes communes à Maz età8s et Li, lorsque celui-ci quitte Z; Maz et Li ont aussi des fautes communes qui ne sont pas dans 64: v. 13451-2 omis (aussi dans Jo); v. 13653-4 omis dans Z#, écrits dans Maz en marge; v. 13691-92 Je n'en sai dire ma pensee Je croi que m'avés enchantee, pour Si c. q. ma. e., Male chançon m'avez chantee; v. 14300 bonté rendre (Maz), boe rendre (Li et Ri), pour bone lendre (voir p. 376), etc. Avec Ri, Ga, y», Mau: v. 17045 en estant, pour en Ethna. Ces différents mss. sont ceux avec lesquels Maz est uni au chapitre des privilèges de Faux-Semblant.

Ga,ys - Ga, bien que rattaché au groupe IT par les deux vers interpolés entre 8178-79, a néanmoins très souvent la bonne leçon contre les autres mss. de ce groupe; très vraisemblablement il allie dans le poème de Chopinel, comme dans celui de Guillaume de Lorris, les leçons de II à celles de I.

Def, je n’ai noté dans Ga que quelques fautes de Ca, B, surtout de Be, que peut-être il n’a reçues que par l'intermédiaire de certains mss. de IT; elles seront signalées dans la comparaison de Ga avec ces mss. Dans le groupe IT, on a déjà vu Ga uni aux mss. qui ont le chapitre des privilèges de Faux-Semblant. On le verra plus loin avec X, M, N{1).

À partir du v. 8460 environ, Ga et y sont très étroitement unis : v. 8461 Et pour coi, pour Et dont el; v. 8504 avoir, pour voueir :

(1) Je note ici, parce qu'elle ne sera pas mentionnée plus tard, une variante de Ga et M au v. 4991 (voir p. 440".

v. 8609-10 que ele s'ocist: le prist, pour qu’el se seit ocise : l'aveit prise ; V. 8195-96 Reçul grant desconvenue Car la couille l'en (Ga : Lui) fu tolue, pour D'Argenteuil none revestue Fu la ©. a Pierre t.; v. 8936 afices, pour devices; v. 8944 assez, pour ads ; v. 8989 Et seüst encore (1), pour Seüst neis ; v. 9064 Se pour plus biaus estre faisomes (2), pour S. nous p. p. b. e. fomes; v. 9153 raconter, pour recenser ; v. 9175 fort, pour fol; v. 9214 bien fautrier (y), b. sautrer (Ga), pour encisier ; v. 9312 ploustrer (Ga), pleustrer (y), pour voustrer (3): v. 9416 conoissance, pour d’escience, etc. L'union des deux mss. dure, plus ou moins étroite, Jusqu'à la fin du poème. ,

Plusieurs des variantes qu’on vient delire sont aussi dans Za. On trouvera plus loin d’autres exemples où ces trois mss. sont réunis. Or, avant la réunion de Ga avec y», celui-ci était déjà l’allié de Za et de Ze. Des fautes que j'ai citées précédemment (p. 497) comme étant communes à ces deux derniers mss., la plupart, jusqu'au v. 6746 inclusivement, se retrouvent dans y»: ce sont celles des v. 5187, 5224, 5812, 5865 (y a blasmoil avec Za), 5871, 6086, 6207 (yu a desconvenue avec Ze), 6215, 6313, 6343, 6380 (y» remplace avras de Za et Ze par jorras, pour rétablir la rime), 6581, 6626, 6694, 6746. Il n’a pas celles des v. 5286, 5581, 5878 (celle-ci était facile à corriger). Des fautes que j'ai citées comme étant communes à Za et à d'autres mss. (4), y» a celles des v. 4170, 4198, 4235, 5469, 5527, 5536, 5864, 5962, 6392, 6643, 6689, 6736, 6784. D'autre part, yv a des fautes de Za qui ne se retrouvent pas dans Ze: v. 5975 cormarans (Za), cormerars (y), pour chaz huanz ; v. 6022 Ou chascuns art touz et deseche, pour Dont louz li Cueurs leur art et seiCche ; v. 6184 bien esprouver, pour {antost prouver. Dans ces cas, Ze a la bonne leçon. y» peut aussi avoir des variantes de Ze, à l'exclusion de Za : v. 4066 mes maus deporter, pour mieuz mes maus porter.

Des faits qui viennent d'être exposés, il semble résulter que c’est Ga qui est venu à y». Ilest vrai que Ga, déjà avant son union avec ;»,

] Aussi dans Za.

) Za : fronter.

ages 493-95. Presque toutes sont dans Ze.

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