‹ Les manuscrits du roman de la roseChapitre 45 sur 142 · BIBLIOTHÈQUES DE CAMBRIDGE · texte numérisé non relu

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Que chaseun si le ennourast Et volentiers ne l’amourast.

Chaseun sa dame la clamoit..….

Ce dernier vers est le v. 1031 de Guillaume de Lorris; les précédents sont d'un interpolateur.

Les additions dans le genre de celle qu'on vient de lire sont nombreuses, mais sans intérêt, sauf peut-être une de 36 vers, qui est intercalée entre les vers 1578-79, et qui fait allusion à une légende bien connue (1) :

Foi que doi saint Pere de Romme, Le mirouer que sist (2) a Romme Virgiles li nobiles elers

Ne par fu onques aussi clers, Ne tant de choses n’i vit on ; Car celi n’estoil achoison Fors que de garder son païs, Pour la doubte des anemis,

Si comme li acteur recordent, Et les escriptures s’acordent.

En veoit par ce mirouer

VIT lives, et veïz arrer,

Veoit en purement les terres, EL apercevoit en les guerres, Et veoit en les chevauchiees Des anemis et les marchiees, Qui sus eulx vouloient venir, Dont se pouoient il garnir

Et garder et combatre a eulz.

Et eulz garantir tout par eulz.

Mes de ce mirouer sauvage, Il n’a u monde homme si sage, S’i s’abesse pour soi mirer, Qu'il ne le face souspirer...

La plus longue interpolation a 576 vers; elle suit le v. 6776 et rappelle les malheurs de Priam, d'Alexandre, de Pompée, de César. Le ms. se termine avec l'addition finale des mss. du groupe N :

Est fine et pure verité.

Explicit.

(1) Voir sur cette légende, A. Graf, Roma nella memoria e nelle immaginaztont del medio evo, I, p. 206, II, p. 209; D. Gomparetti, Virgilio nel Medio evo, Il, p. 74.

(2) Probablement pour fis/.

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