I. S. Jérô;nc, Epist
combes. On les taillait comme nos plumes d'oie, en fendant un de leurs bouts par le milieu, au moyen d'un canif. Mais on comprend que leur pointe n'offrait pas assez de fermeté : on avait beau Taffiler avec la pierre ponce ou avec une pierre à aiguiser ; elle s'émoussait très vite sur les rugosités du parchemin ou du papyrus. C'est ce qui fit abandonner de bonne heure le roseau, dont l'usage s'est perpétué toutefois chez les peuples d'Orient.
Les Romains fabriquèrent quelques calami en bronze, dont l'extrémité équivalait à nos plumes métalliques. Ils se servirent aussi de pinceaux, comme les Egyptiens et les Chinois, mais plutôt pour les encres d'or ou de cinabre que pour l'encre ordinaire. Le véritable remplaçant du roseau primitif fut la plume d'oiseau, qui figure déjà sur les colonnes Trajane et Antonine, et dont il est fait mention dans Isidore de Séville, Bède, etc. Les écrivains représentés dans les peintures de l'époque carlovingienne ont à la main un instrument s'amincissant vers le haut et ressemblant à une plume de cygne ou d'oie dépourvue ae ses barbes. C'est, en effet, l'oie qui eut, comme l'on sait, jusqu'aux temps modernes, le privilège de prêter son secours à la calligraphie. Toutes ses plumes ne furent pas employées à cet usage, mais seulement celles de l'aile, dites plu-