‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 22 sur 144 · I. Voy. la figure du clerc écrivant, ci-après, p · texte numérisé non relu

I. Voy. la figure du clerc écrivant, ci-après, p

le casaient dans Tintérieur du siège sur lequel ils s'asseyaient pour écrire, comme le montre une vieille image du Magasin pittoresque. Il faisait partie du trousseau que les novices devaient apporter avec eux en entrant dans certains monastères. A Saint-Guilhem-du- Déscrt, en Aquitaine, le règlement obligeait tout nouveau religieux à fournir deux écritoires garnies ; et bien garnies, s'il en était là comme chez les chartreux, ou le siipellectile du. copiste comprenait, d'après la coutume établie par le prieur Guigues en iiio, plumes, craie, canif, compas, poinçon, planche à régler, règle, stylet, plomb, tablettes, deux rasoirs ou grattoirs, deux encriers ^ Le plomb dont il s'agit ici peut être, soit le crayon, soit le ril à plomb qui souvent fixait le vélin sur une planche, ainsi qu'on le voit encore par l'estampe dont nous venons de parler. L'encrier ne doit pas être confondu avec l'ccritoire, comme il paraît l'avoir été par Viollet-le-Duc^. Le premier pouvait être renfermé dans la seconde ; mais il en était très fréquemment détaché. Chez les anciens, les encriers communs étaient en terre cuite et en forme de vase; les encriers de luxe, en bronze décoré d'or ou d'argent, étaient parfois à double compartiment, de manière à pouvoir contenir deux encres différentes. On a trouvé des spécimens des uns et des autres dans les fouilles de Pompci. Au moyen âge, l'encrier, appelé calemart ou galcmart (de calamariiis], a presque toujours affecté la forme d'un cornet ou d'une corne, et plus d'un de nos écoliers per-

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