‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 25 sur 144 · I. Daremberg et Sagiio, Dict. des Aniiq., loc. cit · texte numérisé non relu

I. Daremberg et Sagiio, Dict. des Aniiq., loc. cit

moyen ài^c avait im;iginé, sans doute pour satisfaire tous les goûts, une autre inscription pouvant se lire dans les deux sens, et pre'scntant des deux manières la même signilication :

NiyON ANOMHMATA MH MONAN OyiN.

Lcscaractères grecs se rapprochèrent insensiblement, pour la plupart, des formes qui sont restées celles des Latins, et Ton a remarqué que les lettres ioniennes, en particulier, différaient fort peu des majuscules adoptées à Toriginc de Timprimerie. Ils formèrent quatre genres d'écriture :

i" La capitale, employée généralement pour les inscriptions et les lettres initiales.

2° Uoncialc, autre espèce de majuscule, plus arrondie, comportant peu ou point d'accents, et dont on retrouve des exemples dans les papyrus d'Egypte et d'Herculanum, ainsi que dans les plus anciens manuscrits du fonds grec de notre Bibliothèque nationale.

3" La cursive, usitée depuis Tan 200 avant J.-C. ou environ, jusqu'au vn' siècle de notre ère, et facile à reconnaître sur les monuments écrits du musée du Louvre. Le British Muséum en possède peut-être l'échantillon le plus curieux : c'est une pétition adressée par Ptolémée le Macédonien au sous-administrateur Sarapion, pour faire délivrer une provision d'huile due à deux sœurs qui étaient attachées au temple de Sérapis, à Mcmphis. Cette pièce, trouvée au Sérapeum même, est d'une antiquité presque invraisemblable : elle remonte à Tan i52 avant J.-C.

4" La minuscule, qui a dominé ensuite, et qui ressemble aux caractères des éditions grecques du xv" et du xvi'= siècle.

Ces deux derniers genres étaient susceptibles d'une grande finesse; qualité poussée quelquelois à Textrême, comme le prouverait cet exemplaire de VIliade renfermé dans une coquille de noix, dont nous avons déjà parlé ; mais cette copie, qui avait été vue par Gicéron, au dire da Pline % était un tour de force exceptionnel.

FJG. 7. CURSIVE GREC(1UE A N T I Q.U E . Ijïï AV. J.-C.

(D'après un papyrus du British Muséum, reproduit d.ins le recueil de la Palaographkal Society, n» i.)

digne du distique cité par ^iien, contenu dans Técorce d'un grain de blé, ou du portrait de la reine Anne conservé au British Muséum, offrant, dans un espace grand comme la main, la matière d'un ouvrage in-folio. Néanmoins, l'écriture grecque a toujours conservé une netteté remarquable. Elle a peu varié depuis sa formation complète, et la plupart de ses procédés sont passés dans l'écriture latine. Il faut en excepter cependant un usage singulier, auquel les peuples occidentaux se sont montrés rebelles, et avec raison : les scribes de race

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