‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 26 sur 144 · I. Pline, VII · texte numérisé non relu

I. Pline, VII

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hellénique traitaient souvent en majuscules, non pas la lettre initiale de chaque phrase, mais la première lettre de la li;^ne suivante, quelle qu'elle lut; de sorte que, dans leurs manuscrits, on rencontre des majuscules au milieu d'un mot, quand ce mot se trouve commence à une ligne et terminé à une autre. Quelquefois même, pour surcroit de confusion, cette grande lettre malencontreuse est rejetce hors du texte ; elle est mise en vedette à la m^irge, contrairement au système usité pour nos alinéas, dont la lettre initiale est reculée en dedans de Talignement. 11 est vrai que ces inconvénients ne se présentent guère d'une façon régulière qu'à partir de Pan 800 ou environ, et qu'alors les Grecs sont devenus des Byzantins.

Mais ne médisons pas trop des calligraphes de Byzance : ils nous ont légué des chefs-d'œuvre. Sans parler de la vénérable Bible du v siècle publiée en facsimilé typographique par Tischendorf, et qui a passé longtemps pour notre plus ancien manuscrit, voici un exemplaire des Epîtres de saint Paul, presque aussi ancien, en onciales droites, carrées, qui tiennent du dessin et rappellent vaguement la typographie ; voici un Grégoire de Nazianze, exécuté pour l'empereur Basile le Macédonien, et dont les caractères non moins réguliers, quoique penchés, sont relevés par des peintures de toute beautés II faudrait, pour citer tout ce qui est digne d'attention dans le seul fonds grec de notre grande Bibliothèque, passer en revue une série considérable d'exemplaires de l'Ancien et du Nouveau Tes-

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