‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 28 sur 144 · Ibid., Il, 112; m, 24Q · texte numérisé non relu

Ibid., Il, 112; m, 24Q

L'ECIUTURE.

iiinsi que la date de Taché- p vcmcnt des exemplaires, se < ^ rencontraient bien plus fré- P quemment dans nos manu- , scrits grecs que dans les autres, 0* et c'est là une preuve certaine ^^u du soin ou de Tamour-proprc ^ qu'on apportait à leur exécu- U tion. Lorsque les savants de ^ Byzance, chassés par les cl»

Turcs, introduisirent chez /O nous le culte passionne de ^ leur litte'rature nationale, on vit les princes, les riches amateurs, se piquer à leur tour dliellénisme et faire copier pour leur bibliothèque particulière une foule d''ouvrages grecs. En voici un exemple entre mille, fort peu connu jusqu'ici et doublement curieux. Un de ces émigrés, Georges Hermonyme, transcrivit dans sa langue natale un psautier et un évangile qui lui avaient été demandés par David Chambellan, lieutenant général à Bourges, puis conseiller au grand conseil du roi. Le digne magistrat a pris Goin de nous instruire lui-même, dans une noie placée

en tête de son évangéliaire, des détails relatifs à la confection de ce volume. Et il ajoute, non sans une teinte de mélancolie : « C'était Tannée d'avant mon mariage. A cette époque, je brûlais d'un beau zèle pour l'étude des lettres grecques. Les soucis conjugaux ont interrompu celte ardeur; cependant, depuis que je suis marié, j'ai encore pu me livrer furtivement à la lecture du grec et même de l'hébreu ^ »

Un peu plus tard, comme on le sait, François I" poussa cette même passion au point de faire rechercher à grands frais, en France comme à l'étranger, tous les manuscrits d'origine ou de langue hellénique, et, sur les indications d'un lettré fugitif accueilli avec faveur à sa cour, Jean Lascaris, il en acquit une quantité pour composer sa bibliothèque de Fontainebleau.

L'alphabet et l'écriture des Grecs avaient passé, avant la fondation de Rome, chez les Etrusques, les Osques et les autres populations primitives de l'Italie. Cependant ce ne sont pas ces dernières qui les communiquèrent aux Romains : ils les empruntèrent directement aux colonies chalcidiennes de Cumes ou de la Sicile, et cela dès le temps de leurs premiers rois. C'est ce que permettent de constater d'étroites ressemblances, dont nous pouvons nous rendre compte par une simple confrontation.

Plaçons-nous uniquement au point de vue de la figure des caractères, en laissant de côté les questions de prononciation. Si nous considérons les lettres majuscules, qui sont la source des autres, nous en trou-

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