I. Bibl. nat., nis. grec 45; Dclible, op. cit., II, û5i
L'F.CFUTUK F.. " S9
vons quinze communes à Talphabet chalcidien, varicié déjà perfectionnée de Talphabet grec, et à Talphabet latin. Ce sont les suivantes : A, B, E, F, H, I, K, M, N, O, Q, S, T, V, X. Cinq autres se sont à peine moditices en passant du premier dans le second. En effet, dans le chalcidien, le f, le A, le A sont posés de côté ou retournés (< > V ); les Latins les ont simplement arrondis et en ont fait le C, le D et PL. Le P est la forme chaîcidienne du 77 (H), également arrondie et fermée par en haut. L' R est le j'ho grec majuscule tel qu^on le voit dansbeaucoupdemonumentsanciens,c^està-dire avec un petit trait oblique (P), qui a été légèrement prolongé. Au total, Talphabet latin s'est borné à supprimer trois signes représentant les aspirations ch, pli, th, qui étaient étrangères à Torgane des habitants de ritalie ; les autres différences qui le séparent du grec ordinaire se trouvaient déjà établies dans le chalcidien '. Plus tard, les Romains sentirent, pour diverses raisons, le besoin d'ajouter à leurs lettres TY et le Z ; ils en empruntèrent encore la figure aux Grecs. Enfin ils inventèrent le G pour remplacer le F, qui était devenu le C. Ainsi se trouva complété l'alphabet de vingt-cinq lettres dont nous nous servons, sauf les superfétations modernes du J et de l'U, qui représentent un dédoublement de VI et du V.
Nous retrouvons encore l'imitation de la Grèce dans les quatre genres d'écriture usités chez les Romains. Ce sont absolument les mêmes : la capitale, l'onciale, la
I. \'oy. les tableaux comparaiifs établis par Lenonnant, loc. cit., d'après les travaux de Moinmsen, d'Ottfried MuUcr et les siens propres.
6o LES MANUSCRITS ET LA MINIATURE.
minuscule, la cursive. La capitale est la majuscule
des inscriptions et celle de nos livres imprimés, à
quelques modifications près. Aux siècles de décadence,
elle devient moins régulière,
^ moins élégante, et s''appelle
^ ^ alors capitale rustique. Mais
5"-* «=J elle offre toujours cette largeur,
^ '""^^ cette sorte de majesté qui se
é^ ^ Ê^ reflète dans toutes les écritures
r- ^ '^ L^ à J du peuple-roi, à la différence
^ . "* -u '1 de celles des Grecs, générale-
t— ♦■^ ♦^ r ~ ment fines et délicates; comme
^ ""^ ^-t^ ^. = si le caractère des deux races
^ f°~* &=-♦ » i avait influé jusque sur leur
<^ ^5^ H y manière d'écrire. Il existe des
ti» «fa^ 1-^ ** I manuscrits latins tout entiers
*^ ^ '^ ^ '^ en capitales. C"'est un luxe
Ç^ ^2 ^^ z -z remontant à la plus haute an-
^^ i^ " § tiquité, qui est joint d'ordinaire
*'^ ^ *^" I ^ à remploi du parchemin pour-
•^ r '" ' ' K/ '^^ "-^ pi"é, et qu'on réservait surtout