‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 35 sur 144 · F IG. 2J. ÉCRITURE W I S I G O T H I Q^U E · texte numérisé non relu

F IG. 2J. ÉCRITURE W I S I G O T H I Q^U E

(Tiré d'un manuscrit de Saint-Martin d'Albelda, Bibl. nat., lat. US55.)

Pidentification de leurs caractères : c'était là un progrès non moins utile que ne le serait l'unification du langage. Au reste, les Espagnols ne tardèrent pas à altérer l'écriture française comme ils avaient altéré celle des Romains, et leurs notaires en particulier la déformèrent au point d'en faire « cette letra procesada que le diable ne lirait pas », comme le dit un des héros de

I. Voy. \e.s Nouveaux mélanges d'' archéologie du P. Cahier, IV, 240 et 322. On trouvera d'utiles renseignements sur l'écriture wisigothique dans la notice consacrée par M. Delisle aux manuscrits de l'abbaye de Silos acquis par la Bibliothèque nationale. (Mélanges de paléographie, p. 53. et suiv.)

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Cervantes : il fallut que Tltalie leur fournît tous les éléments de leur magnifique bâtarde moderne.

L'écriture lombardiquc n'est, elle aussi, qu'un type particulier de celle des Latins en général. Elle se rencontre dans la plupart des manuscrits italiens du vir au xin*" siècle, bien que la domination lombarde ait été beaucoup plus éphémère, et même dans les bulles pontilicales de cette période. Un petit nombre de scribes français se sont également exercés à l'imiter.

Il faut encore en dire autant de Yanglo- saxonne, usitée primitivement en Angleterre, ainsi qu'en Irlande, et communiquée par les moines de ces deux pays à une partie du Danemark, de l'Allemagne et du nord de la France. Elle dérivait de la romaine et se distinguait par la forme carrée de ses majuscules, accompagnées souvent de dessins bizarres. Elle disparut après la conquête des Normands, qui propagèrent chez les Anglais notre façon d^écrire comme notre façon de parler.

Il n'est pas jusqu'à Técri- ;urc allemande, en apparence

si différente des autres, qui ne se rattache à la nôtre par des liens étroits. C^est tout simplement notre gothique originale, altére'e dans quelques-unes de ses lignes essentielles par une surcharge de zigzags et de traits parasites. Les peuples germaniques paraissent s''être servis d'abord des alphabets ulphilan et runique; et ne semble-t-il pas que ce dernier, caractérisé par Tabsence des courbes et composé de lignes formées origi-

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