‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 72 sur 144 · Ibid., -j-i · texte numérisé non relu

Ibid., -j-i

de Fouquct ne sauraient dire, escripre ne paindre' ».

L^école dont notre art national se rapproche le plus est Pécole flamande. Il est même difficile de reconnaître, à première vue, leurs produits respectifs, surtout à Tépoque où le génie des frères Van Eyck projette son reflet sur toute la peinture contemporaine. Les Français se distinguent cependant des Flamands par moins de finesse dans le coloris, moins d'éclat dans les carnations, et aussi par moins de vulgarité dans la figure, moins d"'exagération dans Texprcssion. Mais on a souvent confondu dans la grande école du Nord une quantité de maîtres et d'ouvrages appartenant réellement aux pays wallons ou français, et la Flandre elle-même était aussi française, sinon plus, que la Bretagne, la Guyenne et d'autres provinces excentriques. Il y aurait beaucoup à dire sur cette confusion, et l'on n'arriverait qu'avec peine à établir entre les deux contrées, entre les deux arts, une limite précise^. Au lieu de nous égarer à sa recherche, il vaut mieux entrer dans l'examen des monuments de la période gothique sortis authcntiquement du pinceau de nos artistes; la Flandre aura son tour dans le chapitre suivant.

La lettrine, nous l'avons dit, a perdu de son importance relative. Elle subsiste néanmoins, plus brillante, plus développée et plus variée que jamais. Les puristes se plaignent même quelquefois de ses envahissements : Richard de Bury défend bien de montrer les miniatures aux enfants qui pleurent, parce qu'une seule larme

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