Sections transversales
C’est donc surtout pour les sections transversales que le problème se pose, et pour celles-là seules qui s’éteignent d’un coup. Dans ce cas, et en l’absence de toute structure réticulée, un fragment ne pourra pas toujours être déterminé avec une absolue précision comme ressortissant au groupe des Crinoïdes ou à celui des Tabulés.
Dans les deux groupes en effet, des modes de fossilisation identiques se retrouvent. Le squelette du Crinoïde, originellement en calcite, est resté en calcite ; son canal, rempli au moment de la sédimentation par de la vase calcaire, se présente sous la forme d’un vide comblé par du calcaire granuleux. Dans certains cas, un vide étant resté ou s’étant produit dans le canal de l’article, de la calcite a pu s’y déposer secondairement et s'orienter suivant l'individu cristallin qui constitue cet article. En ce qui concerne les Tabulés, j’ai montré plus haut que les vides intertabulaires et intermuraux pouvaient être, eux aussi, remplis de calcaire granuleux ou de calcite hyaline.
Un fragment, de forme circulaire ou ovale, à canal central rempli de calcaire granuleux, si ce canal est de diamètre proportionnellement
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très réduit et si ces fragments sont nombreux, sera présumé appartenir à un Crinoïde ; il n’y a guère de chance dans ces conditions que l’on ait affaire à une coupe de Tabulé, coupe qui passerait exactement par la perforation médiane du plancher.
Quant aux sections tout entières de calcite, parfaitement hyaline dans le canal, maculée de matières organiques dans les portions squelettiques, une légère différence s’observe qui ressort du fait même de la recristallisation, ordinaire chez les Tabulés. Le canal, toujours très net chez les Crinoïdes, quand il est visible, se distingue au contraire fort mal chez les Tabulés sous la forme d’une petite plage hyaline non pigmentée de matières organiques mais qui tranche néanmoins très peu sur les portions squelettiques ; on devine, on déduit l’existence du canal plus qu’on ne l’observe. :
Conclusion.
Que conclure de tous ces faits, sinon que, s’il est impossible et téméraire de vouloir identifier fous les fragments organiques d’un calcaire à Tabulés ou d’un calcaire de Tabulés (ce qui, du reste, est superflu), on pourra toujours, ce me semble, rendre compte d’un ensemble, en se basant, d’une part, sur la taille des fragments, sur leurs caractéris- :
‘tiques anatomiques et leurs sections longitudinales — d’autre part, sur
l'allure générale du sédiment qui, dans le cas de calcaires de Tabulés a une allure nettement schistoïde.