Passage de. l’état colloïdal à l’état cristallin
Récemment enfin SCHADE (1909 et 1910) démontrait par voie expérimentale que, lorsqu'une substance passe de l’état colloïdal à l’état solide, elle donne naissance à ces corps concrétionnés et BUECHER (1918) cite un certain nombre de substances chimiques susceptibles de donner naissance à des sphérolithes. SCHADE constatait en outre ce fait que dans une substance qui passe de l’état colloïdal à l’état cristal-
181. « AI of the waters tributary to Great Salt Lake, so far as they have been examined, contain notable quantities of carbonates, which are absent from the lake itself. These salts have evidently been precipitated from solution, and evidence of this process is found in beds of oolitic sand, composed mainly of calcium carbonate, which exist, at various points along the lake shore. The strong brine of the lake seems to be incapable of holding calcium carbonate in solution». . (cf. CLARKE F. W. — The data of geochemistry. — U. S. Geol. Survey, Bull. 491,
1911, pp. 144 et 145).
182. « but it is because they die and their organic tissue decays thus forming sodium carbonate, that they aid in building the oolites rather than by any organic process of secreting lime while yet alive». (cf. BROWN T. C. — Bull. Geol, Soc., Am., vol, 25, 1914, p. 757).
lin, les particules peuvent s’orienter différemment : si la substance est pure, les particules s’orientent suivant les rayons de la sphère, — si d’autres substances sont mélangées, les particules se disposent concentriquement. Cette supposition énoncée d’une manière générale par SCHADE a été reprise depuis par BUECHER (1918) et appliquée par lui à l'étude des sédiments oolithiques. Si attrayante que soit cette hypothèse, elle n’entraîne pas l’évidence ; d’autre part, elle ne résout pas complètement le problème et tout revient à se demander sous l’influence de quels agents physiques, chimiques et biologiques a pu être provoqué ce passage de l’état colloïdal à l’état solide.
B. — Théorie organique. 1. — Végétaux du groupe des Algues.
La théorie organique, au contraire, attribue la formation des oolithes à l’activité propre et directe des organismes.
a. — Suggérée par F. COHN (1862) au cours de son étude sur le « sprudelstein » de Carlsbad, elle ne fut reprise qu’en 1890 par WETHE- * RED qui la remet en faveur. Sa conclusion implicite est que les oolithes résultent en majeure partie de l’activité d’Algues filamenteuses, dans l'espèce, Girvanella, dont du reste il décrit quatre espèces nouvelles.
b. — Deux ans plus tard, ROTHPLETZ dans une étude de sables calcaires oolithiques des bords du Grand Lac Salé et de la Mer Rouge signale la présence, dans l’épaisseur de la croûte des oolithes, d’Algues bleues gélatineuses, « qui sécrètent en abondance le carbonate de calcium » 183 et qu’il rapporte aux genres Gloeocapsa et Gloeotheca. A l’occasion d’une étude ultérieure sur les structures oolithiques du Lias Alpin, il conclut en généralisant : «pour le moins, la majorité des oolithes calcaires marines à structure régulière concentrique et radiaire sont d’origine végétale : le produit d’Algues inférieures, microscopiques, douées de la faculté de secréter du calcaire » 184,
Ce travail, tout intéressant qu’il soit, ne me paraît pas concluant. Je ne vois pas comment des Algues du type Gloeocapsa et Gloeotheca