II. — ANATOMIE
A. — Structure en général.
Le marbre poli montre sur un fond jaunâtre un organisme en lame échancrée et à contour irrégulier, de teinte brun foncé relevé par de petits liserés blanchâtres. Cette alternance plus ou moins régulière de zones linéaires d’un blanc laiteux et de plages d’un brun sombre que l’on observe sur le marbre poli, se traduit en lame mince par deux textures nettement différentes ; les liserés blancs, compacts et granuleux, montrent une texture extrêmement ténue, les plages sombres au contraire sont surtout floconneuses et ne montrent que rarement une texture bien conservée (PI. III, fig. 9, moitié inférieure de la photographie). Etudions successivement ces diverses parties.
B. — Texture.
1. — Les liserés blancs, dans les portions où ils sont le mieux conservés, montrent, sur un fond noir homogène de calcaire granuleux, des taches blanches de calcite hyaline. De ces taches, les unes sont punctiformes, les autres linéaires, d’autres enfin, en forme de petits tubes courts et ondulés, affectant l’allure de petits vers. Elles représentent les sections transversales, obliques et longitudinales de petits tubes à lumière réduite, contournés et enchevêtrés ; que ces tubes soient bifurqués, c’est là un caractère qui ne me paraît pas faire de doute, encore qu’il soit fort malaisé à constater en raison du faible diamètre des tubes, de leur tassement, de leur enchevêtrement et parfois aussi de leur état de conservation.
Comparativement, ces zones à texture compacte sont d’une manière générale bien conservées. On observe assez nettement les sections de tubes limitées par deux lignes sombres granuleuses qui en sont les parois — en d’autres points, au sein d’une plage granuleuse on observe de petits tractus blancs d’allure hiéroglyphique qui représentent les remplissages par la calcite de la lumière des tubes dont les parois se confondent avec le fond granuleux intertubulaire. Cette texture enfin montre, en certains points rares, une tendance à se désagréger et l’on ROPSCINE plus dès lors qu’une plage granuleuse qui, par son peu d’homogénéité, laisse soupçonner l’existence primitive de tubes périmés