II. — LE SYSTEME CARBONIFERE DANS LE BAS-BOULONNAIS
A. — Les roches carbonifères, leurs gisements.
Les sédiments carbonifères sont représentés dans le Bas-Boulonnais par des dolomies, des calcaires et de la houille.
3. MURCHISON. — Sur les roches dévoniennes, type particulier de l’Old Red Sandstone des géologues anglais, qui se trouvent dans le Boulonnais et les pays limitrophes — Bull. Soc. géol. France, 1° Série, 11, 1839-1840, p. 242.
4. Contrairement à DELANOUE (1852) et à GODIWIN AUSTEN (1853), DE VERNEUIL et DE KONINCK « continuent à ne voir dans les couches dévoniennes du Boulonnais que l'étage supérieur. C’est cette opinion que je me propose de venir appuyer de nouvelles preuves ». cf. GOSSELET. — Mémoire sur les Terrains Primaires de la Belgique et du Boulonnais — Paris, 1860, p. 127.
LEE Qi es \
La série débute, à la hauteur du passage à niveau du Hure, par cent mètres de dolomie (No. 1) 5. Cette dolomie, dont les strates plongent au sud, repose sur le Dévonien supérieur; elle est surmontée de calcaires qui sont entamés à l’ouest de la voie ferrée du Hure au Haut-Banc par deux tranchées ouvertes dans les prés (Nos. 2, 3) et, de l’autre côté par trois carrières (Nos. 5, 6, 7) qui s’étagent vers l’est parallèlement à cette voie. Les bancs, visiblement inclinés en direction du sud dans la tranchée du chemin de fer (No. 4) qui suit le passage à niveau du Hure, se montrent un peu plus loin inclinés vers le nord (Tranchée de chemin de fer du Haut-Banc (No. 10 bts).
Entre ces deux séries de calcaires inclinés les uns vers le sud, les autres vers le nord, il y a un espace de plusieurs mètres où la stratification normale a disparu et où les bancs sont morcelés. Cette dislocation des bancs et ce broiement des calcaires marquent l'emplacement d’une fracture connue sous le nom de faille de Ferques; cette faille divise les sédiments carbonifères en deux portions, l’une située au nord de la faille (massif de Ferques), l’autre située au sud (dôme du Haut-Banc).
Au passage à niveau du Haut-Banc (Nos. 12 et 13), les strates sont presque horizontales, mais ne tardent pas à plonger dans toutes les directions formant ainsi un immense dôme sous lequel on a trouvé la houiïlle. Si l’on continue à suivre la voie ferrée de Calais à Boulognesur-Mer, on voit, dans la tranchée de Basse-Normandie (No. 14 bis), que ce dôme à bancs réguliers est chevauché par d’autres bancs plissés, froissés et recristallisés. Puis, brusquement, le calcaire fait place à des schistes rouges qui reposent sur lui. La surface de contact du calcaire et des schistes marque l'emplacement d’un accident (faille d'Hydrequent) qui limite au sud le dôme du Haut-Banc.
Pour retrouver la suite de la série sédimentaire, il faut se diriger vers l’ouest et gagner la carrière Hénaux de la Vallée Heureuse (No. 18, cf. PL. I, fig. 1) et la carrière de la Société des Marbres du Boulonnais No. 19, cf. PI. I, fig. 2) exploitée par M. Poulain. Ce sont ces deux carrières, avec celles du Haut-Banc (Nos. 12 et 13), qui ont fourni les marbres décrits dans ce travail. Ces marbres se retrouvent plus au nord dans des carrières aujourd’hui abandonnées (carrières des Ramonettes, cf. Nos. 8 et 9 — carrières de Blecquenecques, cf. Nos. 20, 21 et 22).
5. Les numéros entre parenthèses renvoient à la carte du Bas-Boulonnais.