‹ Les Marbres du Calcaire Carbonifère en Bas-BoulonnaisChapitre 51 sur 211 · MARBRE CAROLINE · texte numérisé non relu

MARBRE CAROLINE

Le marbre Caroline et le marbre Rubané Notre-Dame sont tous deux essentiellement rubanés et grumeleux, ces deux termes répondant le premier à une allure d'ensemble du sédiment, à une structure, le second à sa texture fine. Comme c’est surtout la texture qui définit les facies, ce chapitre sera consacré à l’étude des calcaires grumeleux. Je laisserai donc momentanément de côté les rubanés de texture graveleuse et les rubanés de texture oolithique.

Après avoir décrit en détail le marbre Caroline, il me sera facile d'analyser brièvement et par manière de comparaison le marbre Rubané Notre-Dame.

I. SITUATION STRATIGRAPHIQUE DU MARBRE CAROLINE ; CENTRES D'EXPLOITATION.

Le marbre Caroline (cf. PI. VIII, fig. 29) est un des termes de l’épaisse série de rubanés dont la superposition constitue la presque totalité de la carrière du Haut-Banc et la portion orientale de celle du Petit Haut- Banc.

A. — Cette série rubanée repose sur une formation massive de calcaire graveleux à structure entrecroisée qui fut, un temps, exploité comme marbre à la carrière du Haut-Banc sous le nom de « Banc de 11 pieds ». Ce complexe graveleux est recouvert par un ensemble de bancs qui, sur front de carrière, se montrent parcourus dé lignes horizontales, épaisses, continues, arquées ou festonnées, de teinte plus foncée. Ce sont là les sections verticales de vastes croûtes organiques étalées dans un

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sédiment de texture grumeleuse ; par leur superposition, elles communiquent à l’ensemble un aspect nettement rubané.

Fig. 11. — Marbre rubané du type «Caroline », constitué par l’alternance d'organismes laminaires (portion intermédiaire) et de rubans grumeleux résultant, en grande partie, de l’accumulation de débris de ces organismes (partie basale mouchetée).

Ces organismes forment, sur le fond, de vastes croûtes bossuées ; ces croûtes, souvent beaucoup plus accidentées que ne le “ontre le schéma (portion supérieure), sont recoupées, en coupe horizontale, sous la forme de cercles concentriques plus ou moins réguliers.

Ces rubanés alternent plus ou-moins régulièrement avec des épisodes de calcaire grenu à niveaux fossilifères (entroques, Polypiers, esquilles de Brachiopodes, Foraminifères, etc.) ; les rubans plus sinueux et plus organiques dans le bas de la série ??bis deviennent ensuite plus réguliers d’allure et de texture ordinairement grumeleuse. C’est à cette portion supérieure qu’appartient le marbre Caroline (cf. Tableau p. 34).

B. — Le marbre Caroline (cf. PI. VIIL fig. 29) représente la portion supérieure, blanchâtre et rubanée, d’un complexe de 80 cm (banc) dont la moitié inférieure, noire et non rubanée, est constituée par un calcaire grenu. Il est facile de reconnaître là la « moitié marbre » (portion rubanée) et la « moitié calcaire ordinaire » (portion de calcaire grenu)

72 bis, Des organismes rubanés situés dans le bas de la série et superposés au «Banc de onze pieds», dont j'ai reproduit la texture à la figure 32 de la planche VIII, il convient de rapprocher certaines formations de la faune cambrienne de Carteret (organisme C) figurées par M. BIGOT dans le Bulletin de da Société Linnéenne de Normandie, 7° Série, vol. 8, 1925, pl. VII, fig. 17a et 17b. — En attendant qu’une étude de la texture fine (si elle est possible) ait été faite, je ne puis qu’indiquer l’analogie de structure des deux organismes normand et boulonnaïis en coupe verticale (17a) et en coupe horizontale (17b).

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