LES MARBRES DU BOULONNAIS
Avant d'entreprendre la description détaillée des marbres du Boulonnais, il m’a paru nécessaire de parler de l’exploitation marbrière en ce pays, d’en esquisser l’histoire, d'essayer d’en fixer les origines (Ch. D), de préciser ensuite la place que les marbres occupent dans la série stratigraphique (Ch. Il).
L'ordre dans lequel j’ai traité des différents marbres est quelque peu arbitraire et il en est d’ordinaire ainsi de toutes les classifications.
C’est ainsi que j'ai classé les marbres sous trois rubriques d’après leur allure prédominante en :
1. marbres essentiellement formés d'organismes : marbre Henriette (Ch. III), marbres Napoléon Tigré, dit «Pattes d’alouettes» et Napoléon Gris (Ch. IV);
2. marbres essentiellement constitués par des débris d'organismes, au milieu desquels peuvent, de ci de là, persister des organismes à structure conservée : marbre Caroline (Ch. V) et marbre Rubané Notre-Dame (Ch. VD ;
3. marbres constitués par des sédiments : de nature bréchique, marbre Napoléon Grand Mélange (Ch. VIII) — ou du type calcaire grenu, marbre Joinville et marbre noir de Réty (Ch. IX).
J’ai traité à part le marbre Lunel (Ch. VID) parce qu’il constitue un tout; ses variétés « Lunel uni» et «Lunel fleuri» seraient à classer, la première sous la rubrique n° 3 (calcaire à grain fin), la seconde parmi les marbres essentiellement formés d’organismes (rubrique n° 1).