WETHERED E, -- Proceed.… — 1887, vol. IX, p. 77, pl. V
88. « probably filled with living matter» (WETHERED E. — Geol. Mag. 1886, Dec. II, vol. III, p. 535).
EE, DOCS
Les tubes de plus grande taille qu’il signale comme apparaissant au niveau de la troisième lame ne sont vraisemblablement que le prolongement des tubes qui leur sont inférieurs mais de diamètre un peu plus fort ; s’ils sont plus nombreux, c’est qu’il y a eu division.
Enfin, le tissu fibreux de nature squelettique n’a pas son analogue dans l’organisme boulonnais et j’ai montré (cf. p. 86) que les interstices intertubulaires sont exclusivement occupés par une fine boue calcaire plus ou moins chargée de menus débris organiques.
2. — En 1888, NICHOLSON # décrivait sous l'espèce Mitcheldeania gregaria une petite balle d’environ 10 mm de diamètre à surface plus ou moins bossuée et présentant elle aussi deux sortes de tubes : des tubes « zooïdaux » et des tubes «interstitiels ».
a. — Les premiers, d’un diamètre supérieur à celui des tubes zooïdaux de Mitcheldeania Nicholsoni sont aussi moins nombreux. D’après NICHOLSON, leur distribution varie beaucoup suivant les portions observées : en certains points du squelette, ces tubes sont ou contigus ou séparés par une simple rangée de tubes de moindre diamètre — en d’autres points, ils peuvent être absents ou irrégulièrement éparpillés au milieu des petits tubes. Ils communiquent entre eux par de larges ouvertures « uniserially disposed > et présentent de-ci de-là quelques planchers.
Les tubes interstitiels, eux aussi munis de pores, se bifurquent irrégulièrement et s’anastomosent, présentant en section tangentielle l’aspect des canaux coenosarcaux des genres Allepora et Millepora, et de beaucoup, de Stromatoporoïdes.
b. — Sans aucun doute, la description de NICHOLSON rappelle étrangement celle de WETHERED à quelques détails secondaires près et il semble bien qu’on ait affaire à deux organismes très voisins.
Quant au rapprochement de ces Mitcheldeania et de l’organisme boulonnais, je ferai les mêmes réserves concernant les tubes interstitiels et la notion de squelette. Le dessin de coupe tangentielle donné par l’auteur sous la lettre G de la figure 1% pourrait s’interpréter, sinon de l'organisme boulonnais, du moins d’une forme très voisine en supposant que l'élargissement des tubes n’aurait pas lieu pour tous au même niveau ; par contre, les sections verticales dessinées en F et E, et la section transversale reproduite en C sont d’une allure bien différente.
89. NICHOLSON H. A. — cf. Geol. Mag., Dec. II, vol. V, p. 16 sq. et fig. 1. 90. NICHOLSON H. A. — cf. Geol. Mag., Dec. III, vol. V, p. 17.
SF En
3. — Ces divergences sont-elles réelles?, ou sont-elles dues en grande partie à l'interprétation des auteurs?
M. GARWOOD), revenant sur la question à l’occasion de la description d’un genre nouveau Ortonella (1914) ainsi que dans ses trois articles sur les Algues calcaires (1913) donne du genre Mitcheldeania une idée qui modifie singulièrement les descriptions de WETHERED et de NICHOLSON, et une photographie % qui suggère un rapprochement de ce genre et de l’organisme du Boulonnais ci-dessus décrit.
a. — Dans le second travail, après avoir nié l’existence de pores muraux tant dans les tubes zooïdaux que dans les tubes interstitiels, pores qui seraient d’après lui purement apparents et à interpréter « soit comme des coudes des tubes ondulés à leur sortie du plan de la coupe, soit comme des sections obliques de rameaux au niveau de leur sortie des tubes » %4, il suggère d’écarter Mitcheldeania du groupe des Hydrocorallines et de le ranger avec Solenopora et d’autres formes semblables sous la rubrique « Algues calcaires ».
Dans le premier, postérieur en date (1914), il remet en question les planchers, les pores muraux qu’il considère toujours comme des sections de tubes ou de branches, enfin l’existence des petits tubes. D’après lui, ces petits tubes interstitiels typiquement présents dans les exemplaires de Mitcheld. Nicholsoni et dans beaucoup de grands spécimens de M. gregaria sont souvent absents dans les petits nodules de M. gregaria qui sont entièrement formés de gros tubes. II signale en outre la présence fréquente de petits nodules exclusivement formés de petits tubes et pose la question de savoir si les deux sortes de tubes appartiennent nécessairement au même organisme, doute renforcé encore du fait qu'Ortonella dans le Westmorland a été trouvé associé à des touffes de fins tubes qui pratiquement ne se peuvent distinguer des tubes fins de M. gregaria.
b. — Ces observations et réflexions de M. GARWOOD me sont précieuses parce qu’elles écartent définitivement du genre Mitcheldeania les petits tubes interstitiels dont je n’ai pas trouvé l'équivalent dans
91. GARWOOD E. J. — cf. Geol. Mag., Dec. VI, vol. I, p. 267 sq.
92. GARWOOD E. J. — cf. Geol. Mag., Dec. V, vol. X, pp. 440 sq., 490 sq. 545 sq.
93. GARWOOD E. J. — cf. Geol. Mag., Dec. VI, vol. I, pl. XXI, fig. 2.
94. « either elbows in the undulating tubes cut across where they bend away from the plane of the section, or places where a branch is given off from a tube at an angle to the plane of the section» (cf. GARWOOD E. J. — Geol. Mag, Dec. V, vol. X, p. 446).