‹ Les marchands de santé (volume 3)Chapitre 76 sur 79 · DIALOGUE DE CORBEAUX · texte numérisé non relu

DIALOGUE DE CORBEAUX

Il devait en entendre bien d’autres.

Le temps marchait sans que rien présageât à l’infortuné la fin de son supplice.

L’heure fatale arriva.

Deux individus, au vêtement sombrement uniforme, pénétrèrent dans la chambre.

C’étaient les croque-morts.

Les excellentes gens, tout en procédant à leur besogne, dialoguaient :

— Comme ça, t’es amoureux ?

- Que veux -tu? Ca ne se commande pas.

— Et elle est jolie?

Une gaillarde! Cinq pieds trois pouces... sans compter un commerce de vin qui est achalandé... Tiens bon la planche.

— Un commerce de vins... Je serai ta pratique, parce que, tu sais, c’est mon faible.

— Farceur... Passe-moi les vis.

Et est-ce que tu quitteras la partie, si tu te maries?

— Plus souvent !

— A la bonne heure!

— Quand une fois on y est habitué, impossible de changer.

— C’est comme moi.

— Parole ! Si je n’avais plus mon petit traintrain de tous les jours, ça me ferait faute !

— C’est pourtant vrai. Est- ce drôle de s’attacher comme ça... Gristi ! il n’est pas léger le particulier.

— Un homme de poids.

— Hé! hé!

Tu sais qu’il y aura des discours, à ce qu’on dit.

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