LA CENTRALISATION
niqaer d'an quartier à l'autre; mais, avec les omnibns à vapeur, cet inconvénient serait secondaire. Malheureusement, il en est de plus sérieux et auxquels jusqu'à présent on n'a pas trouvé moyen de remédier.
Loin de là, on semble vouloir les aggraver chaque jour.
Non content d'avoir centralisé la planète dans la ville, on a centralisé chaque profession dans un quartier différent, ainsi que je vous l'expliquais tout à l'heure!
Jugez à quel paroxysme cette agglomération a dû porter la concurrence ! Jugez quelle misère la concurrence a engendrée à son tour ! Jugez enfin combien cette misère a dû multiplier les causes de mort, et vous ne vous étonnerez plus du nombre de convois qui vous effrayait si fort...
— En effet... quoique l'affluence des médecins...
— Parce que... mon cher monsieur Du Tilleul, objecta maître Helleborus avec un ricanemeni sarcastique.
VUl
•cAhc Mf vaiujb»
L'ifonie ayait paru un peu bien irrérërencieuse au petit-fils d'Ârgan, qui inaugura une mine renfrognée peu faite pour rehausser ses désavantages naturels.
— Vous me boudez? lui demanda son guide ; est-ce parce que je me suis permis de toucher aux objets de votre culte?
-— Je suis fatigué, répondit sèchement Onésime.
-« Eu ce cas, vous plairait-il de vous rafraîchir
sein E.. N . Monas &,7-
a^airf d'aller plu& Ida?..* C'est hq das. «harmes singuliers de Fantasia-Capitale. Où qu'on se trawe, GAt iL'a ^'à péaét£» an fiazrde-chaoafiâe de la première maison qai m psésentaj, et l'oa ast danfe «m café*.
Les cafiè& échappent seid& à la loi da centnbliaatiiHi. imuecaelle. ; ite/ sont partool à la fois.
— Commart^tûBtea €»& boiiti<|ae&?...
— Ites. cstfés» neoi <gie da& caiôs. Le& antoes industries ou commerces ont. été obUgés de» se réfugier aox étafg^ supérieurs. Il y a des établissements de limonade qui octcupeat une so^ffl^ ficia de tcoifr Menas camées^ee. 4» oblîgetes garçons à faire le service dans de petits wagons qu'aspire une. machina^ atmesffhérifpek.. Entrez donct
— Cest qfsfoù m'a défradu^ da^ rieft> pceudre entre mes repas.
-~ Ler dernier qao/ veas^ arosi fait a' ea le temps de se laisser digérer... Entctz donc l
Ayant même qu'ils sa fusseot iustallési à. une table, un roulement bruyant fit suEsauter ûné< aime.
C'était on gwcoiM{iiii foodût sur les âenx. cou-
tii LES MARCHANDS DE SANTJ
sommateors dans son wagon à grande vitesse :
— Absinthe, bitter, vermouth... eau-de-vie, alcool, trois-six, vitriol 1..
— Qu'est-ce qu'il nous conte avec son vitriol ? dit Onésime en frémissant d'épouvante.
— Vitriol au genièvre, article très-demande, répliqua le garçon.
— Une boisson imaginée pour les palais blasés par les mièvreries de l'absinthe, expliqua le guide de Du Tilleul...
— Mais cela doit causer dans les organes des ravages épouvantables.
— C'est là l'attrait... Vous ne voulez pas en goûter ?
— Grand Dieu! moil... Mon docteur qui m'interdisait jusqu'à un simple canard... Si l'on pouvait me préparer une infusion de camomille...
. — Allons donc! Vous plaisantez... Buvez*moi un peu de café.
— C'est bien échauffant.
— De bière.
— C'est bien froid.
-*- Mais puisque vous avez autour de vous
SCiNS DE uoBims (9
soixante mille médecins qui veillent. Vous Toubliez donc toujours?... De la bière, garçon.
— Un tonnelet ou un demi-tonnelet.
— Que signifie?... s'écria derechef Du Tilleul...
— C'est la mesure habituelle ; il y a des gens qni sont arrivés à en avaler six tonnelets dans une soirée, après avoir commencé par des canettes^ comme à Paris.
— Juste ciel!.. •
Le garçon était revenu, prompt comme la fondre.
— Yoilà ! messieurs... C'est trente*six francs, s'il vous plaît !
— Bigre ! exclama Onésime.
— Et cinq francs de pourboire.
~ Vous êtes fou?... Ce garçon est fou...
— Tâchez de vous dépécher, où j'appelle un agent de police.
— Pour me forcer à vous donner cinq francs de pourboire?
— Et je me gênerais encore.
— Eh bien ! je m'y refuse. Le pourboire est facultatif.
Sfi LESt liÉBAHAilD9! BB^ SANTÉ
— Vans osQfe» C8la«^ Gmtà^, «npoigiez^AQi
ces meactoffs^.. Qai^ n'a doBoé» âasi maloIraBs pareils?
Legiide.d'Ûiàésûae mt lapn&caotioaida&'interposer au bon moment :
— \ioilà vae qpmnlMlim. haocs^. mon ami ; agpées l6& esEoiuas tràfif^niiblas 4ei moinrar qpi est étoang^r eliafecÉ poiM habitoé ans GmtfuMes du pays.
— - Â la bonne heure, grommelai le ganço» en s'élûignant..« Saos qjaAîlw. Sttqia'il s'a^sa une autre fois de me parler le chapeau sm la tôte!...
— M'expliquerez-Yous... demanda à sm dgstrgne Du Tilleul, tout fràaîseMife d'émiHtion eontenue.
— Rien de ptaffain^tei.
Les garçons du café^de Totre pays n'en «ont e&cof e qu'à la medhiMuifiketé^ et ceux-ci en s«iit à la domination.
C'est, da' resté, o& à quoi voqb^ marcheir en France. Le pourboire que vous subiBsez* niaise^ ment y deviendra mi impôt de droit; Finsolence ^e iQa»r tdlérez sfy métamorphosera en autocratie subalterne. Laissez-leur prendre, im pied