OUVERTURE DE LA TRANCHSB
L*astronomîe conj'wgale appelle d'ordinaire celte pbase-Ki lune de miel.
Madame était dans un coin. Monsieur était dans un autre. Madame feignait de lire. Monsieur feignait de ne pas bailler.
Et Madame, qui le guettait du coin de Tœil :
— Vous vous ennuyez, mon amif
— Moi, par exemple I
— Oh ! ne vous défendez pasi Cet ennui a pour principe un sentiment respectable.
— Mais je tous assure...
— Inutile de le nier. J'ai compris depuis longtemps que Toisiveté tous pesait.
— A moi?
— Il est vrai qu'un homme qui ne fait rien di; matin au soir...
— Que voulez- vous que je fasse?
— Je n'en sais rien, moi; mais à votre place... Tenez, voyez-vous, vous baillez encore.
— C'est Teslomac...
— Vous cherchez en vain une excuse... Au reste, ce que je vous en disais, c'était par intérêt pour vous.
glÊGB ET PRISB DE MON AMI PLUMET 181
— J'ai peut-être tort, pensa mon ami Plumet.
PREMIÈRE PARALtÊUS.
Monsieur attend Madame, qui est sortie pour faire quelques emplettes.
Madame rentre.
— Gomme voua avez été longtemps, Emestine.
— Oui; on m'a retenue dans un magasin... Et puis j'ai rencontre M. de Yermond, un ami de notre famille... un gentilhomme... Ce qui ne Tempèche pas de travailler.
— Ahl
— Oui ; il est chef de bureau dans un ministère.
— Ah! ahl
— 11 m'a demandé ce que vous faisiez.
— Gomment, ce que je fais... Gela devient une plaisanterie... Ne voudrait-il pas, ce monsieur de Yermond, que j'entrasse comme lui dans un ministère... avec mes soixante mille livres de renie t
•—Vous avez tort de vous récrier si fort... 11
IM' MAIgONv AMOfJR KS C*®
n'y a jaiQai& de désbonae w à faire ua^utite emploi de ses journées.
— Allons doncl... quelle plaisanterie!...
— Je ne dis pas cela pour vous, je parle en général.
— Â la bonne heure... Est-ce qu'on ne va pas dîner?
— Pas encore, il n*est que cinq heures...
— C'est impossible»
— Il parait que la journée vous ^mble bien longue. . C'est un des inconvénients de l'oisiveté.
— Mais du tout,, du tout! {A part.) Ma lemme a peut-être raison.