‹ Les marchands de santéChapitre 122 sur 166 · SECONDE PARALLÈLE · texte numérisé non relu

SECONDE PARALLÈLE

•^Oui^ mon ami, j'ai esiQûr^hrenGûslffé M. de Vermond, cet ami de notrafamUle^..

-^ te saiSvqui est au ministère..

— * Précisément.

— A quel mmistère estrA donc?

SIEGE ET PSXBK; DB: MOir ABIT PLUMET 183

—A là Guerre. Il paraît qu'il s'y trouve très-» heureux. Il espère être décoré ao 15 août pi^ chain.

— DiabFe !

— C'est bien le moins que l'État récompense ceax qui le ser?et)té Vous n'arez jamais eu envie de la décoration, vous?

— Envie... envie... Il faudrait faire quelque chose pour cela.

^- Pardon, j'oubliais que vous préfériez rester oisif, et que vous professez pour la bureaucratie un mépris...

— Un mépris!... Voyons, Ernestine, vous exagérez ; je ne méprise nullement...

— Seulement, vous aimez mieux passer votre temps à digérer le déjeuner jusqu'au diner^ à digérer le dîner jusqu'au coucher, et à vous re* poser ensuite...

— Ernestine l

— Pourquoi ne me cherchez-vous pas une querelle? Vous 'devriezi me faire seatir que vous m'avez prise sans dot, que la fortune est à

YOQS, que par conséquent je n'ai pas le droit de me mêler de Totre genre de vie... Tenez ! c'^est mal, monsieur, c'est très-mal I

— Ernestine, je tous en prie, je ne voulais pas vous offenser.

— N'en parlons plus, monsieur. . . Mais les bureaucrates, eux, rendent leur femme heureuse.

Mon ami Plumet regarda Madame rentrer dans sa chambre en tenant son mouchoir sur ses yeux; puis, attendri à son tour :

— Le fait est, dit-il» que je suis d'une paresse révoltante!

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