‹ Les marchands de santéChapitre 40 sur 166 · LB8 TADIUS ET LES TRI8S0TIN · texte numérisé non relu

LB8 TADIUS ET LES TRI8S0TIN

— Sommes-nous encore bien loin? demanda le pétit-fils d'Argan^ après avoir cheminé pendant quelque temps.

— Nous approchons ; mais vous comprenez qu'en un pays de centralisation comme celui-ci^ on ne pouvait laisser les marchands de santé gratuits séjourner à côté de ceux qui se font payer si cher.

•— Vous avez raison. Mais quel est donc Tattroupement que l'on aperçoit là*bas7...

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— Parbleu, je le devine, rien qu'à Tendroit ou la scène se passe. C'est sur la frontière de la section des allopathes et de la section des ho* mœopathes. Encore quelque querelle entre les disciples de l'une et l'autre doctrine 1

— La rivalité qui les divise 9st, à ce que je vois, la même que sur la terre...

— Bien pire encore! Depuis cent vingt ans que l'homœopathie a fait son apparition dans la planète Fantasia, il y a déjà eu huit batailles rangées entre ces adversaires irréconciliables.

— Et le nombre des morts a été considérable?

— Pas trop; -^ on avait stipulé que chaque armée laisserait ses remèdes à la maison.

Une autrefois, on a résolu de trancher cette question sempiternelle par une épreuve décisive.

On a pris huit médecins homœopathes et huit médecins allopathes, on les a forcés à se soigner mutuellement.

' — Eh bien?

~Eh bien! les chances ont été égaies des deux côtés !

— Vraiment?

— Oui... Huit sur huit.

td6 XE6 WÉtGHMIDB DR BMITÉ

— Degtérisl

— Pour toujours. Aussi a-t-^m renoncé àtrai»-^ dver m débat qm s'éternise darns une foule de procès partictdierB et de batailles do genre de celle à laquedie nous sommes oouriés par les droioAanoes.

Maître Helleboms et'QsésiBiie n-étaseot plus -en effet iqv^k den eo trois pas lAe ratironpesimit Bs se mdièreia à 4» fode des curieux qui «se dressatent sur la «poifitte ^du pied, ^— probaUe* ment pour VÊàtfa. jouir oi'un speotsK^le imè* reesmt.

Dans le centre du cercle, deux marcbands «de saQRS s'afpeBtniftoiei* «t^e meiiaçaieot :

— Allée Anne! ^aBez doncl criait rattopillkeu Ou sait à quoi s^ 4emr "^ur les globales.

~ ^lez'was^ndiDe t Fépenâaitrbom^mfwttiie ; ou sait oe<qiie ^aAeattrosïsâgiiées et^os mexasl

— Jé«e fais fortd^aier dHiu seul trait toate une boite de médicaments homœopallbiques'0t4e dîner ensuite avec un appétit parCadt.

--— 3e a^'eu 'dirai ^certes pas 43«taiit Une seule de Yos drogues suffirait pour me faire pWK le goût du pain.

— - Je vous conseille -de parter, *?eus qin,;sifeDt-

LES VJamS ET LES TRISSOTINS 167

bier encore, a^z expédié dans l'autre monde une pauvre yieille fenune.

— C'est TOUS qui Vayiez ef^cepmse.

— £t vous (pii l'aixez laûbeYéai..

— Insolent.

-— If alo<ra.

— Saîs^tQ «ntenent m qae c'est -ga'niia guérison ?

~ Cen'edt»iaQtotitcas;|ias»toi:quipaBrr^ rapprendre.

-* ParMeu, inesBiew $» je was /ei» fais jugea»

— Messieurs» appréciez vous-mêmes..*

«- Gea i^nare$,«D6a fombea» oea mposteuca^.

~Gea loeoteurB^ ecea coiatoes* cea hjpikz crites...

«-«Itoiia dcMient i araler^a Teau claire...

^ Vous toriuitnt avtt d'terr&les instnuneDts de aoppliee...

^ Tenez, messieurs» que Tim de i ous» s'il est malade» veuille bien s'approaber.

«^ Si /quâqn'to BOûfirer qu'ilae présente.

*- le vois 'montoer à m sqrcGtfiiiaiite...

— Je veux prouver à ce calomniateur...

«-> Eh Uea! vuessieunu.»

^ Messieurs:^ voyons !..•

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La foule à cette proposition s'était reculée par UD brusque mouvement de panique.

— Personne ne répond ; c'est que vous êtes tous conyaincus déjà de la supériorité de l'altbpatbie.

— Nul ne ditriei; c*est que votre opinion est déjà formée sur la précellence de rbomœopatbie...

— De quoi! de quoi !••. Que prétendez-vous là? fit un troisième antagoniste en fendant la foule... La vraie médecine est toute dans Thydropatbie.

— Dans rélectrq[)atbie« argua un quatrième adversaire qui avait, lui aussi, écarté les rangs pour se poser en face des trois autres.

— L'eau pour tous ! médecine des canards.

— L'électricité! médecine des jongleurs.

. .- Messieurs, ces cbarlatans vous trompent.

— On vous berne.

— On vous leurre.

— Écoutez ma parole. Je vous jure, vous entendez, je vous jure qu'ils complotent contre votre existence.

— J'atteste Gbipocrate qu'ils vous mettront à mort I

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