DE LA PRÉSENTE ÉDITION
a. Page 19.
Un journal avait publié des impressions de voyage, signées de la belle Otero.
b. Page 19.
Paul Fort n'était pas encore Prince des Poètes, et l'on trouvait qu'il faisait vraiment un peu trop de ballades. On ne juge plus de même aujourd'hui, apparemment.
Ce qui montre bien que le goût change, en dix ans.
c. Page 21.
Le Journal abrutissait alors ses lecteurs, en leur faisant compter les grains de blé que pouvait contenir une bouteille.
Cette idée était si belle qu'il l'a reprise cette année.
d. Page 43.
Heureux optimisme ! Candeur charmante du jeune âge !... L'Académie Concourt, ce ne fut pas cela du tout.
e. Page 44.
C'était un beau crime. Mais vous l'avez oublié. — (Et moi aussi).
/. Page 45.
M. Gabriel Ferrier : peintre catholique. Comme M. Maurice Denis.
g. Page 45.
Il fallut que ^Moréas mourût, pour que M. Claretie se décidât à jouer Iphigénie. Avouons, d'ailleurs, que la tragédie ne nous a pas, à la Comédie-Française, donné autant déplaisir qu'il y a dix ans, à cette représentation de rOdéon. Nous pensons que les vrais amis de Jean Moréas ne doivent pas faire reposer sa gloire sur Iphigénie.
h. Page 80.
Disette qui paraît bien lointaine aujourd'hui !...
i. Page 80.
Prophétique, hélas !... M. Bazin, depuis dix ans, a fait autant de petits qu'un lapin.
/. Page 114.
Lorsque cet article fut publié, un profond silence enveloppait Paul Claudel. Rien d'important encore n'avait paru sur son œuvre, à l'unique exception d'une étude imprimée par Mauclair, quatre ans auparavant, dans La Revue. L'écho en était tout à fait éteint. Ce qui explique la lettre de Marcel Schwob à Eugène Montfort, dont voici le passage auquel il est fait allusion dans notre introduction :
« Monsieur, j'aurais voulu vous écrire souvent déjà « pour vous dire tout le plaisir que je prends à la lec- « ture des Marges ; mais les meilleures intentions sont « détruites par les exigences de la vie matérielle.
« Enfin, puisque vous venez de consacrer un si noble « article à Paul Claudel, je saisis vite l'occasion de « vous féliciter d'avoir dit hautement ce que plu- « sieurs pensent et n'osent pas écrire. Merci pour « Claudel, et merci pour sa grande œuvre si admirable, « si énorme que, jusqu'ici, ceux qui l'admirent se sont « tus, crainte qu'on se moque d'eux. C'est comme sii « l'un d'entre nous trouvait un diamant gros comme « une grenade : personne ne voudrait le croire. »
M. Camille Mauclair écrivit aussi, à la date du 2 juin 1905, une lettre intéressante dont, après lui en avoir demandé l'autorisation, nous extrayons le passage suivant :
« Claudel, le saviez- vous? est un ami de quinze ans, « et j'ai aidé fortement à faire souscrire la première « édition de La Ville. Claudel se fiche de la publicité. « J'étais aussi d'avis qu'il valait mieux se taire, d'au- « tant qu'à ce moment, cela pouvait lui créer des « ennuis réels dans la carrière (il publiait anonymef( ment). Du jour où l'inconvénient a cessé, j'ai fait « l'article de La Revue, par devoir de conscience, « et pour vexer les gens qui mettaient sous le bois- « seau de telles œuvres. Les convenances n'ont con- « sisté qu'à se taire pour ne pas attirer d'ennuis à « mon ami. Mais les symbolistes se turent par jalouse sie. S'ils avaient su pouvoir faire réprimander « Claudel, je connais leur cœur ! ils en auraient « parlé ...»
Quant à Claudel, « se fichait-il de la publicité » comme l'écrit M. Mauclair, et ne souffrait-il aucunement du profond silence qui entourait son œuvre? On en peut douter peut être, quand on lit cette phrase, tirée de la lettre qu'il adressa à Eugène Montfort pour le remercier de son article :
« Vous êtes le seul, avec ]\Iauclair, qui vous soyez « risqué à endommager le silence qui, depuis de lon- « gués années, me circonscrit. Cette situation a eu des « avantages et des inconvénients, mais je me sens « assez fort aujourd'hui pour surmonter ces derniers. « On se lasse de parler comme dans une impénétrable M ouate. ))
Aujourd'hui que la gloire de Claudel devient de jour en jour plus rayonnante, il nous a semblé d'un très grand intérêt de publier ces détails.
(Note de V éditeur).
A-. Page 121.
Découpé dans le journal Je dis Tout, en date du 6 avril 1913 :
Tandis que Jean Richepin brigue d'enlever à M. Painlevé son siège de député et de faire une incursion dans la Politique, son collègue de V Académie française, M. Marcel Prévost, s'initie aux affaires. En devenant vieux, le diable des Demi-vierges s'est fait moraliste et... financier. Il est, en effet, devenu Vun des administrateurs du Crédit français, que préside avec autorité M. Paul Doumer, et, à la prochaine assemblée générale du Crédit français, qui aura lieu le 28 avril prochain, M. Marcel Prévost sera, paraît-il, appelé à Vhonneur de lire, au nom du Conseil d'Administration, le rapport aux actionnaires.
/. Page 122.
M. Lemaître, hélas ! est retourné à la Littérature sans abandonner la Politique. Et nous préférions encore le voir jadis tout entier à ce monstre, qu'aujourd'hui écrivain partial et injuste adversaire d'un Chateaubriand.
m. Page 123.
Un professeur de psychologie expérimentale, mort depuis, et qui a laissé des ouvrages fort ridicules.
n. Page 138.
Pendant la révolution russe, Gorki avait été arrêté, et l'on ignorait ce qu'il allait advenir de lui. D'où cette protestation.