‹ Les Mariages Consanguins et Leurs ConsequencesChapitre 24 sur 31 · QAR · texte numérisé non relu

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chacune d’elle a été soutenue de part et d’autre avec des arguments sérieux, appuyés sur de nombreuses observations, il nous reste à en faire la critique, afin de savoir de quel côté est la vérité.

re opinion : Presque toutes les alliances entre proches parents ont des résultats fâcheux. — Cette opinion a été soutenue par de nombreux hygiénistes et médecins distingués : Burdach, P. Ménière, P. Lucas, Rilliet, Devay, Chazarain, Liebreich, Boudin, Chipault, Luys, Mitchell, Trousseau et Péter, Hocquart, Bemiss, Howe, Allen, Mantegazza ; du côté des zootechniciens, nous trouvons : Aubé, Huzard père, Low, Sinclair, Knight, Sebright, Hartmann, Rhode, Setlegast.

D’après nous, cette première opinion est trop intransigeante, trop exagérée. Evidemment un grand nombre de mariages consanguins donnent des résultats déplorables, cela ne peut être contesté, mais nous croyons que dans bien des cas l'hérédité morbide n’as pas été prise assez en considération, et que bon nombre d’affections mises sur le compte de la consanguinité doivent être regardées simplement comme héréditaires. L'alliance consanguine en effet élève l'h‘rédité à la plus haute puissance ; et pourrait-il en être autrement, alors que deux puissances semblables convergent vers le même but. Si donc un des conjoints ou tous les deux présentent la moindre prédisposition morbide, il est à peu près certain que le produit en supportera d’une façon ou d’une autre la.mauvaise influence. En ce qui concerne les aflections nerveuses par exemple, une foule de causes plus où moins importantes et par suite plus ou moins apparentes, tempérament nerveux et excitable, émo-

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