SAN. PE
naturelle, d’une vie qui n’a jamais été modifiée én bien ou en mal, chez les peuples, la civilisation a joué- en ces circonstances un rôle, J’oserai dire fâcheux : le surmenage, . l'alcoolisme, la syphilis, les névroses, ont atteint l’homme dans sa constitution. À part les hérédités qui se sont accentuées dans certaines familles, toutes ces causes se transmettant peu à peu depuis des siècles, ont infiltré l'organisme humain et ont provoqué en lui des désordres qui pour n'être pas apparents n’en sont pas moins réels.
En résumé, bien que la consanguinité chez les animaux semble donner raison à cette seconde opinion, nous pensons qu’elle ne peut être soutenue : elle s’écarte tellement de ce que tout le mondeest à même de constater, qu'il faut croyons-nous, la rejeter entièrement en ce qui concerne l'espèce humaine.
3° opinion. — L'influence des mariages consanguins est bonne où mauvaise suivant que les auleurs sont exempts où affectés de maladies constitutionnelles.
C’est l'opinion généralement admise aujourd’hui. Elle a été soutenue pour la première fois, en 1850, par un hygiéniste distingué, Michel Lévy. A cette opinion, se sont successivement rattachés Bouchardat, Bourgeois, Dally, Aug. Voisin, Gottschalk, Lacassagne, G. Darwin, F. Regnault, Legendre, etc. C’est celle, croyons-nous, quise rapproche le plus de la vérité, mais nous voulons montrer, c’est le but que nous nous sommes proposé en faisant ce travail, que si cette opinion est vraie dans la grande majorité des cas, il ne faut pas non plus la considérer comme une solution définitive et par suite l’adméttre sans restriction.
Certes, nous sommes d'avis que dans les conditions de
BHO
bonne sélection, c’est-à-dire lorsque le père et la mère n'ont aucune diathèse, aucune maladie héréditaire, sont de belle santé, de forte constitution, dans de bonnes conditions climatologiques et hygiéniques, la consanguinité ne nuit le plus souvent en aucune façon au produit de la race, mais au contraire, exalte les qualités comme elle ferait les défauts et les causes de dégénérescence. Plusieurs preuves, plusieurs observations de ce fait ont été apportées, et c’est aujourd’hui une proposition admise et que l’on ne saurait contester sans faire preuve de mauvaise foi.
- À l'appui de cette manière de voir, citons quelques observations personnelles que nous avons recueillies dans le département de la Nièvre, et qui n’ont pu trouver place
précédemment :
OBSERVATION XX (Personnelle)
À quelques kilomètres de Cer.…. (Nièvre), M. X... épouse sa cousine germaine, dont il a trois beaux enfants.
OBSERVATION XXI (Personnelle)
M. B...; percepteur: à L... (Nièvre), épouse Mie R..., sa cousine germaine. Eux et leurs ascendants sont bien portants. Ils ont deux enfants, un garçon de 17 ans et une
‘fille de 6 ans. Les deux enfants sont robustes, et bien
constitués.