‹ Les Mariages Consanguins et Leurs ConsequencesChapitre 29 sur 31 · PET UE · texte numérisé non relu

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des aperçus sur l’état social et la morale des peuples, mais ne nous fournit aucun argument en faveur de telle ou telle opinion.

. 4° Les nombreux travaux, les nombreuses idées émises sur les mariages consanguins, peuvent se ramener à trois opinions : SE

Ir Opinion : Presque toutes les alliances entre proches parents ont des résultats fâcheux. Conclusions : a terdiction absolue. ;

2° Opinion : Les mariages consanguins ne sont nullement préjudiciables, le plus souvent même ils donnent d'excellents résultats. Conclusion : permission et môme

recommandation. ;

3 Opinion : L'influence des mariages consanguins est bonne où mauvaise suivant que les auteurs sont exempts ou affectés de maladies constitutionnelles. Conclusion interdiclion ou permission selon le cas.

D° Parmi les nombreuses affections imputées à la consanguinité, quelques-unes seulement doivent être discutées :

a) L’idiotie, l’aliénalion mentale et l’épilepsie sont dues le plus souvent à l’hérédité, similaire ou transformée : nous en donnons des exemples. Mais nous rapportons aussi quelques observations où nous n'avons pu déclarer la moindre cause qui puisse expliquer l'affection constatée : force nous est de faire intervenir la consanguinité. Quand aux convulsions du jeune âge, les causes en sont si nombreuses qu'il est impossible de soutenir cette influence nocive. |

b) La consanguinité peut jouer un rôle dans la production de la surdi-mulilé, mais ce rôle n’est pas constant.

TS

c) En ce qui concerne certaines affections de la vue (rétinite pigmentaire, albinisme, l'influence de la consanguinité a été constatée; cette influence nocive est assez nettement prouvée pour l’albinisme.

d) Nous ne croyons pas que la stérilité puisse être imputée à la consanguinité pure et simple. Si le mari et la femme font partie d’une nombreuse famille, il est probable que leur union sera des plus fécondes, si au contraire ils sont enfants uniques leur mariage a de grandes chances de rester stérile.

e) Mais quant à certaines difformités congénitales (polydactylie, pied-bot, etc...), leur fréquence a été si souvent constatée chez les enfants issus de consanguins bien portants et bien constitués, que nous sommes forcé d'admettre l'influence de la consanguinité pure et simple.

6° La première opinion, presque toutes lesalliances, etc. n’est pas Juste. Elle renferme du vrai, c’est incontestable, mais elle est trop excessive ; elle ne tient pas assez compte de l’hérédité, et pour cette raison nous ne pouvons l’admettre.

La deuxième, qui absout les mariages consanguins et, à l'encontre de la précédente, met tout sur le compte de l’hérédité, est trop exagérée aussi. La consanguinité et l'hérédité sont deux circonstances étiologiques parallèles, pouvant se superposer dans la même famille pour concourir aux mêmes conséquences morbides, mais aussi pouvant exister l’une sans le secours de l’autre. Et bien que la consanguinité chez les animaux donne le plus souvent d’excellents résultats, nous ne pouvons accepter cette deuxième opinion.

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