‹ Les Mariages Consanguins et Leurs ConsequencesChapitre 8 sur 31 · DER TN · texte numérisé non relu

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riages consanguins ne datent guère que du commencement du siècle, et encore ce n’est qu’à partir de 1850 que les observations et les faits viennent renforcer les opinions émises, opinions qui jusqu’à cette époque sont purement spéculatives.

C’est tout d’abord Esquirol (1816) qui, passant en revue les différentes causes de la folie, accuse « les mariages mal assortis ou contractés entre parents, surtout dans les familles où il y a des dispositions héréditaires » : (Le nombre des affections mentales, dit-il, est remarquable en Angleterre, surtout parmi les catholiques qui s’allient presque toujours entre eux ; on peut en dire autant des grands seigneurs de France, qui sont presque tous parents. »

Puis Burdach qui, dans son Traité de physiologie, s’oppose nettement aux mariages consanguins : « L'alliance entre proche parents, dit-il, est contraire à la nature il faut que ce qui est séparé se réunisse, et il n’y a qu’une telle réunion qui rende possible un amour chaud et une progéniture vigoureuse. Aussi les mariages entre proches, quoique admis dans l’antiquité reculée, ont été rangés au nombre des crimes par tous les peuples anoblis qui ont considéré les liens de famille comme une chose sacrée. »

P. Ménière, dans ses différentes Recherches sur l'originè de la surdi-mutité congénitale (1846 et 1856), s’occupe également de la question. Pour lui, dans le plus grand nombre des cas, les sourds-muets de naissance doivent leur infirmité aux liens de parenté qui unissent leur père et mère. Et partant de là, il reprouve absolument les alliances consanguines : « Quiccnque voudra réfléchir sur ce point, restera convaincu qu’en mariage il est des incompatibilités

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